
Brèves
Parce que les élections régionales sont une occasion de débattre des politiques menées sur nombre de sujets essentiels à nos vies, l’AdOC propose d’agir pour une sortie du capitalisme et du productivisme tout en cherchant à mieux vivre en région.
Même si la décroissance constitue un projet politique de gauche parce qu’elle se fonde sur une critique radicale de la société de consommation, du libéralisme et renoue avec l’inspiration utopique du socialisme originel, nous réfutons les politiques d’accompagnement de la quasi-totalité des régions qui ont surtout brillé par leurs options développementistes.
C’est pourquoi, en cohérence avec sa plate-forme, l’AdOC lance cet appel dans les régions :
Proposer des uto-pistes dans chaque région.
Se rencontrer, créer des réseaux régionaux et, pour celles et ceux qui le souhaitent
Créer des listes et participer aux régionales.
Nous souhaitons ouvrir le débat sur les politiques régionales et proposer des « Uto-pistes » Régions-Décroissance, s’appuyant sur les « 10 chantiers de la Décroissance », et en particulier :
1. Favoriser l’expérimentation locale, associative et collective, encourager le bon usage. Faire évoluer le rapport à la propriété et au partage des richesses. Construire une politique de « ménagement du territoire » au service des individus. Améliorer la coopération territoriale.
2. Favoriser le transport par TER par une politique tarifaire incitative, privilégier les transports doux (vélo, marche à pied) ou collectifs dans le sens de la gratuité. Créer des sites de co-voiturage et de voitures partagées.
3. Développer une agriculture paysanne et biologique de proximité qui protège l’environnement et enrichit la vie rurale, en favorisant la mise à disposition de terres. Rechercher l’autonomie individuelle et locale par les jardins partagés, les réseaux d’acteurs et les circuits courts.
4. Mettre en œuvre des plans de réduction de la consommation d’énergie notamment dans les lycées, encourager la production locale d’énergie, agir pour le recyclage et le tri à la source des déchets organiques.
5. Promouvoir la mise en place d’une dotation inconditionnelle d’autonomie (DIA) à travers des droits de tirage sur les services collectifs tels que l’énergie, l’information, la formation, la santé, la culture, les transports.
6. Concevoir des conférences régionales sur l’innovation sociale et écologique en particulier sur les expériences coopératives, l’habitat partagé, l’économie sociale et solidaire et la limitation des revenus.
7. Relancer la « production » de biens basés sur les échanges relationnels et conviviaux par le soutien ou la création de monnaies locales et régionales, de Systèmes d’Echanges Locaux, de groupement d’achats et de banques du temps.
8. Encourager une croissance de la richesse des rapports humains en soutenant la transmission des savoir-faire traditionnels locaux. Soutenir les pédagogies alternatives et les initiatives d’auto-construction dans le domaine de l’habitat.
9. Réorienter la recherche et la formation vers la transition écologique et création de filières dans les domaines de l’alimentation, de l’énergie, de l’habitat, des transports, de l’artisanat et du tourisme écologique.
10. Permettre aux citoyens de s’impliquer réellement dans les instances de démocratie participative, organiser rencontres et débats. Œuvrer contre l’agression publicitaire et soutenir la mise en place de médias locaux indépendants.
Nous vous invitons à rejoindre les collectifs régionaux et à venir enrichir nos réflexions pour une Décroissance régionale sereine, soutenable et conviviale.
Association d’Objecteurs de Croissance (AdOC)
contact-adoc@ml.les-oc.info
http://adoc-france.org/
Une croissance infinie dans un monde fini est une absurdité !
http://actu.adoc-france.org/la-plate-forme-de-convergence/
Elle s’inscrit dans la démarche de convergence des Objecteurs de Croissance qui souhaitent l’expression politique de la Décroissance au sein d’une structure unique et unie.
L’Assemblée Constitutive de l’Association des Objecteurs de Croissance
Aura lieu le 19 et 20 Septembre 2009
A Beaugency (à l’auberge de jeunesse de BEAUGENCY - Loiret).
C’est un moment très important de l’Objection de Croissance que vous êtes tous chaleureusement conviés à partager avec nous.
•Vos propositions et visions de la Décroissance sont attendues.
•Quelques documents de réflexions :
Cadre de notre projet politique : « Les trois pieds politiques de l’objection de croissance ».
CR de la réunion « Europe-Décroissance » de Notre Dame des landes.
Inscriptions et informations complémentaires sur : http://www.europedecroissance.eu/
Et aussi :
Comment faire de la politique autrement ?
Le crise mondiale de l’alimentation de l’agriculture, du climat, de l’énergie, de la biodiversité et de nos sociétés toutes entières touchent des milliards de personnes. Cette crise est étroitement liée au remplacement de l’agriculture paysanne et familiale par des modes de production et de consommation industriels contrôlés par les entreprises multinationales. Alors que des milliards d’euros ont été donnés aux banques ces derniers mois, l’entreprise d’anéantissement de l’agriculture paysanne par les politiques néo-libérales continue. Ces politiques détruisent des modes de vie qui ont prouvé leur capacité à maintenir un lien harmonieux entre les êtres humains et entre les sociétés et leur environnement. En Europe, les forces dominantes ont presque réussi à exterminer totalement la paysannerie en faisant en sorte qu’il soit impossible pour les petits agriculteurs de survivre du travail de la terre et pour les jeunes de s’installer comme paysan.
Nous voulons devenir paysans pour reprendre le contrôle de nos vies et pour mettre nos valeurs en pratique. En cultivant la terre, nous exprimons notre engagement vis à vis de nos territoires, de notre environnement et des personnes avec qui, dans notre voisinage ou dans un lointain pays, nous partageons cette petite planète. De cette façon, nous participons à assurer un futur viable pour les générations à venir. Nous pouvons en finir avec la machine de dévastation en renforçant le mouvement des jeunes paysans et de ceux et celles qui veulent s’installer, en relocalisant l’économie et en utilisant notre créativité pour reconstruire des campagnes vivantes. Il n’y a de futur possible en Europe que si de nombreux jeunes paysans et paysannes peuvent s’installer !
Les luttes à mener sont nombreuses : pour l’accès à la terre, pour des prix agricoles rémunérateurs, pour la reconnaissance social du travail paysan, contre la domination du modèle d’agriculture industrielle et pour des politiques agricoles plus justes. Nous voulons nous rassembler pour nous renforcer et ouvrir la possibilité à ceux et celles qui veulent cultiver la terre de le faire.
Le campement Reclaim the Fields est destiné aux jeunes paysan-ne-s et à toutes celles et ceux qui souhaitent le devenir. Vous êtes chaleureusement invité-e-s à venir partager vos expériences et s’inspirer de celles des autres. Il y aura de nombreux ateliers, pratiques et théoriques, sur l’accès à la terre, l’agriculture urbaine, les politiques agricoles, l’agroécologie, les alliances producteurs-consommateurs, etc... Si vous souhaitez organiser un atelier, vous êtes les bienvenus : faites-le nous savoir en remplissant le formulaire sur le site web et en nous l’envoyant avant le 15 septembre.
Le campement aura lieu sur la ferme collective de Cravirola, dans la Sud de la France. Tous les participants sont invités à prendre en charge son bon déroulement. Chaque jour, une assemblée organisera la vie collective, comme les repas, le nettoyage et les annonces sur le programme. Une petite contribution vous sera demandée pour le campement (5 euros pour toute la durée du campement) et pour les repas.
Pour voir les informations pratiques, merci de visiter le site web : www.reclaimthefields.org Si vous souhaitez recevoir plus d’information ou vous joindre à nous, merci d’envoyer un e-mail à : camp2009@reclaimthefields.org
Editorial : Vivre ensemble à côté de l’économie ?
Articles :
. Sur l’invention grecque du mot économie
. Etre autonome matériellement pour être libre politiquement
. Sur quelques communautés à perspective émancipatoire et la question de l’argent
. Les communautés entre elles
Notes de lecture :
. Michel Messu, L’esprit Castor
. Maurice Aymard, Autoconsommation et marchés
. Florence Weber, Le travail à-côté
A télécharger sur le site :
Pour télécharger l’appel, cliquez ici
« Des tritons, pas des avions ! »
Le projet de nouvel aéroport proche de Nantes est inutile et nuisible ! L’aéroport actuel de Nantes-Atlantique suffit et suffira largement. Avec ce projet, le béton et le bitume recouvriraient environ 2000 hectares d’un bocage très préservé et détruiraient une cinquantaine d’exploitations agricoles. Dans le contexte mondial où la poursuite du « toujours plus » - pour les mêmes - engendre inégalités, destructions et pollutions, ce lieu est un symbole fort de la nécessité de nouvelles logiques : écologiques, anticapitalistes et autogestionnaires !
Le Camp Action Climat a les objectifs suivants :
1/ sauver les terres agricoles menacées par le projet, en touchant plus largement le public local, mais aussi en élargissant et en médiatisant la lutte, l’aidant à se pérenniser pour modifier le rapport de forces.
2/ agir pour sortir des logiques économiques et sociales dominantes, qui sont à l’origine des dérèglements climatiques en cours, en menant des actions locales et en participant à un réseau de lutte national et international « Camp Climat ».
3/ faire progresser les pratiques d’autogestion, les modes d’action non-violente et les pratiques écologiques en apprenant ensemble, en pratiquant l’échange de savoirs et en mettant en place de nouvelles formes d’actions médiatiques et de résistances.
Le camp est préparé par un collectif ouvert auquel chacunE peut participer et où tout le monde peut s’exprimer, afin d’inclure autant de personnes que possible dans les décisions, prises au consensus.
Le camp fonctionnera de manière autogérée, avec pour principes de base : une empreinte écologique minimum, des actions à fort impact auprès de la population locale et/ou des médias, des échanges de savoirs sur les pratiques alternatives et écologiques, la mise en commun des bénéfices, la pratique du prix libre ou coûtant et le développement de réseaux. Il s’inscrira dans le cadre d’une semaine de résistance sur le site et fera suite à deux moments forts sur place : le festival « Le Plancher des Vaches » (samedi 1er août) et le pique-nique annuel des opposants au projet d’aéroport (dimanche 2 août).
La participation d’organisations qui souhaitent être présentes au Camp Action Climat et qui rejoignent ces principes est évidemment la bienvenue. Un espace sera réservé à des stands si nécessaire. Des moments de réunions internes aux organisations seront possibles en dehors des temps collectifs du campement. Cette implication de différents mouvements permettra à un plus large public de prendre part à celui-ci.
Pour participer à la préparation et au déroulement du Camp Action Climat, contactez-nous !
Contacts des groupes de travail
logistique : cuisine/économat, énergie, eau, toilettes sèches, déchets, chapiteaux, géographie du lieu, secours logistique_campclimat at riseup.net
finances : soirées de soutien, dons, caisse commune, prix libres/prix coûtants, comptabilité, estimation financière financement_campclimat at riseup.net
Internet : site Internet, réseau interne, communication Internet, liste de diffusion internet_campclimat at riseup.net
médias : communication externe, réseau Camp Action Climat, encadrement des médias, recueil des propositions d’ateliers et débats media_campclimat at riseup.net
actions : préparation des actions (type, lieux...), préparation de l’action de masse actions_campclimat at riseup.net
processus global : processus global, méthode, lien avec tous les groupes, facilitation, administratif processus_campclimat at riseup.net
Pour toute autre demande : contact_campclimat at riseup.net
Pour répondre à cette attente, le 13 février dernier, des membres du Mouvement « Les Objecteurs de Croissance » (MOC) et le Parti Pour La Décroissance (PPLD) ont décidé de s’unir et de travailler ensemble à la constitution de listes Décroissance aux européennes.
Cela a permis de nous rassembler au sein du mouvement politique, l’Association Des Objecteurs de Croissance (l’ADOC-France). Notre réunification permet de donner naissance à un mouvement qui a pour but de représenter l’objection de croissance en France dans toute sa diversité (comme le font nos amis Belges). Les élections européennes sont l’occasion d’ouvrir un débat public sur la crise anthropologique, c’est-à-dire économique, financière, énergétique, écologique, sociale et culturelle auquel notre civilisation est confrontée.
Actuellement, l’Union Européenne est une institution totalement dévouée à la société de croissance que nous dénonçons. En effet, elle est un instrument économique destiné à renforcer l’emprise des multinationales sur le monde, notamment par la domination des pays Méditerranéens et d’Afrique. Ses institutions technocratiques, ne sont pas un lieu de représentation démocratique permettant à des courants d’idées critiques de s’exprimer. De plus, son mode d’élection, très coûteux, élimine les opinions s’opposant à l’ordre dominant.
De toute évidence notre courant de pensée ne peut déléguer à d’autres le soin de présenter ses idées. Nous proposons donc de mener une campagne politique sur la base d’une plateforme écologiste, anticapitaliste et antiproductiviste grâce à l’ADOC-France, qui nous servira d’outil d’expression national. Ce seront les équipes régionales et nationales qui feront campagne (ces équipes autogérées incluront sans subordination, candidats et non candidats). Pour accéder aux médias publics et à la campagne officielle nous déposerons des listes dans au moins 5 circonscriptions électorales. Cette campagne autogérée sera en décalage avec les pratiques de délégation traditionnelles des partis politiques. Elle sera l’affaire de tous ceux qui s’y engageront : nos moyens financiers seront ceux que nous pourrons rassembler, dans un souci de préservation des ressources, de sobriété et de faible empreinte écologique, comme par exemple une limitation de nos déplacements. Nous avons besoin de vous pour faire de cette campagne la résultante de milliers de campagnes de proximité. Nous avons besoin de votre soutien financier pour faire parvenir à tous, pour la première fois les idées, les valeurs et les propositions des Objecteurs de Croissance.
Le but de cette démarche n’est pas électoraliste ! Nous rappelons que dans l’état actuel, les institutions européennes ne permettent en aucun cas une réelle représentation populaire. Nous ne chercherons donc pas à obtenir coûte que coûte des sièges au parlement européen. Il s’agit bien pour nous, d’amener au débat public, pour la première fois dans l’histoire politique, les idées de la Décroissance. Des idées qui nous permettrons enfin de construire un autre avenir pour les peuples d’Europe.
Soutenez le projet Europe-Décroissance de l’ADOC-France
europedecroissance@gmail.com
http://www.europedecroissance.eu/
Des membres du Mouvement « les Objecteurs de Croissance » (MOC) et du Parti Pour La Décroissance (PPLD) vous invitent à venir participer à la campagne politique Europe-Décroissance pour les élections européennes de 2009.
Samedi 25 avril 2009 - De 13h à 20h
Espace Jean Dame
17 rue Léopold Bellan - 75002 Paris - Métro : Sentier (ligne 3)
L’appel “Europe-Décroissance“ pour la constitution de listes Décroissance aux élections européennes a été signé par plus de 1 600 objecteurs de croissance. Le PPLD et le MOC ont entendu l’appel des signataires. Nous vous proposons de constituer, tous ensemble, des listes et de lancer notre campagne sur la base d’un socle commun de propositions anticapitalistes et antiproductivistes, pour une véritable émancipation sociale et humaine.
Rejoignez-nous !
Cette réunion actera la naissance de l’Association Des Objecteurs de Croissance (ADOC-France) et préparera les thèmes de la campagne.
Au-delà des élections européennes, cet événement s’inscrira sur le long terme dans le lancement d’un mouvement politique autour de la Décroissance et de l’après développement.
Nous appelons l’ensemble de ceux qui se réclament de l’objection de croissance, de l’écologie radicale et de l’altermondialisme politique, à venir construire avec nous ce nouveau projet de société soutenable et souhaitable.
Programme de la journée :
De 13h à 14h : Accueil des participants.
De 14h à 15h : Présentation de la campagne Europe-Décroissance.
De 15h à 17h : Vote de la création de l’ADOC-France, de la plate-forme commune.
De 17h à 18h : Pause.
De 18h à 20h : Travail par super région et constitution des équipes de campagne et des listes
européennes.
Inscription : pour des raisons pratiques, nous vous invitons à vous inscrire :
Par courriel : europedecroissance@gmail.com
Rejoindre et soutenir l’ADOC : même en cas d’indisponibilité, vous pourrez participer aux équipes de campagne et à une des listes Décroissance.
Decroissance.info ouvre enfin sa boutique en ligne !. Pour commencer, nous proposons une gamme de T-Shirts en coton bio éthique et solidaire.
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L’équipe de decroissance.info
L’année 1750 est l’un de ces millésimes anodins où rien ne se passe en apparence, où tout bascule en profondeur. De cette année choisie un peu arbitrairement - il en fallait bien une - les historiens ont coutume de dater les débuts de la révolution industrielle et du machinisme à vapeur, tandis que les démographes y voient les premiers ralentissements de la natalité dans les campagnes françaises. Les paysans, comme disent les curés, ayant appris "à frauder la nature".
Ces développements ne passent pas inaperçus de ceux que par anachronisme on pourrait nommer les "intellectuels" de l’époque. En octobre 1749, l’académie de Dijon met au concours la question suivante : "Si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à épurer les m¦urs". Concours remporté l’année suivante par Jean-Jacques Rousseau avec son "Discours sur les sciences et les arts", inaugural de ce que l’on a nommé le "rousseauisme", bientôt suivi et couronné par cette même académie de Dijon, du "Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes".
Désireux d’encourager la pratique de la réflexion et de l’écriture, notoirement délaissée et ruinée dans les écoles, les partis et les associations, à l’ère de l’informatique et de l’"audio-visuel", Pièces et Main d’oeuvre, site de bricolage pour la construction d’un esprit critique à Grenoble, et les éditions L’Echappée, soumettent au public cette question d’un paysan du Tarn, irréductible ennemi de la société industrielle et du machinisme totalitaire : "Pourquoi perdons-nous depuis trente ans ?"
Ce "nous" renvoyant évidemment à tous ceux qui ne veulent ni régresser dans l’animalité ni sombrer dans l’automatisation de l’espèce humaine, et plus précisément à tous ces partisans de l’¹émancipation qui, jusqu¹à l’automne 1977, et en tout cas avant les années 80 néo-réac’, ont cru, un moment au moins, à la possibilité d¹un heureux bouleversement social, ainsi qu’aux plus jeunes qui ont dû depuis surmonter la douleur et l’incompréhension de cet échec.
Comme il est clair qu¹en France au moins, les mouvements contestataires n’ont pas fait l’objet d¹une répression de masse, ni sanglante, ni carcérale ; que leurs protagonistes n’ont dans l’ensemble subi ni bannissement, ni déportation, à la différence d¹autres temps et d’autres lieux (Guerre d’Algérie, Occupation, Italie, Chili, etc) ; que leur situation générale, y compris le chômage, ne fut pas pire que celle de l¹entre-deux guerres ; on s’abstiendra de toute explication facile par des facteurs externes au mouvement contestataire, pour se concentrer sur l’analyse interne. Que manque-t-il à cette contestation, du point de vue moral, intellectuel, théorique, pratique, et autres, pour faillir si piteusement et continûment ?
Les réponses sont à envoyer d’ici septembre 2009, par texte imprimé et/ou par courrier électronique à Pièces et Main d’oeuvre et/ou aux éditions L’Echappée qui, 260 ans après l’académie de Dijon, publieront conjointement le ou les meilleurs envois. A moins bien entendu, que les propositions reçues ne soient par trop indigentes d’expression et de réflexion. Anonymes et pseudonymes acceptés. L’envoi implique l’accord pour publication. Les textes imprimés ne seront pas retournés en cas de refus.
Pièces et Main d’oeuvre et L’Echappée remercient par avance les journaux, revues, radios et sites d’information, ainsi que les particuliers qui voudront bien se faire l’écho de cet avis de concours.
Grenoble, Paris, Le 1er janvier 2009
Merci de faire circuler.
Pièces et Main d’oeuvre c/o Les Bas-Côtés 59 rue Nicolas Chorier 38000 Grenoble www.piecesetmaindoeuvre.com contact.pmo(arobase)free.fr
Editions L’Echappée 32 avenue de la Résistance - 93100 Montreuil www.lechappee.org lechappee(arobase)no-log.org
Dimanche, 23 Novembre 2008
Lorsque la cacophonie s’accorde pour traîner dans la boue une poignée de jeunes emmurés, il est très difficile de trouver le ton juste qui fasse cesser le vacarme ; laisser place à plus de vérité.
Certains médias se sont empressés d’accréditer la thèse affirmée par la ministre de l’intérieur dans sa conférence de presse, alors que les perquisitions étaient en cours : les personnes arrêtées étaient d’emblée condamnées.
Personne n’aura pu rater l’épisode de "police-réalité" que nous avons tous subi la semaine passée. L’angoisse, la peur, les pleurs nous ont submergés et continuent à le faire. Mais ce qui nous a le plus blessés, le plus anéantis, ce sont les marées de mensonges déversées. Aujourd’hui ce sont nos enfants, demain ce pourraient être les vôtres.
Abasourdis, nous le sommes encore, paralysés nous ne le sommes plus. Les quelques évidences qui suivent tentent de rétablir la vérité et de faire taire la vindicte.
Les interpellés ont à l’évidence bénéficié d’un traitement spécial, enfermés pendant 96 heures, cela devait faire d’eux des personnes hors normes. La police les suspecte d’être trop organisés, de vouloir localement subvenir à leurs besoins élémentaires, d’avoir dans un village repris une épicerie qui fermait, d’avoir cultivé des terres abandonnées, d’avoir organisé le ravitaillement en nourriture des personnes agées des alentours. Nos enfants ont été qualifiés de radicaux. Radical, dans le dictionnaire, signifie prendre le problème à la racine. A Tarnac, ils plantaient des carottes sans chef ni leader. Ils pensent que la vie, l’intelligence et les décisions sont plus joyeuses lorsqu’elles sont collectives.
Nous sommes bien obligés de dire à Michelle Alliot Marie que si la simple lecture du livre "L’insurrection qui vient" du Comité Invisible fait d’une personne un terroriste, à force d’en parler elle risque de bientôt avoir à en dénombrer des milliers sur son territoire. Ce livre, pour qui prend le temps de le lire, n’est pas un "bréviaire terroriste", mais un essai politique qui tente d’ouvrir de nouvelles perspectives.
Aujourd’hui, des financiers responsables de la plus grosse crise économique mondiale de ces 80 dernières années gardent leur liberté de mouvement, ne manquant pas de plonger dans la misère des millions de personnes, alors que nos enfants, eux, uniquement soupçonnés d’avoir débranchés quelques trains, sont enfermés et encourent jusqu’ à 20 ans de prison.
L’opération policière la plus impressionante n’aura pas été de braquer cagoulé un nourrisson de neuf mois en plein sommeil mais plutôt de parvenir à faire croire que la volonté de changer un monde si parfait ne pouvait émaner que de la tête de détraqués mentaux, assassins en puissance.
Lorsque les portes claquent, nous avons peur que ce soient les cagoules qui surgissent. Lorsque les portent s’ouvrent, nous rêvons de voir nos enfants revenir.
Que devient la présomption d’innocence ?
Nous demandons qu’ils soient libérés durant le temps de l’enquête et que soient evidemment abandonnée toute qualification de terrorisme.
PS : Nous tenons à saluer et à remercier les habitants de Tarnac qui préfèrent croire ce qu’ils vivent que ce qu’ils voient à la télé.
Le numéro 8 de N&MC (automne) consacré au travail mort-vivant est paru. L’éditorial est disponible dans le document joint.
ça bouge à Bordeaux !
Vous pouvez consulter le site du Pas de Côté, groupe décroissant bordelais sur leur nouveau site à cette adresse :
http://bordeaux.decroissance.info
Vous y trouverez les prochains évènements en lien avec la décroissance sur Bordeaux et des infos sur le collectif.
Comme l’ensemble de la presse, Silence connaît actuellement des difficultés importantes qui compromettent son avenir. Les abonnements connaissent depuis deux ans une baisse importante. Les facteurs sont sans doute multiples : essor d’internet, presse gratuite, multiplication des titres de la presse alternative, manque de ressources des lecteurs... Un redressement financier des plus rapides s’impose pour pouvoir continuer à publier votre revue.
La revue a fait le choix de l’autonomie (pas de subventions, peu de publicité) et souhaite pouvoir continuer en ce sens. C’est la garantie de notre autonomie politique et de notre liberté de ton. Par ailleurs, Silence n’est pas diffusé en kiosque, par manque de moyens et par souci écologique (gâchis de papier). Ce qui limite, de fait, le nombre de personnes qui découvrent la revue « par hasard ». Jusqu’ici cela n’avait pas posé de problèmes : de nombreus-e-s bénévoles se chargeant de faire découvrir autour d’elles et eux ce vivier d’alternatives. Plus de 200 personnes diffusent la revue et tiennent des stands chaque année. La nouvelle maquette mise en place à l’automne 2007, a été pensée pour rendre son contenu plus aéré et sa lecture facilitée. L’amélioration du contenu rédactionnel est à l’ordre du jour (chroniques, entretiens...) ainsi que l’amélioration du site internet.
Après 26 ans de parution, vous êtes nombreus-e-s à nous dire que Silence a une place à part dans la presse alternative, et compte beaucoup dans la prise de conscience et la mise en action vers un monde meilleur. Vous êtes des milliers à nous avoir adressé de ces informations qui ne passent pas dans les médias dominants. Si Silence disparaît, ce sont les alternatives qui nous tiennent tou-te-s à cœur qui risquent de passer un peu plus sous silence !
L’équipe de Silence engage des efforts internes importants pour sortir de cette situation : économies sur les salaires, reprise de l’expédition de la revue entièrement par des bénévoles, campagne de diffusion,... Mais ces efforts ne suffisent pas et c’est pourquoi l’engagement des lecteurs, lectrices et ami-e-s de la revue s’avère indispensable !
Nous vous invitons à nous retourner un chèque du montant de votre choix. Ce chèque peut correspondre à :
• des abonnements d’une ou de plusieurs personnes de votre entourage. (28 euros petit budget, 46 euros tarif normal pour 11 n°)
• des dons : depuis octobre 2007, les déductions fiscales d’impôt sont acceptées pour les dons à la presse. Concrètement, pour un don de 100 €, nous vous enverrons en début d’année 2009 un reçu fiscal qui vous permettra de récupérer 66 euros déductibles de votre impôt sur le revenu ! 100 euros pour nous ne vous coûte donc que 34 euros ! (et comme pour les crédits d’impôts, cela est aussi valable pour ceux qui ne sont pas imposables : le fisc vous rembourse.).
L’objectif de cette campagne de soutien est de récolter 2009 chèques pour un montant total de 80000 euros dont 1000 nouveaux abonnements d’ici la fin de l’année 2008. En vous remerciant par avance de votre soutien,
Pour la rédaction de Silence, Esteban, Guillaume Gamblin, Michel Bernard.
Silence, 9, rue Dumenge 69317 Lyon cedex 04 Tél : 04 78 39 55 33 http://www.revuesilence.net
http://www.revuesilence.net/index.php ?page=2009Soutien
• Proposer à votre médiathèque, votre bibliothèque, votre centre de documentation, votre comité d’entreprise... de s’abonner à la revue en lui en présentant un exemplaire. • Proposer Silence à de possibles lieux de dépôt : vendeur sur les marchés, magasins bio et/ou équitables, librairies indépendantes, restaurants végétariens, etc. Silence peut vous fournir des formulaires que vous pourrez remettre à ces possibles lieux de dépôt. • Diffuser Silence lors de manifestations diverses : réunions, débats, soirées associatives ou militantes, projections, concerts, congrès, formations, manifestations... • Tenir un stand pour Silence. Faire signe à la revue lorsque vous êtes prêts à tenir un stand pour une demi-journée, ou plus.
• Vous êtes musicien-ne ? Dédiez-nous un concert (présentation de la revue, diffusion de la revue, recette d’une soirée...). Vous êtes artiste ? Offrez-nous la vente d’une réalisation artistique, d’une planche de BD, etc. • Vous êtes viticulteur, brasseur ? Nous aimerions lancer une cuvée Silence, avec étiquettes illustrées. • Vous avez d’autres idées... vous pouvez contacter la revue par téléphone au 04 78 39 55 33. A très bientôt !
Agenda d’activité des habitant-e-s du Prat del Ronc en lutte contre leur expulsion (Daté du lundi 16 juin 2008)
Vendredi 20 Juin à 18 heures : Discussion, organisation sur les suites de la lutte pour défendre le Prat del Ronc et résister à la politique de normalisation en Cévennes.
Samedi 21 à partir de 10 heures : Préparations pour la défense du Prat del Ronc.
Dimanche 22 à partir de 10 heures : Suite des préparations et Boulangerie, Pizza, Projection.
A partir du 23 : Chantier permanent Jardin.
Lundi 23 à partir de 10 heures : Construction pierre sèche d’un sous-bassement pour les murs en torchis de l’atelier, Atelier poterie-argile.
Mardi 24 à partir de 10 heures : Chantier torchis des murs de l’atelier.
Mercredi 25 à 11 heures : Ballade salade et plantes sauvages, transformation..., poterie.
Jeudi 26 à partir 14 heures : Lecture collectives et projection le soir. Ramener des textes à lire.
Vendredi 27 à 16 heures : Début d’une série de discussions (tous les mardis à la même heure) autour de la propriété, du développement économique en Cévennes et ailleurs, de la lutte, de l’autonomie... de ce qu’il faut créer ou détruire. Ramenez de quoi se restaurer. Pour cette première discussion le texte De la légalisation des cabanes, yourtes, roulottes... du bulletin de contre info n°3 servira de base de discussion (non-exclusif).
Dimanche 29 : Fournée de pain à partir de 10 heures. Projection le soir.
pratdelronc(arobase)no-log.org 04 66 32 02 46
Appel à la solidarité avec le Prat del Ronc Daté du lundi 9 juin 2008
Ces journées du 15/16 mai étaient la dernière échéance judiciaire pour le squat du Prat Del Ronc. Les deux assignations au tribunal ont été l’occasion d’organiser une mobilisation et de diffuser une critique de la propriété, de la justice, et des logiques capitalistes agissant ici comme partout. Durant cette mobilisation nous n’avons pas acquis le rapport de force nécessaire à l’obstruction de la procédure judiciaire d’expulsion.
Nous sommes en terrain conquis : l’absence quasi totale d’expression politique subversive, le chacun pour soi et le chacun chez soi, la paix sociale, sont de règle pour qui veux et peut se satisfaire du « mieux vivre » en Cévennes, suivant clairement les directives du monde capitaliste (marchands, entrepreneurs, gîtes-touristiques-bio, spéculateurs, résidences secondaires, soumis et résignés).
Les mécanismes de ce monde, de sa justice et de sa coercition sont bien huilés, réussissant à diviser, à rendre inopérants, muets, sourds et effrayés... Et quand l’Etat débarque à coup de procès, d’amendes et de bulldozer, l’ambiance est à l’impuissance. Ceux qui se résignent sans même lutter voudraient nous faire croire que rien ne peut changer, que rien ne saurait enrayer la machine, qu’au mieux on peut s’y aménager une petite niche, tête baissée pour éviter les coups.
Voilà ce qu’on peut observer de l’expression politique publique, voilà ce qui se passe et ce qui ne se passe pas. Reste ce qui se passera au Prat Del Ronc, et dans les vallées Cévenoles.
Le 20 juin nous sera notifiée notre expulsion. Le bras de fer ne se passera plus sur leur terrain (tribunal, rassemblements-manifestations de rue, tracts et affiches...), mais chez nous, pour les empêcher de détruire ce que nous construisons. L’heure est à l’organisation de nos moyens de défense, et de nos perspectives d’autonomie. En clair, nous nous opposerons à l’expulsion du Prat Del Ronc, pour commencer, et à toutes celles qui pourraient suivre.
Mieux, nous voulons continuer à lutter plus intensément pour développer une critique globale et radicale, en théorie et en pratique, du monde que nous subissons. Nous entendons ouvrir et soutenir des espaces autonomes (sans logiques marchandes, sans contrôle, sans entraves), en lutte contre le pouvoir, avec tous ceux qui souhaiteront les développer solidairement.
Les Cévennes restent une région où l’installation et l’insoumission sont possibles, si on ne se limite pas au strict cadre légal de la propriété privée : d’innombrables maisons et terrains sont vides et inutilisés, difficilement contrôlables et expulsables, pourvu qu’on s’en donne les moyens.
A partir du 20 juin, au Prat Del Ronc, il va donc être nécessaire d’être nombreux pour mettre ce projet en oeuvre. De multiples actions et chantiers : résistance à l’expulsion du Prat Del Ronc, réflexion sur les fins et les moyens de projets autonomes en Cévennes et ailleurs, construction d’habitats (mobiles ou pas), initiation à l’agriculture vivrière, construction-restauration-utilisation d’outils, production d’énergie, ouverture de lieux...
Ceci est donc un appel à tous ceux qui souhaitent se solidariser avec la lutte actuelle en Cévennes. Le Prat Del Ronc ouvre grand ses portes (et s’opposera à ceux qui veulent les voir se fermer) aux initiatives constructives diverses et à la constitution d’un réseau d’actions autonomes.
Contact : Prat Del Ronc 48370 Saint Germain De Calberte (Sud-Lozère France) - 04.66.32.02.46
Pour trouver le Prat Del Ronc aide-toi de la carte IGN Corniche des Cévennes 2740 ET, carré 4896-568 à peu prêt ; ou de Géoportail (IGN sur le net) : col de prentigarde sur la D13 entre Saint Germain de Calberte et Le Pendedis (le nom n’apparaît pas sur la carte, mais si tu arrives là tu trouves...)
- Edito : Existe-t-il une économie à visage humain ?
Au sommaire :
Sortir les Amap de l’économie. Du « consomm’acteur »
au « prosommateur ». Du citoyennisme à la forme-de-vie.
Le distributisme ou l’envoûtement logistique.
Les SEL ou l’économisme pour la misère.
De la souffrance au travail à sa réhabilitation ? Notes en vue
de s’activer autrement que par le travail...
Notes de lecture :
Scions travaillait autrement. Ambiance Bois l’aventure d’un collectif autogéré , de Michel Lulek.
Autoproduction, sociabilité et identité dans une petite ville ouvrière , de Michel Pinçon.
Critique du don , d’Alain Testart
Morceau choisi :
Décroissance et étatisation croissante ! Questions critiques sur les « 8R » à Serge Latouche, par Guy Bernélas.
Pour ceux qui voudraient une version papier gratuite (NetB), merci de laisser vos coordonnées postales à l’adresse mail suivante : redaction(chez)sortirdeleconomie.ouvaton.org ou à l’adresse postale : Sortir de l’économie, 6-8 rue Armagnac, 11000 Carcassonne.
Le bulletin n°1 est toujours à télécharger sur le site : Sortir de l’économie. Bulletin critique de la machine travail planétaire.
Bonne lecture, Les rédacteurs.
La rencontre des objecteurs de croissance 2008 se tiendra du 12 au 15 juillet à la Ferme "La Batailleuse" à Rochejean (Doubs). Ce sera l’occasion d’échanger sur les différentes façons d’envisager la décroissance et l’objection de croissance ; sur ce qui se fait et se dit dans les groupes locaux ; sur les structures existantes comme l’association La ligne d’horizon, le ROCADe, l’ADEROC, le collectif decroissance.info ; sur des initiatives communes à penser globalement et à créer et soutenir partout au niveau local. Nous accueillerons les 13 et 14 la marche internationale anti-nucléaire Londres-Genève et proposons, après les rencontres, de parcourir ensemble les trois dernières étapes du 16 au 18 juillet.
les infos à jour seront publiées sur le wiki du ROCADe http://wiki.rocade.info/doku.php/rencontres :start
Pour aider à la diffusion de cette information, vous pouvez imprimer l’affiche ci-dessous et la mettre dans des lieux publics ( cafés associatifs, locaux militants etc ). Merci d’avance et à bientôt.
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La nouvelle vient d’être annoncée conjointement par la société Socpresse et le collectif des administrateurs du site, decroissance.info entre dans le groupe Figaro pour un montant non révélé.
Le représentant du comité directeur de decroissance.info s’est déclaré « réjoui par cet accord. La crise des subprimes, la flambée du pétrole ou encore les babillages de M. Jacques Attali sont les signes avant-coureurs d’une forte progression de la remise en cause du dogme de la croissance. N’en déplaise à certains la décroissance n’est plus un marché de niche ! » . En effet selon lui « face à l’émergence de passerelle éco, L’age de faire ou encore Silence notre part de marché diminuait. Dans un contexte ultra-concurrentiel, nous nous devions de lever des fonds pour assurer la pérennité du site ».
De son coté, le directeur du Figaro Francis Morel ne tarit pas d’éloge : « C’est ma plus belle opération depuis le rachat de Télé Poche ! Notre lectorat est complètement dépassé et ringard, grâce à decroissance.info nous allons pouvoir aborder de nouveaux thèmes : simplicité volontaire, critique de la techno-science et ateliers lacto-fermentation, voici les nouvelles orientation du journal ! » avant d’ajouter qu’une version minitel du site serait disponible avant la fin de l’année. Par ailleurs, les administrateurs de decroissance.info disposeront d’une chronique hebdromadaire dans le journal, rejoignant ainsi Raymond Aron, Jean D’Ormesson et Omar Sharif dans la lignée des grands éditorialistes du journal.

Face aux inquiétudes exprimées par une certaine frange de son lectorat, le site decroissance.info tient être rassurant : En contrepartie de la revente de leurs informations personnelles, les visiteurs du site se verront offrir une réduction de 10% sur l’abonnement annuel au Figaro , ainsi qu’un stylo Mont Blanc.
Les détails du calendrier de la fusion-acquisition n’ont pas encore été publiés mais on annonce déjà la présence d’Etienne Mougeotte aux rencontres de la décroissance en juillet à La batailleuse !
Retrouvez l’annonce sur le site du Figaro : http://www.lefigaro.fr
Le livre de Jean-Pierre Tertrais Du développement à la décroissance. De la nécessité de sortir de l’impasse suicidaire du capitalisme (2004), est désormais disponible en ligne et gratuitement sur le site des éditions du Monde Libertaire.
Bonne lecture.
A Mr le Directeur de Publication du journal "La Décroissance" et à toute son équipe
Dans votre n° 46, vous avez choisi d’évoquer le site Internet "decroissance.info" au milieu d’une page qui commence par cette phrase : "Nous présentons ici les réseaux d’extrême-droite qui s’intéressent de très près à la décroissance, que se soit dans leur revues ou sur leur sites Internet."
Cette présentation a visiblement pour but de tromper vos lecteurs sur la nature du site "decroissance.info" qui est engagé sans équivoque dans une lutte contre le discours d’extrême-droite en menant un travail commun d’exposé, de déminage et d’explicitation.
Nous invitons vos lecteurs à lire par eux-même le contenu du site et à vérifier ainsi la qualité des informations que vous leur vendez.
Une question reste ouverte : reviendront-ils vous lire ensuite ?
Le collectif d’administration du site Internet "decroissance.info"
Merci, merci et merci à tous ceux qui ont soutenu nos idées.
Au regard du nombre de candidats (nous étions 11 alors que les listes complètes en totalisaient 34), avec un peu moins de 100,- Euros de dépenses électorales (pour 400 affiches, du papier collant et un site internet sans pub), je crois que nous avons permis à un vrai clivage de s’exprimer.
Les prochains rendez-vous des décroissants belges seront :
Nous nous joindrons à l’édition belge de la cyclonudista, le 30 juin,
place de la Monnaie à Bruxelles dès 12h.
La marche de l’après croissance du 14 juillet au 22 août entre Maubeuge
et Liège.
D’autres manifestations pour ouvrir les consciences sur l’urgence de la
réduction de notre consommation, de celle de notre société, en ce plus
particulièrement d’énergie fossile.
La préparation d’Etats Généraux de la décroissance ou de
l’après-développement en été 2008.
Pour toute l’équipe, encore merci, et à très bientôt !
Résultats en ligne sur le site des élections2007 :
http://elections2007.belgium.be/fr/...
Voici le premier numéro d’un bulletin engageant une réflexion sur ce que pourrait être une sortie collective de l’économie.
Ce numéro est téléchargeable ici (900 Ko) : http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/sde-n1.pdf
Au sommaire :
Edito : Le monde de l’économie tel qu’il n’est jamais allé
La religion de l’économie. Interview de Gaston Lafargue, consultant
Le sabotage comme sortie de l’économie
Jacques Ellul et le système technicien en sept thèses essentielles
Notes de lecture
Olivier Rey, Itinéraire de l’égarement
Jaime Semprun, Apologie pour l’insurrection algérienne
Des Amis de la Ramade, Du côté de la Ramade
Morceau choisi
Los Amigos de Ludd n°6, Orwell et la question du machinisme (traduction de l’espagnol)
Bonne lecture, Les rédacteurs.
A 10h vendredi 14 décembre, une petite centaine de personnes ont envahi les locaux de la CNIL et prononcé sa dissolution.
Les occupant-e-s étaient venus de toute la France et impliqués dans divers collectifs d’analyse, d’information et d’action (Groupe Oblomoff, Pièces et Main d’Oeuvre, Mouvement pour l’Abolition de la Carte d’Identité (MACI) Halte aux puces !, Coordination contre la biométrie, Souriez, vous êtes filmés !& compagnie...)
Des banderoles ont été accrochées à la façade. Elles annonçaient : "La CNIL 1978 - 2007 : dissolution", "informatique ou liberté, il faut choisir", ou encore "fichage, adn, biométrie, vidéo-surveillance : L’état contrôle, la CNIL s’incline".
Après s’être dispersés dans les locaux pour annoncer la dissolution de l’institution et distribuer un texte explicatif, les occupant-e-s ont convoqué une réunion à laquelle ont assisté une partie des employés ainsi que le secrétaire général "Ian Padova". Ils y ont exposé leurs raisons en détails :
"Depuis sa création en 1978, la CNIL n’a cessé de faciliter et de légitimer l’exploitation numérique de nos vies.
Main dans la main avec les gouvernements et les industriels, elle a concrètement travaillé à ce que l’inacceptable semble acceptable, en réduisant la liberté au contrôle des flux informatiques. Sa mission a consisté à endormir toute critique et toute révolte, en jugeant à notre place et en notre nom de ce qui pouvait porter le nom de liberté.
Loin de « protéger les libertés » comme elle le prétend, la CNIL favorise le développement du contrôle policier des populations via les nouvelles technologies dites « de l’information et de la communication » (TIC) : prolifération des fichiers policiers, vidéosurveillance, biométrie, fichage ADN, puces RFID, passeport biométrique, traçabilité des internautes, etc. « Les Français devront accepter un affaiblissement des libertés individuelles afin de renforcer la sécurité collective » : nous dit la CNIL en 2005.
Nous contestons la fonction prétendument protectrice de la CNIL, simulacre de contrepoids indépendant entre le pouvoir et les citoyens. Cet organe administratif avec ses 17 membres tous grands commis de l’Etat, ne mérite ni moyens ni compétences supplémentaires, mais sa dissolution pure et simple."
Des objectifs concrets de travail ont été exposés suite à la dissolution :
Le bannissement de la biométrie et des puces RFID ;
l’abolition de la vidéosurveillance sous toutes ses formes ;
le démantèlement des fichiers de police (STIC, FNAEG, JUDEX, etc) ;
l’abolition de la carte d’identité.
Après deux heures de discussion, la direction de la CNIL a demandé aux employés de partir en congé et les a fait sortir, sous la surveillance de la police.
Vers 14h30, le président de la CNIL, Alex Türk, en déplacement à Lille, a fait savoir qu’il demandait l’évacuation des locaux. Afin d’appuyer sa demande, quelques cinq cars de CRS s’étaient déjà regroupés près de l’institution.
Quelques dizaines de gendarmes-mobiles, sont entrés de force dans les locaux puis ont poussé brutalement à l’extérieur les occupants qui s’étaient regroupés dans le hall et se maintenaient en chaîne en criant "La CNIL, c’est CNUL !"
Sous l’oeil bienveilant du secrétaire général de cette structure prétendument garante du contrôle de l’Etat, les policiers ont ensuite encerclé les occupant-e-s dans la cour et les ont soumis à un fichage systématique.
Pour aujourd’hui la CNIL est dissoute, les luttes concrètes continuent sur le terrain.
Le jeudi 29 Novembre 2007, l’AG étudiante de la faculté de lettres Paul Valéry de Montpellier réunissant plus de mille personnes a, parmi ses revendications, demandé que l’orientation de la recherche soit questionnée notamment en incluant des débats sur des techniques partageables, émancipatrices et décidées en collaboration avec la population.
C’est une avancée inouïe dans ce cadre quant aux revendications concernant la recherche qui, pour l’instant, se résumaient à demander plus de budgets et d’autonomie pour les chercheurs.
Comment aujourd’hui peut-on accepter de continuer à soutenir unilatéralement toutes formes de recherches quand certaines d’entres elles sont destinées à l’armement, au neuromarketing (et autres techniques industrielles de manipulation des foules), aux techniques à l’échelle atomique ou encore aux chimères génétiques brevetées ?
Tout le questionnement est dans le fait que ces orientations échappent au consentement éclairé des populations au nom desquelles elles sont prises. Il ne tient qu’à nous, à défaut d’être tous d’accord, de lancer au moins le débat, et peut-être comme à Montpellier, de le voter parmi les revendications.
Florian Olivier, alias "bug-in", à l’origine de la proposition qui a été acceptée à l’AG, membre du collectif de publication de decroissance.info
On nous rapporte des actes de sabotages concertés sur les voies ferrées [1], le jour même où les représentants syndicaux trahissent symboliquement les revendications des grévistes organisés en assemblées générales, à savoir le refus d’allonger la durée des cotisations de retraites.
Il me semble que le message est clair vis-à-vis de ces prétendus représentants et qu’ils l’ont très bien compris.
Mais ces actes ne sont pas très populaires. On ne touche pas à l’outil de travail. Même en en étant l’esclave chaque jour, quelque chose de sacré émane de la machine devant laquelle on s’incline respectueusement, en attendant la parousie de la technologie débarrassée de sa gangue capitaliste ou néo-libérale. La technologie n’est pas l’ennemie mais seulement les rapports hiérarchiques au principe des organisations du travail dans l’économie marchande, cela est parfaitement connu. Donc ces sabotages n’en sont pas, il s’agit d’une tromperie organisée pour décrédibiliser le mouvement de grève. Et pour le camp adverse, qui crie encore plus férocement sa haine, on réclame plus d’automatisation des métros, des trains, des signalisations, afin de rendre techniquement impossibles ces actions de résistance à l’avenir. En fait tout le monde est d’accord : il y a encore trop de vie humaine là-dedans.
Pourtant, le passage de 456 700 agents SNCF en 1939 à 167 000 aujourd’hui n’est pas sans rapport avec l’automatisation d’une part, et la nécessité d’une mise à la retraite d’office dès 55 ans, afin d’absorber progressivement cette diminution de main d’oeuvre [2]. Cela continue aujourd’hui avec le remplacement des guichets humains par des bornes et des services Internet. Cela n’est donc pas sans rapport avec la nécessité de financer ces retraites précoces par les prélèvements de l’Etat, nos impôts ayant finalement servi à rendre possible cette radicale baisse des effectifs. Bref, des choix par défaut ont été faits de remplacer le travail humain par des automatismes, ici comme ailleurs, mais personne ne semble vouloir en assumer les conséquences.
Reprenant la terminologie gouvernementale, les médias présentent le mouvement de grèves et de sabotage en terme de :
1- "Régimes spéciaux", alors que le sous-emploi des plus de 55 ans est commun à l’ensemble des salariés (37,3 %), et qu’il suffit de réfléchir deux secondes pour s’apercevoir que le financement des retraités SNCF à partir de 55 ans joue le même rôle que le financement de l’assurance chômage, des départs en préretraite, des fonds de retour à l’emploi des seniors, etc., pour le restant des salariés de plus de 55 ans. L’augmentation de l’âge du départ à la retraite ne résout rien, absolument rien.
2- "Exactions" pour qualifier le sabotage de quelques dispositifs techniques, alors que notre impuissance vis-à-vis de cette gigantesque infrastructure de transport en commun n’a jamais été aussi manifeste qu’à l’occasion de sa défaillance actuelle. Le constat de notre dépendance radicale est commun aux usagers et aux travailleurs des transports, simples rouages passifs dans une vaste mécanique économique qui nous dépasse.
La réclamation d’un service public pour tous et fiable est dérisoire, elle évite d’avoir à se confronter à la dure réalité de notre impuissance politique, de notre incapacité à se représenter autant le fonctionnement du macro-système ferroviaire que de l’usine à gaz des retraites dont notre futur dépend pourtant. À force d’avoir tout délégué sans possibilité pratique de contrôle (et cela n’est pas une question de privé vs. État), nous ne pouvons maintenant que revenir à l’essentiel et prendre acte de l’opacité des conséquences de nos actes, au travail ou en tant que simple usager ou consommateur.
La prise d’autonomie des assemblées générales vis-à-vis des bureaucraties syndicales est une première façon de réagir à ces mécanismes de délégations sans responsabilité possible. La dégradation volontaire du travail, le freinage, le perruquage, en sont d’autres. N’en déplaise aux tenants du respect inconditionnel de l’outil de production, tout cela relève du bon sens et d’un refus instinctif de notre condition partagée de rouage économique.
SORTIR DU POLITIQUE : VERS L’AUTONOMIE POST POLITIQUE.
Philippe Caumières, Castoriadis. Le projet d’autonomie , Michalon, 130 pages, 10 e. Ce qui surprend immédiatement à la lecture de l’œuvre de Castoriadis, c’est le décalage entre la puissance d’une pensée, sensible pratiquement à toutes les pages, et son côté confidentiel. Est-ce la diversité du parcours de cet homme né en 1922 à Constantinople, fuyant la dictature de Metaxas pour arriver à Paris en 1945, son engagement au sein du groupe, devenu quasiment mythique, " Socialisme ou Barbarie ", son enseignement à l’École des hautes études en sciences sociales ? Est-ce la difficulté de le situer dans un champ disciplinaire défini : militant politique, économiste, psychanalyste, philosophe, penseur de la démocratie, au savoir quasi encyclopédique ? Pourtant cette activité étonnante trouve toute sa cohérence dans le concept d’autonomie, présent d’emblée comme idée essentiellement politique. Comment l’autonomie est-elle possible ? Question double en vérité, indissolublement pratique et théorique. Comment mettre concrètement en place une société proprement autonome, c’est-à-dire se sachant pleinement responsable d’elle-même et des orientations qu’elle prend ? Que suppose ce projet pour les sociétés humaines, leur histoire et les hommes qui les constituent ? (présentation de l’éditeur)
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Miguel Abensour, Hannah Arendt contre la philosophie politique ? , Sens et Tonka, déc. 2006, 17 euros. C’est peu dire qu’aujourd’hui l’Hanna Arendt-mania est une maladie qui a envahi totalement toutes les salles et arrières salles des rédactions de presse, les colonnes de Télérama ou les références des militants altermondialistes. Tous, petits, gros, aux ordres, industriels de la pensée pré-mâchée et autres, communient désormais au totem de ce nouveau monde qui a pour base les années 1990 : Hannah Arendt ! Celle-ci représente alors la bonne conscience de ce beau monde qui ne cherche qu’à éterniser le monde tel qu’il ne va pas et dans lequel la classe managériale des bourgeois-bohêmes ronronne inlassablement dans le confort de sa croissance économique de la valeur. Ils n’ont d’ailleurs à la bouche, qu’un mot qu’aurait selon eux légitimé l’oeuvre d’Arendt : le retour à la politique et le renouveau de la philosophie politique. Devant les sirènes médiatiques de cette célébration officielle de Laure Adler au magazine inoffensif Philosophie, en passant par nos décroissants en chef (voir l’article à mourir de rire, « Hannah Arendt, Mère de la décroissance », La Décroissance qui reprend tous les poncifs des bobos à son sujet), Miguel Abensour va déconstruire dans son magnifique ouvrage toute cette hagiographie actuelle pour dégager enfin les véritables traits subversifs de l’oeuvre d’Arendt. « Si on travaille à faire d’Arendt une des plus plus grandes philosophes politiques de notre temps écrit-il, on aboutira très vite à une Arendt canonique, momifiée, pétrifiée qui fonctionnera bientôt comme une autorité pour légitimer les conservatismes existants, qu’il s’agisse de l’éducation ou de la république. Nombreux sont les arendtiens qui préfèrent passer sous silence cette opposition à la philosophie politique pour mieux soumettre Arendt à leurs fins. Inversément, si l’on prête délibérément attention à cette orientation essentielle, à cette ironie, si l’on accueille la force dérangeante, ne s’aperçoit-on pas que cette extériorité est un passage obligé pour accéder à ce qui chez H. Arendt est inclassable, voire scandaleux et ne se prête nullement à une opération de canonisation ? Bref, on augmente ainsi les chances de retrouver “ l’enfant terrible ”, la dissidente dont la pensée par tout un versant pointe vers une idée libertaire de la politique. Qu’il suffise de rappeler ses positions sur Israël dans le grand texte de 1944, Réexamen du sionisme, sa critique de l’Etat-nation, sa critique de la souveraineté, des partis, sa proximité à W. Benjamin. (...) Sachons reconnaître en Arendt un “taon”, une “torpille”, un Socrate moderne, qui jette un ineffaçable soupçon sur la philosophie politique qui jusque-là paraissait être au-dessus de tout soupçon. Tel un empêcheur de penser en rond, elle met son bâton dans les jambes des jeunes gens, et des moins jeunes, qui se précipitent vers les bibliothèques pour faire de la philosophie politique et leur pose la question préliminaire, tourmentante entre toutes : l’oeuvre d’intelligibilité de la philosophie politique est-elle inexorablement condamnée à se transformer en gouvernement des philosophes ? ou bien est-il possible de concevoir une philosophie politique, qui avertie des dérives éventuelles, se limite à comprendre les choses politiques, le bios politikos, sans se convertir aussitôt en un projet de gouverner la multitude (oi polloi), au nom de la philosophie ? » (p. 259- 260). Nos actuels parangons de la « renaissance de la politique » chez les altermondialistes, et notamment parmi les illusionnés politiques de la décroissance (comme l’étatiste J.-P. Lambert, le très jacobin P. Ariès, ou le planificateur en chef B. Guibert, sans parler des zozos escargophiles du PPLD) en passant par Laure Adler et « Gugus Ier », ont donc en réalité rien à voir avec le souffle subversif de la parole d’ Hannah Arendt. Voilà la revigorante et principale démonstration rigoureuse et très bien documentée de l’ouvrage de M. Abensour. Car « l’homme est apolitique » démontre Ardent, car la politique n’a rien de substanciel, elle est simplement relation, et elle n’apparait pas du tout du fait que les hommes vivent ensemble. Et justement dans ce XXe siècle où l’on a vu « l’expérience de la politisation totale » remarque-t-elle, « la politique a-t-elle finalement encore un sens ? » (Qu’est-ce que la politique ?). Une question subversive que tous les gogos d’Hannah Arendt ne reprendront bien évidemment jamais, tellement ils ne sélectionnent dans son oeuvre que ce qui conforte les justifications de ce qu’ils sont devenus. Mais pour Arendt, « cette question se pose inévitablement du fait du développement monstrueux des capacités modernes d’anéantissement dont les Etats ont le monopole, développement qui aurait été impossible sans ce monopole d’Etat, mais surtout dont surtout dont l’application n’est possible qu’à l’intérieur du domaine politique. Il ne s’agit plus ici seulement de la liberté de la vie, de la continuité de l’existence de l’humanité, voire peut-être de toute vie organique sur terre [ici, Arendt fait un clin d’oeil au De la bombe (1956) de son ancien mari G. Anders]. La question qui surgit ici rend toute politique suspecte, elle fait apparaître comme douteuse la compatibilité de la politique et du maintien de la vie dans les conditions modernes, et elle espère secrètement que les hommes se rendront à la raison et se débarrasseront d’une manière ou d’une autre de la politique avant qu’elle ne les fasse tous périr. Mais l’on pourrait objecter que l’espoir que tous les Etats dépérissent, à moins que ce ne soit la politique qui disparaisse d’une manière ou d’une autre, est utopique, et il est probable que la plupart des gens seraient d’accord avec cette objection. Cela ne modifie pourtant en rien cet espoir et cette question » (Qu’est-ce que la politique ?, Seuil, 1995, p. 65-66). On reconnaît bien là Hannah Arendt dans Sur la Révolution (Gallimard, 1967). Contre les partis politiques et leur démocratie parlementaire où il n’y a plus que des représentants professionnels qui finalement ne représentent plus que eux, tellement à chaque vote de protestations, on dirait que les électeurs n’ont pour seule envie que de faire sauter ce système, Arendt ressaisit une autre forme spécifique du politique - aussi vieille que les partis politiques mais toujours refoulée dans l’histoire. Au travers des « wards » jeffersoniens de la révolution américaine, des clubs révolutionnaires, de la Commune de Paris, des soviets de 1905 ou des conseils hongrois de 1956, c’est donc la forme-conseil, impensée dans sa diginité et sa résurgence systématique, véritable forme de « gouvernement » voulue et exercée par le peuple, qu’Arendt veut promouvoir, et qui forme son « utopie réelle » politique. Et en 2001, lors de l’insurrection algérienne contre l’Etat et son monde qu’a su mettre en perspective de façon stimulante Jaime Semprun (Apologie pour l’insurrection algérienne, Encyclopédie des nuisances, 2001) ou encore Oaxaca en 2006, Hannah Arendt, philosophie de l’autonomie, n’aurait été pas peu fière des libertaires, car la liberté est encore bel et bien devant nous. C.H.
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Comité invisible, L’insurrection qui vient , La fabrique, 2007. Rien ne manque au triomphe de la civilisation. Ni la terreur politique ni la misère affective. Ni la stérilité universelle. Le désert ne peut plus croître : il est partout. Mais il peut encore s’approfondir. Devant l’évidence de la catastrophe, il y a ceux qui s’indignent et ceux qui prennent acte, ceux qui dénoncent et ceux qui s’organisent. Le comité invisible est du côté de ceux qui s’organisent. Dans ce cadre ce livre fait vraiment une très pertinente analyse de l’indignation infantile d’une certaine écolo-moralo-décroissance qui a largement court chez tous les écologistes en général, les anti-publicitaires et le journal La Décroissance en particulier. Cet éthos écologiste de l’indignation était déjà critiqué par Charbonneau comme étant le manque de maturité des écologistes, véritable trait structurel de ceux-ci depuis les années 1910 - et il faudrait même pour lui, remonter aux racines de cet éthos écologiste dans le romantisme et le naturalisme allemands. On peut lire le chapitre 5, « Moins de biens, plus de liens » de cet ouvrage important, qui se rapporte à cette si particulière dé-croissance écologiste (et non à l’a-croissance des athées de l’économie) qui n’apporte que la gestion morale de l’économie sous les formes combinées du pack 2 en 1 de l’Omo-micro Ecologisius : Simplicité volontaire + Ecologie moralo-politicarde (avec ses « limites », son « autolimitation », sa sobriété, ses petits gestes éco-citoyens, ses écolo-taxes, ses RTT afin de pousuivre le travail dans les loisirs, et ses consom’acteurs décroissants). C.H.
Louis Janover, La démocratie comme science fiction de la politique , éditions Sulliver, 2007. Le présent livre réunit deux textes qui visent à confronter la théorie, la science de la démocratie, à ses pratiques qui la finit apparaître comme une fiction. Comment l’égalité abstraite entre les citoyens eus peut-elle s’accommoder de l’inégalité féroce qu’introduisent dans les faits les différences de condition sociale et de richesse, problème que l’histoire devait illustrer de manière sanglante chaque fois que les démocrates ont tenté de faire entrer la démocratie dans la réalité conformément à cette promesse. Si bien que l’on peut dire que la démocratie s’est révélée le plus grand ennemi des démocrates et qu’elle a pour première fonction de les empêcher d’aller jusqu’au bout de la démocratie. (présentation de l’éditeur)
SORTIR DE L’ECONOMIE.
- Ingmar Granstedt, Du chômage à l’autonomie conviviale , aux éditions A plus d’un titre (Lyon). Le texte date de 1982 mais reste d’une actualité impressionnante, bien que l’oeuvre de cet auteur soit toujours et encore traversée par un économisme puissant (Ainsi la seule concurrence semble à l’auteur la cause de tous les problèmes globaux. On reste là dans les perspectives autogestionnaires en vogue dans les années 70, aujourd’hui totalement dépassées par les courants actuels de la critique). Cette brochure qui peut être stimulante au niveau de certaines pratiques et d’une démarche générale intéressante, doit donc être aussi soumise à la critique contemporaine. Pour commander cet ouvrage au prix de 9,60 euros. On peut espérer puisque que M. Granstedt avait demandé à ce que son dernier ouvrage (La Folle concurrence) soit directement disponible en ligne sur le site de La Ligne D’horizon, cette brochure soit également disponible sous la même forme. C. H.
Jacques T. Godbout, Ce qui circule entre nous : Donner, recevoir, rendre , Seuil, 394 pages, 22 e. La pensée dominante assure que ce qui circule entre les hommes se définit essentiellement par l’échange marchand. Or le lien social n’est pas seulement fait de calculs et d’intérêts réciproques. Fondateur de la pensée libérale, Adam Smith l’avait pressenti il y a deux siècles, et avançait le concept de sympathie, puissant ressort de l’action humaine que les neurosciences mettent aujourd’hui en évidence. Plus tard, c’est Marcel Mauss qui posera les bases théoriques d’une véritable pensée du don.
Sur le bénévolat, le don d’organes, certes ; mais aussi sur la famille, l’art, la justice et même, pourquoi pas, la rationalité instrumentale ; sur la théorie des jeux et l’analyse stratégique, que nous apprend aujourd’hui ce modèle du don ? Pourquoi le don est-il toujours et partout présent ? Même quand, apparemment, il n’a plus de raison d’être, nous constaterons qu’il est là, malgré tout. Car le don ne se réduit pas à la bienveillance qui fonde la morale, ni à la pitié ou la compassion de Schopenhauer décriée par Nietzsche. Le don est dangereux, comme le rappelle ce mot de Confucius : "Pourquoi m’en veux-tu autant ? Je ne t’ai pourtant rien donné."
Le don fait appel à une multitude de "passions" : honneur, prestige, image de soi... En se bornant à étudier la seule circulation marchande, les théoriciens du libéralisme occultent tout un pan de la réalité sociale et contribuent, sans le vouloir, à la désespérance générale.
Fruit de dix années de recherches, cet ouvrage, en s’intéressant aux échanges humains qui ne passent pas par le marché ou la redistribution publique, veut nous aider à mesurer les limites de la mondialisation marchande. (présentation de l’éditeur)
Christian Laval, L’homme économique : Essai sur les racines du néolibéralisme , Gallimard, 396 pages, 24 e. Le néolibéralisme entend triompher partout dans le monde comme la norme unique d’existence des êtres et des biens.
Il n’est pourtant que la pointe émergée d’une conception anthropologique globale qu’au fil des siècles l’Occident a élaborée. Celle-ci pose que l’univers social est régi par la préférence que chacun s’accorde à lui-même, par l’intérêt qui l’anime à entretenir les relations avec autrui, voire l’utilité qu’il représente pour tous. La définition de l’homme comme "machine à calculer" s’étend bien au-delà de la sphère étroite de l’économie, elle fonde une conception complète, cohérente, de l’homme intéressé, ambitionnant même un temps de régir jusqu’aux formes correctes de la pensée, à l’expression juste du langage, à l’épanouissement droit des corps.
Cette anthropologie utilitariste, fondement spécifique de la morale et de la politique en Occident, fait retour avec le néolibéralisme contemporain sous des formes nouvelles.
En retraçant, dans un vaste tableau d’histoire et de philosophie, les racines du néolibéralisme, Christian Laval donne à voir la forme, le contenu, la nature de la normativité occidentale moderne telle qu’elle s’affirme aujourd’hui dans sa prétention à être la seule vérité sociale, à se poser en seule réalité possible. (présentation de l’éditeur)
François Partant, La Ligne d’horizon. Essai sur l’après-développement , L’harmattan, 2007. Dans ce livre posthume, initialement publié en 1988, François Partant répondait avec rigueur et inventivité à des questions essentielles qui n’ont rien perdu de leur actualité : comment l’idéologie du progrès, née en Occident, s’est-elle diffusée sur toute la planète ? Comment a-t-elle conduit à des politiques de développement ayant souvent des effets désastreux pour les hommes ? Depuis quand la crise économique a-t-elle modifié profondément les règles du jeu international ? Quelles sont les ruptures nécessaires pour enrayer l’exclusion de populations de plus en plus nombreuses et pour redonner de l’humanité aux relations sociales ? La Ligne d’horizon est un peu le testament politique d’un fin connaisseur de deux milieux trop fréquemment étanches l’un à l’autre, auxquels François Partant s’était toujours intéressé : celui de la haute banque et des sphères du pouvoir et celui des paysans, artisans et chômeurs, tant dans le tiers monde que dans les pays industrialisés. La Ligne d’horizon, c’est également celle qu’on entrevoit depuis nos Etats industriels développés et qui nous signale les changements à venir. (présentation de l’éditeur)
Marshall Shalins, La découverte du vrai sauvage et autres essais , Gallimard, 2007. Le domaine de prédilection de l’anthropologue Marshall Shalins, c’est le Pacifique : les îles Fidji, la Polynésie, Hawaii. Tous les essais réunis dans ce volume posent le problème de la rencontre des cultures de cette région avec le capitalisme dans ses versions européennes et américaines.
La thèse générale consiste, contrairement au courant rousseauiste qui ne voit que le côté destructeur de cette rencontre, à montrer comment ces peuples réagissent à l’arrivée des armes et des marchandises, en adaptant leurs institutions et en assimilant les rapports extérieurs dans un cadre qui prolonge leurs traditions. Plusieurs de ces essais sont de petits chefs-d’œuvre par l’art de l’exemple, la souplesse du style, l’humour et l’absence de démagogie tiers-mondiste. Le tout pose la grande question de la possibilité d’une histoire universelle aujourd’hui. Elle donne à tous ces essais d’anthropologie une dimension inhabituelle. (présentation de l’éditeur)
SORTIR DE L’ECOLOGISME.
- Guy Bernelas, La Robe de Médée. Considérations sur la décimation des abeilles , hiver 2006, à compte d’auteur. Pour commander cet ouvrage que l’on ne retrouve pas en librairie, il faut envoyer un chèque à l’ordre de la librairie l’Ange bleu de 11, 90 euros. Librairie L’ANGE BLEU. Ses coordonnées. Adresse : 7 RUE SAULNERIE 41100 VENDOME FRANCE. Téléphone : 02 54 23 62 74. Fax : 02 54 67 17 05 (Adresse électronique : librairielangebleu(Arobase)wanadoo.fr ). Pour lire le compte rendu de cet ouvrage par Deun. Pour lire un extrait de cet ouvrage qui pose de véritables questions critiques aux propositions soutenues par Serge Latouche. C.H.
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Le numéro 18 (printemps 2007) de la revue Réfractions, recherches et expressions anarchistes, porte sur « Ecologie, graines d’anarchie » , 12 e. Enfin une approche de la décroissance qui allant vers le paradigme de l’autonomie et de l’auto-organisation, rompe totalement avec la technocratie d’Entropia (qui a délibérément décidée de discutailler avec les comiques altermondialistes de Gorz à Guibert et Harribey ; et de se vautrer dans la réflexion sur des propositions de politiques publiques) et l’universalisme chrétien de La Décroissance. D’ailleurs d’emblée l’éditorial du numéro annonce clairement la couleur : « la rhétorique de la croissance durable n’est qu’un écran de fumée. La croissance continue supposée par le capitalisme ne sera jamais durable ! Mais un discours sur la décroissance qui suggérerait que tout le monde doit resserrer sa ceinture de quelques crans, les exploités comme les exploiteurs, serait inacceptable : prendre au sérieux la crise de l’environnement exige donc de remettre en question non seulement la croissance, mais aussi le capitalisme » (p.3). On regrette pourtant que cette revue en reste toujours à une bécasse critique du capitalisme, sans en venir à une critique de l’économie tout court (cf. de Jappe, Guy Debord, Denoël, 2000 ou Les Aventures de la marchandises, Denoël, 2003. Et plus encore Michel Henry, Marx, 2 tomes, Gallimard, 1991, 1976). Mais passons. Face aux problèmes environnementaux, longtemps niés ou minimisés, les États, les groupes industriels et financiers proposent une « croissance durable » que l’on sait non viable. Un « capitalisme vert » vient transformer en profits les préoccupations écologiques des populations. Peut-on imaginer des réponses non technocratiques, non autoritaires à la crise écologique majeure d’aujourd’hui ? Dans cette perspective stimulante que ne se sont jamais posés les zozos de la décroissance, Réfractions analyse des expériences et explore des pistes (un long article très bien fait sur l’expérience de « Longo Maï ») montrant que les exigences de la sauvegarde de l’environnement et celles du changement social vont de pair. Pierre Sommermeyer revient dans un article sur la question centrale d’un risque technocratique au sein de la mouvance-auberge espagnole de la « décroissance » : « Etat vert et capitalisme vert sont les alliés qui mettront en place une décroissance inégale, imposée et désirée » (p. 62). Et c’est peu dire que certains parmi les décroissants, ont déjà retroussé bien haut leurs manches. En effet, les prises de positions planificatrices de Bernard Guibert, politiciennes du journal La Décroissance, ou encore les politiques publiques du PPLD, le revenu maximum de décroissance d’Hervé Kempf, comme les écolo-taxes ou les solutions proposées par François Schneider et plus encore par Serge Latouche (on verra dans l’ouvrage de Guy Bernelas ici signalé, les critiques qui sont faîtes à cet auteur), sont marquées par un idéalisme politique quand ils ne font pas que réclamer des mesures radicales qui nécessiteraient un Etat fort (cf. l’excellent article de C. Tarral et notamment sa version revue dans le n°7 de Notes et Morceaux choisis) qui contraindrait la croissance économique et organiserait une sorte d’économie de survie déjà réclamée en 1974 par « l’ex-technocrate » René Dumont, comme disait Bernard Charbonneau. Pour résumer ce que serait la société de décroissance selon nos idéologues : le pays de la joie technocratique de vivre ! B. Charbonneau déjà dans le Feu vert disait que cette sur-organisation écologiste de l’économie aurait pour prix celui de la perte de liberté. Denis Baba - seule personne qui semble désormais cohérente et sensée au sein de la mouvance décroissance - dans son dernier article de La Décroissance, allait même jusqu’à remettre en cause la très sainte idée technocratique chère à S. Latouche, de « l’internalisation des coûts environnementaux » dans le calcul de la valeur des marchandises (ce qui ne ferait en effet que prolonger la religion de l’économie). Et c’est peu dire que l’idée de l’internalisation est depuis toujours la tarte à la crème de « l’écologie machinique », comme disait Guattari. Ce dernier dans Les trois écologies, ne pouvait aussi que s’étonner de voir les écologistes défendre l’idée d’un « revenu garanti » ou d’un « revenu d’existence », qui ne feraient que renforcer de manière technocratique l’intégration des gens à la Méga-machine techno-économique. En voulant sauver la planète, l’écologie politique est (oui) bel et bien sur le fil du rasoir technocratique. Et l’enfer sur-organisationnel comme disait Charbonneau, est bien pavé des meilleures intentions écologistes. Mais ce numéro aborde aussi la critique anti-industrielle et notamment celle des nécrotechnologies avec une percutante interview avec Pièces et Main d’Oeuvre. On notera aussi un intéressant article de Martial Lepic, « Le yaourt ou la yourte : écologie, transports et décroissance », même si encore une fois dans ce numéro, éclate au grand jour le peu de réflexion sur « l’invention de l’économie » et sa nécessaire réfutation. Ainsi l’auteur après avoir décortiqué la place des transports dans les échanges, n’en appelle finalement qu’à « repenser les échanges pour qu’ils agissent dans la rupture avec ce système fondé sur les flux, pour l’opposer à des pratiques qui retrouveraient le sens du stock [Waaa ! les stocks c’est la révolution !], moyen privilégié de la nature pour gérer l’aléa fondamental du temps dans le rapport à son environnement ». Là encore on croit rêver quand on appelle bêtement à la « gratuité du transport des marchandises et du transport collectif », vieille scie de la FA. L’interdépendance échangiste capitalistique se passerait en effet très bien des coûts de transport s’ils étaient pris en charge par la collectivité autogérée par la classe managériale (car notre auteur croit encore à l’auto-gestion de l’économie). Dans ce numéro on notera aussi un « In Memoriam » à M. Bookchin, et des recensions des derniers livres de Silvia Perez-Victoria (Les Paysans sont de retour, par Claude Llena, le mouton noir d’Entropia) et d’Hervé Kempf (Comment les riches détruisent la planète et comment Hervé se paye notre gueule avec un livre qui vaut que dalle, Seuil, 2007). La recension compatissante de ce dernier ouvrage qui ne propose pas moins qu’un « revenu maximal admissible » dans la ligne de Gorz et du « revenu maximum de décroissance » des Casseurs de Pub, quand il ne repose pas sur un vide qui tient pour analyse de l’économie (comme Veblen, Kempf, Latouche, Ariès et cie, ne veulent pas critiquer les catégories de base de la production en elle-même. Pour eux, la production ne doit plus être illimitée car aujourd’hui, « la production est suffisante, la question qui se pose à l’économie porte sur les raisons et les règles de la consommation » (H. Kempf). Vive la consommation, à bas le consumérisme ! Vive la croissance, à bas la surcroissance ! : voilà la tarte à la crème des Casseurs de Pub depuis des années. Et le petit peuple des antipub, ils adorent), exprime d’ailleurs l’éternel confusionnisme ambiant des anarchistes de cette revue sur la question de la critique de l’économie tout court (revue pourtant stimulante sur bien d’autres sujets). Cependant la critique d’une certaine décroissance aujourd’hui totalement dominante, fait de ce numéro de la revue une réussite, puisqu’elle aborde des questions de front que la grande majorité des « décroissants » veulent encore faire l’autruche face à ces interrogations centrales, quand Entropia et l’entreprise Parangon-copains-et-cie ne censurent tout simplement pas tout point de vue divergent : Réfractions remet ainsi clairement les pendules à l’heure et des limites à la décroissance comme à la croissance, et il était grand temps. C.H.
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Association contre le nucléaire et son monde, Histoire lacunaire de l’opposition à l’énergie nucléaire en France , Editions de La Lenteur, 2007. Après le n°7 de la revue Notes et Morceaux Choisis, voici le deuxième livre des jeunes éditions de La Lenteur qui est fraîchement sorti de l’imprimerie. L’opposition au nucléaire à partir des années 1970, a certainement permis d’identifier et de départager au mieux parmi les innombrables écologistes, ceux qui allaient finir par verser dans l’écologie politicienne, citoyenniste et courber l’échine devant l’Etat, sa police et sa démocratie-des-bouches-cousues ; et ceux qui étaient bel et bien décidés à bavés dans cette soupe là. La mouvance des « autonomes » avec l’usage de la violence délibérée comme outil politique, faisait dorénavant parti du paysage et de la contestation sans concession du ravage de la Terre et de son nucléaire. Les écologistes non-violents qui donneront lieu à la fondation du magazine S !lence (on se couche !) (avec le maître de sagesse Michel Bernard, un pro-NégaWatt et pro-éoliennes industrielles, qui n’a toujours pas appris à lire), eux, comme Lanza del Vasto qui appelait devant les charges violentes de CRS à Malville, à être gentil et à se replier, n’en finissaient pas de ramper bientôt vers les urnes et les petits gestes-citoyens pour la planète. La peur de la violence des charges de CRS faisait en effet accepter à M. Del Vasto, la violence du pouvoir et du nucléaire (on verra notamment le témoignage d’un prêtre anarchiste contre l’attitude de Del Vasto à Malville, que Jacques Ellul a mis en annexe de son ouvrage, Anarchie et christianisme, La Table ronde, 1988, 1998). Cet ouvrage dresse donc l’histoire de ces luttes contre le nucléaire, qui fut par rapport aux autonomes, aussi celle des reculades formidables de l’écologie pitoyable, non-violente parce que déjà gestionnaire et simplement machinique (mais ils ne voulaient pas encore se l’avouer). Cette opposition au citoyennisme écologiste, refaisait encore surface lors des luttes contre les OGM à la fin des années 1990, dans l’opposition de l’enragé anti-industriel René Riesel, à la fausse conscience du citoyen José Bové (voir René Riesel, Déclarations sur l’agriculture transgénique et ceux qui prétendent s’y opposer, Encyclopédie des nuisances, 2000) ou encore dans la manifestation « Contre Minatec et son monde » en juin 2006 à Grenoble. Une recension de cet ouvrage sera faite sur decroissance.info ou sur 1.libertaire, dans les mois qui viennent. Au sommaire de l’ouvrage : Le Manifeste du 6 décembre 1975 ; Les mythes décisifs. Aux écœurés de Malville ; Plogoff occupé ; Un récit de la lutte contre la centrale nucléaire de Chooz B ; Plateforme du comité des « Irradiés de tous les pays unissons-nous » ; Chronique de la résistance des populations opposées au projet de cimetière nucléaire souterrain en France ; Du mensonge radioactif et de ses préposés. Vous pouvez commander cet ouvrage chez votre libraire ou le commander directement aux éditions de La Lenteur, 127 rue Amelot, 75011 Paris ; le prix est de 15 euros franco de port. Bonne lecture ! C.H.
Descola P., Par delà nature et culture , Gallimard, 2006. Un vrai pavé dans la gueule des écologistes, environnementalistes, naturalistes et décroissants développementistes, comme dans celle des sociétés de croissance. Seul l’Occident moderne s’est attaché à classer les êtres selon qu’ils relèvent clos lois de la matière ou des aléas des conventions. L’anthropologie n’a pas encore pris la mesure de ce constat : dans la définition même de son objet - la diversité culturelle sur fond d’universalité naturelle, elle perpétue une opposition dont les peuples qu’elle étudie ont fait l’économie. Peut-on penser le monde sans distinguer la culture de la nature ? Philippe Descola propose ici une approche nouvelle des manières de répartir continuités et discontinuités entre l’homme et son environnement. Son enquête met en évidence quatre façons d’identifier les " existants " et de les regrouper à partir de traits communs qui se répondent d’un continent à l’autre : le totémisme, qui souligne la continuité matérielle et morale entre humains et non-humains ; l’analogisme, qui postule entre les éléments du monde un réseau de discontinuités structuré par des relations de correspondances ; l’animisme, qui prête aux non-humains l’intériorité des humains, mais les en différencie par le corps ; le naturalisme qui nous rattache au contraire aux non-humains par les continuités matérielles et nous en sépare par l’aptitude culturelle. La cosmologie moderne est devenue une formule parmi d’autres. Car chaque mode d’identification autorise des configurations singulières qui redistribuent les existants dans des collectifs aux frontières bien différentes de celles que les sciences humaines nous ont rendues familières. C’est à une recomposition radicale de ces sciences et à un réaménagement de leur domaine que ce livre invite, afin d’y inclure bien plus que l’homme, tous ces " corps associés " trop longtemps relégués dans une fonction d’entourage. (présentation de l’éditeur)
John Clark, Introduction à la philosophie écologique et politique de l’anarchisme , Atelier de création libertaire, 2002, réédition en 2007, 82 pages, 4 e. Face à la crise des idéologies de droite comme de gauche, les trois essais que nous proposons dans cette brochure (Qu’est-ce que l’anarchisme ?, La politique de la libération : de la classe à la culture, L’anarchisme et la crise mondiale actuelle) ouvrent une autre perspective : le communautarisme anarchiste, à propos duquel, tôt ou tard, doit s’interroger tout écologiste et tout théoricien de la libération. Mais aussi question pour toute philosophie alternative à la politique de l’autruche qui consiste à ne réagir qu’au coup par coup au lieu de décider d’orienter son destin. (présentation de l’éditeur)
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Thierry Paquot, Utopies et utopistes , La Découverte, coll. Repères, 2007, 123 pages. C’est avec la parution, en 1516, de l’ouvrage de Thomas More, L’Utopie, que se répand l’usage du mot et que naît un genre littéraire qui conjugue critique sociale et description d’une société plus juste. Avec l’utopie, il ne s’agit pas d’un futur meilleur mais d’un ailleurs présent, où règnent le bonheur, l’équité et l’abondance. Thierry Paquot explore diverses utopies écrites ou pratiquées à partir de thèmes privilégiés : le travail et les loisirs ; l’éducation ; la famille et les relations amoureuses ; la ville et l’architecture. L’utopie s’associe au cours du XIXe siècle à l’uchronie, puis à la science-fiction, pour proposer des alternatives à la " société de consommation ". L’utopie cache le pire et le meilleur, elle sait être autoritaire, totalitaire, ascétique, triste et uniformisante, comme elle peut favoriser le déploiement des désirs, multiplier les plaisirs, répondre joyeusement aux attentes de chacun. Ce sont ces paradoxes qu’expose cet ouvrage pédagogique tout en présentant au lecteur les œuvres de More, Bacon, Fénelon, Diderot, Sébastien Mercier, Owen, Saint-Simon, Fourier, Bellamy, William Morris et bien d’autres " sublimes rêveurs ". W. Morris est ainsi considéré par Paquot comme un « précurseur de la décroissance » (l’a-croissance en fait), à l’inverse de l’utopie mégalomaniaque et étatico-technocratique de celle de Bellamy dont se réclame certains écologistes de la décroissance, comme le distributiste étatiste Jean-Paul Lambert et sa revue Prosper. C.H.
LA CRITIQUE « ANTI-INDUSTRIELLE » DE LA TECHNO-SCIENCE.
PMO, La tyrannie technologique : critique de la société numérique , éditions L’échappée, avec Cédric Biagini, guillaume Carnino, celia Izoard, 2007, 11 euros (dont nombreux font partie d’OLS, Offensive libertaire et sociale, et à sa revue Offensive). Après le travail et le sommeil, la troisième activité des Occidentaux est de regarder la télévision. 80% de la population française possède un téléphone portable contre moins de 5% dix ans plus tôt. Créée en 1998 dans un garage, la société Google est aujourd’hui cotée en bourse et valorisée à plusieurs milliards de dollars. Au cours des dix dernières années, les ventes d’antidépresseurs ont doublé. Les nouvelles technologies, fer de lance et alibi d’une industrie obsédée par la rentabilité, participent chaque jour un peu plus à la destruction du lien social et à la disparition des formes anciennes de sociabilité, d’organisation du travail et de la pensée. Leur diffusion massive et leur omniprésence posent les bases d’une véritable mutation anthropologique comparable à l’apparition de l’écriture. Si l’alphabétisation fut bien souvent la compagne de l’émancipation, les technologies contemporaines préparent et organisent un monde fondé sur la vitesse, l’immédiateté, la superficialité, le profit et la mort. Ecrit par plusieurs auteurs tirant leurs réflexions de leurs travaux militants ou universitaires, La Tyrannie technologique dresse un panorama lucide et percutant de l’emprise des nouvelles technologies sur notre vie quotidienne. (présentation de l’éditeur)
Giorgio Agamben, Qu’est-ce qu’un dispositif ? , Rivages, 2007, 50 p., 5 euros. Les dispositifs où se nouent désormais nos existences - du téléphone portable à la télévision, de l’ordinateur à l’automobile - ne se trouvent pas face à l’homme comme de simples objets de consommation. Ils transforment nos personnalités. La question devient alors : quelle stratégie devons-nous adopter dans le corps à corps quotidien qui nous lie aux dispositifs ? (quatrième de couverture)
IDEOLOGIES DU PROGRES.
Pierre-André Taguieff, Les contre-réactionnaires : Le progressisme entre illusion et imposture , Denoël, 2007, 620 pages. Ce livre est l’histoire d’une illusion devenue escroquerie : l’idéologie du progrès, ou progressisme. Il montre comment fut dévoyée une authentique pensée de l’émancipation pour devenir l’alibi d’entreprises politiques parfois criminelles. La grande simplification eut lieu dès le milieu du XIXe siècle. où le progressisme se figea en une utopie futuriste et scientiste tournée vers les " lendemains qui chantent ". Dès lors. l’idéal de la libération de l’humanité, comme celui d’un bonheur pour tous dans une société plus juste, subit une falsification dévastatrice dont le stalinisme fut le point culminant. Parallèlement, le progressisme n’a jamais cessé de justifier le productivisme et le culte de la croissance, responsables de la vandalisation de la planète. Le terrorisme intellectuel s’exerce aujourd’hui au nom de l’antifascisme, forme faible du progressisme, dans laquelle la visée d’émancipation a été remplacée par la pratique de la dénonciation. Lorsque l’antifascisme n’a plus de vrais fascismes à combattre, les campagnes de délation suppléent aux luttes de libération. Les nouveaux progressistes se contentent de faire la chasse au Mal politique, incarné par les " puissants ", les " dominants " et les " réactionnaires ". Ils ne prétendent plus " créer l’homme nouveau " ni " changer la vie ", ils se donnent pour seule ambition de barrer la route à la " réaction " ou à la " barbarie " dont le nouveau nom est l’Amérique, avec son " impérialisme " et son " libéralisme sauvage ". et bien sûr son diabolique allié, le " sionisme international ". Leur stock de slogans s’est enrichi de la mise en accusation des " néo-réacs ". Un nouveau conformisme s’est installé... Renouvelant en profondeur l’histoire des idées politiques, cet essai met au jour d’étranges filiations entre les totalitarismes d’hier et les pseudo-résistances d’aujourd’hui. (présentation de l’éditeur)
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Alliance des ultra-sceptiques optimistes, Matrice téléologique et De l’hypothèse à l’hypostase , Belles Emotions, 2007, 9 euros. Le premier texte est disponible en ligne sur le site des téléologues ouverts. Voici une bien stimulante critique de la notion d’infini (et donc d’illimité). On sait que la décroissance dans sa critique du progressisme pousse à cette remise en cause du sens eschatologique de l’histoire et de son idéologie du progrès, et aucun groupe d’ultra-gauche (ici de tendance post-situationniste), à ma connaissance, n’a autant porté la critique sur ce sujet que ne l’ont fait un groupe de théoriciens appelait les « téléologues ouverts ». Certains n’ont pas envie de les prendre au sérieux, ou alors considèrent que l’objet de leur critique est seulement « secondaire ». Or, et quelque soit les thèses que vont postuler les téléologues pour réfléchir à leur objet (car on est pas forcément d’accord avec leurs présupposés, mais on reconnaît que la critique de ce sujet-objet, est aujourd’hui centrale. On verra pour anecdote les réflexions de Jean-Marc Mandosio - que nous ne partageons pas totalement ou plutôt en un tout autre sens - à propos des téléologues, dans Après l’effondrement. Notes sur l’utopie néotechnologique, Encyclopédie des nuisances, 2000), ce débat sur cet objet devrait retenir et mériter l’attention de tous (et d’ailleurs des « décroissants », même si la grande majorité d’entre eux est évidemment au dessous de toute critique). Au moins pour en débattre et s’approprier ce thème aujourd’hui primordial car peu dégagé (et c’est peu dire, qu’à plusieurs reprises, on voit que les téléologues pataugent à l’aveuglette dans ce sujet - ce qu’ils reconnaissent -, mais ce n’est là finalement que la responsabilité de l’ensemble de la critique radicale qui brille depuis toujours, sur ce sujet, par sa totale absence). Car quel est l’objet de leur critique ? « Une critique radicale de la notion d’infini », de l’illimité... Voilà qui curieusement rejoint certains objets de réflexion de la décroissance. A travers cette critique de l’infini, c’est bien entendu l’idée de progrès, de sens de l’histoire, etc., qui est mis en cause. Cependant la différence majeure entre les téléologues et la manière dont certains décroissants répondent à la question de l’illimité en voulant simplement poser des « limites » et des « auto-limites », c’est-à-dire en restant dans une vision moralisante de toujours la même vision de l’infini (on lira l’article à dormir debout de J.-C. Besson-Girard sur les pompeux « Fondements philosophiques à une auto-limitation », dans Entropia, n°1), les téléologues, eux, veulent réfuter radicalement la vision de l’infini, par justement leur proposition téléologique : « tout à une fin ». On est donc loin du « tout à une limite ou doit en avoir » des décroissants (de leur vision entropique débile ou utilitariste, qui comme chez le petit père Georgescu-Roegen, ramène tout à une cybernétique énergétique, etc.). Les téléologues se mettent carrément hors du champs de l’infini, alors que les décroissants veulent simplement moraliser et limiter ce champ afin de le gérer en bon père de famille. La force des téléologues, c’est qu’il ne font pas seulement une critique de l’infini, ils avancent carrément une matrice pouvant s’opposer et remplacer la matrice progressiste de l’illimité. Et c’est cela par rapport aux décroissants, qui est très intéressant comme démarche. Un ouvrage auquel on pourrait faire de lourdes réserves (constructionnisme, fausse analyse de l’aliénation - comme celle de M. Voyer -, etc. Je reprends personnellement celle qu’a exprimé Michel Henry dans les 2 tomes magnifiques de son Marx, Gallimard, 1976, qui à part chez les éditions Sulliver qui ont publié récemment une série d’entretiens avec ce phénoménologue, ou les revues Contre Temps et Prétentaine, brille encore par sa totale absence dans l’essentiel du monde post-situationniste), mais de toute façon extrêmement stimulant. Ouvrons le débat ! C.H.
D’un coup de pédale, d’un battement d’ailes de coccinelle, posons nos valises sur la planète environnement. Cinécolo propose de rassembler sur la toile, diverses expériences de vie ou de philosophies, parcours sincères et singuliers d’Eco- citoyens qui, en marge des nombreux débats et questions politiques, participent à l’élaboration de nouvelles consciences environnementales.
Proposant des solutions alternatives aux fatalismes mondialistes et mercantiles, ces parcours d’éco constructeurs, recycleurs, vélocipèdes, anti-nucléaires ...seront l’occasion d’interrogations, de rencontres et d’échanges, autour d’une bière , au détour de stands d’information, de forums ou de chansons (concerts...) ll ya aura même un point info énérgie et des toilettes sêches !!!!
Alors, dès le 17 et jusqu’au 23 septembre, retrouvons la terre à l’Atoll !

PROGRAMME
Lundi 17 septembre, à 19 heures : Concert des Los Torres, chanson rock festive.
20 H 30 : Le bien commun, de Carole Poliquin. Débat avec Jacques Cossart, économiste, secrétaire général du conseil scientifique d’Attac.
L’eau, la santé, les gènes humains et végétaux, les connaissances anciennes et nouvelles : plus rien ne semble échapper au destin de marchandise. Le film raconte plusieurs histoires tournées au Canada, aux États-Unis, au Mexique, en France, au Brésil et en Inde, qui témoignent des conséquences de la soumission du monde aux intérêts privés.
Mardi 18 septembre, à 20 heures : Une auto de moins, de Louis-Philip Pontriand, ainsi que des courts métrages. En présence de Jérome Desquilbet, de l’association Vélorution.
Trois jeunes cyclistes décident de traverser un continent, avec le vélo comme moyen de locomotion. Au fil des jours, le paysage prend une autre apparence. Les rencontres et leur regards s’ouvrent à de nouvelles expériences : un voyage intense, grâce à un mode de transport doux et écologique...
Mercredi 19 septembre, à 20 heures : Le Jardin encombré de Laetitia Couderc. En présence de la réalisatrice et de salariés des ateliers de la Bergerette, fondateurs de la première recylerie et ressourcerie en France.
Depuis 1984, à Beauvais, cette association récupère les déchets et les encombrants, les répare et les revend dans un grand magasin à prix modéré. Au delà de cette activité, ce groupe a choisit un fonctionnement et une démarche très particulière : autogestion, sensibilisation à l’écologie, polyvalence, reflexion critique sur la consommation...
Jeudi 20 septembre, à 20 heures : Le sacrifice, de Wladimir Tchertkoff. En présence de José Oria, du Réseau sortir du nucléaire.
Pendant 15 ans, le réalisateur a filmé cinq « liquidateurs », ayant participé au nettoyage du site de Tchernobyl. Accompagné d’images prises après la catastrophe, il présente ici les témoignages de ces hommes qui se sont sacrifiés, afin d’éviter une catastrophe encore plus grande. Une soirée pour se questionner sur les choix énergétiques...
Vendredi 21 septembre, 19 heures : concert de la fanfare Texas Couscous
20 h 30 : Freibourg, une écoville ou une écoloville ? de l’association Riv’nord. Débat avec Jérôme Duclous de l’association Urbanisme et démocratie, ainsi que Brigitte et Jean Bonnefille, porteurs de projet d’un lieu de co-habitat. En présence des Amis de l’Ecozac.
Le quartier Vauban, dans la ville de Freibourg en Allemagne, a été construit avec des techniques et des matériaux respectueux de l’environnement. Cette expérience unique, avec le quartier de Bedzed de Londres, permet d’imaginer les éco-quartiers de demain. Nous discuterons aussi du Co-habitat, expérience nordique et américaine d’habitat collectif et écologique.
Samedi 22 septembre : journée champêtre, festive et coopérative. RDV à 12 h30 (départ 13h00), pour un pique-nique en direction de la petite ceinture. Concert des assedic’hs, Fanny et Marine...
A 17 heures, projection : Travailler plus ou moins autrement, de l’association riv nord. Quatre pas dans l’économie solidaire à Saint-Denis et Ile Saint-Denis, à travers Alices, Andine, Coups de mains et Femmes Actives. Débat avec Pierre Gayral, membre de la coopérative Andines.
A 19h00, projection : Vivre autrement le présent (Jan Gassman et Eric Andreae) : Ce film relate, dans quatre coins du monde (Mexique, Sénégal, France et Inde), l’engagement de personnes qui réinventent leur quotidien et cherchent leur liberté par des actions collectives.
A partir de 20 heures : Concerts de Frédéric Fromet, M’ame et toko de hm...hm..., Guyom toutseul et La Vaste Offensive Horticole
Dimanche 23 septembre : Un regard touchant et sensible sur la nature...
13 heures : Concert de Riton la Manivelle. De 14 heures à 16 heures, Projection de Films surprises (y a du chouette...). A 16 heures : débat avec Serge Latouche, Professeur émérite à l’université de Paris-Sud.
17 heures : L’homme qui plantait des arbres, nouvelle de Jean Giono mis en image par Frédéric Back. Suivi de Les glaneurs et la glaneuse, d’Agnès Varda (présence probable d’une personnalité du film). A 19 heures : Concert de musique Tzigane.
Du dimanche 26 au mercredi 29 août, les Objecteurs de croissance se donnent rendez-vous du à Royère de Vassivière au lieu-dit Le Villard, dans la Creuse pour des rencontres fraternelles et conviviales, afin d’élaborer ensemble un projet politique et construire un outil politique pertinent (réseau ou mouvement) pour diffuser le concept de décroissance ou d’a-croissance.
Programme des rencontres
dimanche 26 août : Simplicité volontaire, ateliers thématiques
méthodes de décisions participatives (François Schneider)
communication non-violente (Claude Le Guérrannic)
Gandhi et la non-violence (Jean-Paul Alonso)
Commerce équitable et décroissance (Christian Jacquiau)
Deep écology et CR des Rencontres Européennes anarchistes (Thiérry
Sallantin)
décroissance et services publics, avec la participation de
Bernard Defay du Collectif national pour la défense des services
publics (Cathy Jean)
énergie (Jean-Luc Pasquinet)
lundi 27 août : actions collectives / expérimentations sociales, ateliers thématiques
actualité du distributisme (Jean-Paul Lambert et Marc Groussain)
cabanisation et habitats nomades
circuits de commercialisation (Brigitte Bonnefille)
marche européenne de la décroissance, Grenoble - Genève en juin
2008 (Didier Laurencin)
Quelles actions pour le ROCADe ? (François Schneider)
Table ronde : "Quelle stratégie pour la décroissance ?" avec Jean- Paul Besset, Christian Jacquiau, Yves Paccalet (sous réserve), Réginal de Potesta de Waleffe, Henri Rubino ...
Soirée à L’ATELIER à Royère de Vassivière, haut lieu du mouvement alternatif local : Projection du film "Simplicité volontaire et décroissance" de Jean-Claude Decourt, débat en présence du réalisateur .
mardi 28 août : projet politique + fondamentaux des OC, ateliers thématiques
rédaction de la CHARTE des Objecteurs de croissance (Paul Ariès)
l’usage et le mésusage (Paul Ariès)
Soirée cinéma à Eymoutiers : "Vivre en ce jardin", un documentaire présenté par son réalisateur, Serge Steyer
mercredi 29 août : situation politique + organisation des OC, ateliers thématiques
bilan de la campagne avec José Bové et de notre action au
sein des CUAL, création d’un nouvel outil politique sur une base
altermondialiste et CR des rencontres de Cahors : participation au débat de
Lionel Gouesigoux (Christian Sunt)
organisation du réseau des OC : association ou réseau informel ?
(Jean-Marie Robert)
création d’une fédération européenne des OC (FOC) (Vincent Vaucouloux)
collectif d’animation des OC 2007/2008
D’autres ateliers peuvent être organisés spontanément par les participant-e-s
Modalités pratiques
inscription : 10 euros (chèque à l’ordre d’Alternative
Diffusion 56)
hébergement en dortoir : 8 euros par nuit
hébergement en camping : 2,50 euros par nuit
restauration individuelle en autogestion ou collective en
coopération, mini marché BIO autogéré tous les matins en relation avec les
producteurs locaux
navettes avec la gare d’Eymoutiers (dès le samedi soir)
Vous pouvez dès à présent renvoyer votre inscription avec le chèque de 10 euros à :
Alternative Diffusion 56 6 bis rue de Kerarden 56 860 Séné
Contact : Jean-Marie Robert au 02 97 66 54 93, bleiz56@no-log.org
« Ce dont nous avons vraiment besoin, c’est d’un mouvement pour un athéisme économique, d’une lame de fond d’incroyants », écrit Derek Rasmussen [3]. C’est bien ce que se propose de provoquer le mouvement de la décroissance. Le projet de constitution au Nord comme au Sud de sociétés conviviales autonomes et économes implique plus, à parler rigoureusement, une « a-croissance » - comme on parle d’a-théisme - qu’une dé-croissance. C’est d’ailleurs très précisément de l’abandon d’une foi et d’une religion qu’il s’agit : celle de l’économie. L’entreprise de décolonisation de l’imaginaire permettant de réaliser cet objectif peut être menée dans deux directions principales et complémentaires : la déconstruction de l’universalisme économique et la démystification du développement et de la croissance.
Le « réenchantement » relatif du monde engendré par la science, le progrès et le développement est désormais bien défraîchi. Seulement, la foi dans le progrès et dans l’économie n’est plus un choix de la conscience, mais une drogue à laquelle on est tous accoutumé et à laquelle il est impossible de renoncer volontairement. Le progressisme et l’économisme sont ainsi incorporés dans notre consommation quotidienne, nous les respirons avec l’air pollué du temps, nous les buvons avec l’eau contaminé par les pesticides, nous les mangeons avec la malbouffe, nous nous en revêtons avec les fringues fabriquées dans les bagnes du sud-est asiatique, enfin, ils nous véhiculent dans nos sacro-saintes bagnoles à dérèglement climatique... Seule l’épreuve « pratique » de leur faillite pourra dessiller les yeux des adeptes fascinés ; mais celle-ci étant probable, il n’y a donc pas de raison de perdre espoir.
Faut-il pour autant appeler de ses voeux un retour des dieux ? La construction d’une société laïque de décroissance ne se fera pas sans un certain réenchantement du monde (cf. Besson-Girard, Decrescendo cantabile, Parangon, 2005). Beaucoup inclinent à une forme ou une autre de spiritualité. Mais les poètes, les peintres et les esthètes de tout poil, bref, tous les spécialistes de l’inutile, du gratuit, du rêve, des parts sacrifiées de nous-mêmes devraient suffire à cette tâche, sans nécessairement faire appel aux théologiens ni aux ayatollahs.
S. Latouche.
Rencontres des Objecteurs de croissance à Royère de Vassivière dans La Creuse du 26 au 29 août 2007 .
accueil au Villard par l’association
« les plateaux limousins » : 05 55 64 70 53
. à 4 Kms de Royère
. à 5 Kms du lac de Vassivière
. à 10 Kms de Faux la Montagne
. à 10 minutes d’Ambiance-Bois
Inscription auprès de Jean-Marie Robert . Bleiz56@no-log.org (nouvelle adresse mel) Ou au 02 97 66 54 93
Responsable du programme : Christian Sunt : 06 71 97 43 65
Pour sortir de l’impasse dans laquelle le « funeste credo de croître » sans limites nous a entraîné, il apparaît évident qu’il faut revisiter l’immémoriale interrogation sur la finalité des activités humaines. Si l’approche économique a pour tâche d’analyser rigoureusement les lignes de fractures et les failles d’inhumanité que révèle le travail aliéné, elle doit s’enrichir par une vision audacieuse et des propositions désirables afin de réorienter notre anthropologie de la vie quotidienne, de retrouver un sens fraternel et un horizon dégagé des absurdités présentes. L’idée de décroissance, au-delà de son caractère bravant l’air du temps, réanime notre lucidité et remet le travail à sa juste place, à côté de l’œuvre et de l’action, pour que chacun puisse, dans un même élan, rechercher son autonomie et son accomplissement. Démarches volontaires et inséparables, certainement, du bouleversement radical de la société dans laquelle nous ne cessons d’apprendre et d’exercer « le métier de vivre ».
Entropia n° 2
sortie le 22 mars
Décroissance et travail
224 pages
ISBN 978-2-84190-165-4
15 €
Plus d’informations sur le site des éditions parangon
Bonjour,
J’ai le plaisir de vous annoncer qu’enfin, des dates sont déterminé pour cette marche et si elles sont modifiés d’ici cet été ce ne serra que de 24 heures.
Le départ se fait donc à Anan, tout p’tit bled du comminges à environ 40Km de St Gaudens, 50 de Auch et 70 de Toulouse, le Dimanche 15 juillet 2007. Un mini chantier d’éco-construction aurra lieu à Anan du 13 au 15 juillet. Possibilité de dormir sur place même en arrivant plusieurs jours avant.
L’arrivée se ferra à Lézignan-Corbières, petite ville de l’Aude situé au sud du Minervois, au nord des Corbières, à l’est de Carcassonne et à l’ouest de Narbonne, le 11 août 2007 après 280 Km répartis sur 28 jours. (bien sur il y aura des jours de pause)
Pour plus de renseignements (itinéraire, accès,...), un site est ouvert au sujet de cette marche :
http://marchedupasdecote.over-blog.com
A bientôt, venez nombreux !!!!
Donc ce beau tee-shirt vous venez de le payer 15 euros, correct. 100 % coton, normal. Made in China, bien sûr.
Savez-vous combien il coûte au propriétaire de la grande surface qui vous le vend, connaissez-vous son prix de revient : 1,5 euros. C’est pas mal comme bénéfice, non ?
Le même tee-shirt produit en France, vous savez combien ça coûte : 4 euros. Ca laisse quand même un petit profit, non ?
C’est donc bien pour la maximisation du profit que le marchand va acheter en chine, et engendre la délocalisation des industries textiles.
C’est donc bien pour la maximisation des dividendes servis aux actionnaires que se joue la mondialisation capitaliste.
Non, je déconne, c’est pour augmenter les salaires des employés des supermarchés !
Bien sur, tout simplement, les marchands pourraient continuer à acheter en France, renonçant à la maximisation de leurs profits au nom de l’intérêt général, faut pas rêver !
Bien sur, les politiques pourraient choisir de voter une loi simple pour défendre nos industries textiles, (paraît que c’est leur but, aux politiciens, depuis longtemps déjà, de réduire le chômaaageee...). Une loi telle que le tee-shirt chinois arrive en France à 4,5 euros... Histoire de réintroduire le coût en CO2 du transport par exemple... L’écologie est à la mode, faut en profiter, ça risque de ne pas durer...
Mais, si ni les politiciens ni les marchand ne changent de comportement, est-ce le fait d’une posture idéologique où à cause d’un intérêt de classe ?
Ce n’est quand même pas une histoire de gros egos aspirant à toujours plus de richesses monétaires, à toujours plus de puissance réelle ou symbolique, une bête histoire d’égoïsmes exacerbés... ?
Si.
Non mais quand même.
Tendez une oreille plus loin, sachez entendre le chant des sirènes au cœur de la ville...
Laissez-vous glisser sur les ondes du 105.4 FM
Vous voulez écouter Radio Panik mais vous avez du mal à capter le 105.4 en FM ou vous habitez hors de Bruxelles ?
Grâce à un streaming mis en place avec l’appui de Domaine Public, il est désormais possible d’écouter Radio Panik en continu sur internet !
> Pour écouter le stream de Radio Panik :
C’est très simple. Cliquez ici et suivez les instructions (logiciels ou plugins gratuits, éventuellement à installer, selon l’ordinateur et le navigateur ou le logiciel d’écoute que vous utilisez).
Bonne écoute !
Consultez la grille horaire ici :
Il faut donc envisager :
1) des mesures administratives à différents échelons (politiques municipales, départementales, régionales, nationales, voire internationales) en faveur d’un "urbanisme dense et convivial" (espaces verts) et en faveur des transports en commun (le problème est : que seront les villes de demain dans lesquelles vivront nos enfants ? une société de décroissance peut-elle s’envisager dans des mégalopoles ? ...)
2) une recherche-développement en "Ecomobilité" : pensons énergies renouvelables évaluées selon la méthode des "éco-bilans" :
en milieu urbain, pour les déplacements courts du quotidien, c’est vers le moteur électrique qu’il faut se tourner (électricité d’origine photo-voltaïque)
et, en milieu rural, les Huiles Végétales Pures semblent les plus adéquates (proximité, circuits courts : voir l’expérimentation actuelle faite par la Communauté des Communes du Villeneuvois et lire l’étude d’Alain Zanardo : Econologie.com Etude sur les biocarburants : les intrants agricoles ) : la ville et sa campagne environnante deviennent interdépendantes et complémentaires sur le plan énergétique et alimentaire.
L’"Ecomobilité", ainsi vue, est une science multidisciplinaire.
Notre Association, "Réseau Ecomobilité", oeuvre pour des déplacements "doux", non polluants et silencieux. Elle souhaite créer un "Mouvement international pour l’Ecomobilité" qui regroupe tous les acteurs concernés (citoyens, collectivités locales et supra-locales, voire internationales, firmes, administrations ...). Enfin, elle souhaite créer une recherche-développement avec conception et réalisation technologique de prototypes d’écomobiles pour la ville ( "Agence de l’Ecomobilité", SARL-SCIC ). Pour cela, elle cherche des personnes, de niveau ingénieur ou technicien supérieur, prêtes à s’y investir.
A l’occasion de l’inauguration de l’exposition « Nanotechnologies » à la Cité des Sciences et de l’Industrie, chercheurs, industriels et acteurs politiques se sont réunis lundi 19 et mardi 20 mars pour « débattre » des enjeux et des risques des nanotechnologies. La tribune rectangulaire faisant office de « table ronde » se composait presque entièrement d’apologistes de cette nouvelle vague industrielle imposée et de professionnels de l’acception sociale des nouvelles technologies.
Dans le climat d’attente fiévreuse précédant l’arrivée du ministre délégué à l’Industrie, François Loos, les dernières heures de la séance de conclusion furent ubuesques. « Il ne nous reste plus qu’un quart d’heure pour les libertés individuelles » lance le médiateur au micro, tandis que Philippe Lemoine, de la CNIL, concède que l’étiquetage des produits nano n’est concrètement pas faisable, mais que les consommateurs devraient pouvoir télécharger directement des informations sur les produits grâce à leurs téléphones portables (sic !). Commence ensuite la dernière session, fallacieusement intitulée « débat public » : les invités officiels rendent leurs conclusions sur l’état de l’opinion, les 200 spectateurs ne sont pas autorisés à intervenir. Séance d’autocongratulation et de paternalisme : « nous avons été surpris de voir que le public pouvait avoir des opinions éclairées » note Marc Lipinski, vice-président de la région Ile de France. « Il a fallu laisser de côté les propositions trop radicales consistant à se demander s’il ne fallait pas tout arrêter », note Jean Caune, vice-président de l’Agglomération grenobloise, « d’ailleurs, c’est impossible, puisque les recherches scientifiques et industrielles sont déjà plus que lancées. ». Merci de cette confirmation : c’est la raison pour laquelle les opposants avaient boycotté ces débats citoyens, lancés à Paris et à Grenoble depuis 2005 suite à l’occupation du chantier de Minatec, à Grenoble.
Arrivée du ministre, entrée des journalistes et des vigiles. Chacun ajuste sa cravate - plus de temps pour faire intervenir le public, tant pis. François Loos s’avance à la tribune...et un membre du groupe Oblomoff prononce la déclaration suivante :
« Monsieur le nano-ministre, Mesdames, messieurs leurs sous-fifres,
A l’heure où les méfaits engendrés par la croissance économique sont flagrants, A l’heure où les candidats à la présidentielle rivalisent en génuflexions devant la technoscience, censée pallier un désastre écologique et humain qu’elle n’a jamais cessé d’engendrer,
Après nous avoir fourgué le nucléaire, les pesticides, l’amiante, les ondes électro-magnétiques, les biotechnologies (OGM et consorts), Après avoir organisé autant de débats pseudo-démocratiques qu’il y a de chercheurs-collabos mobilisables, Après avoir tout misé sur la poltronnerie et la malhonnêteté des journalistes pour vanter une camelote à laquelle vous n’entendez rien, si ce n’est le cliquetis de la machine à sous, Après avoir matraqué des manifestants pendant quarante ans, de Malville à Grenoble,
Sachez que nous sommes toujours plus nombreux à refuser la poursuite du Développement économique et de la Recherche, mots d’ordre creux d’un futur sans avenir. Sachez que ce consensus factice, coûteusement entretenu au prix de nos vies, trahit sans équivoque la débandade pitoyable de technocrates désaffectés. Sachez que vous ne représentez rien. »
Au même moment, une large banderole est déployée devant la tribune : « Le futur triomphe, mais nous n’avons pas d’avenir ». Huées, insultes ou interrogations. Beau gâchis en tous cas : les petits-fours auront un goût un peu âcre.
Groupe Oblomoff.
Les décroissants sont conscients de la nécessité de sauvegarder les derniers peuples qui, parce qu’ils échappent encore à la colonisation occidentale, vivent encore hors de l’influence de l’imaginaire développementiste et économiciste. De ce fait, leur existence est essentielle pour nous aider à redécouvrir l’art de mener un mode de vie écologiquement soutenable, aux antipodes de toute soumission aux pseudo "impératifs économiques"...
Ce texte ci dessous de ICRA est retrouvable sur : http://www.icrainternational.org/ur...
À Moscou, en juillet 2001, le Comité international olympique (CIO) confia à la ville de Pékin l’organisation des Jeux olympiques d’été 2008. Cette décision place ainsi la Chine en position de modèle politique, social, économique et sportif pour toute la planète. Or, le Parti-État chinois, qui liquida dans le sang ses opposants lors des événements de Tien An Men en 1989, continue de bafouer les droits démocratiques élémentaires, multiplie les camps de concentration (“rééducation”, “travail”) et développe une géopolitique d’agressions. La charte olympique y changera-t-elle quelque chose ? L’histoire prouve que le CIO ne respecte pas ses idéaux de “fraternité”, de “paix” et d’“amitié”. Après les Jeux de la croix gammée (Berlin 1936), les Jeux du goulag (Moscou 1980), voici les Jeux du despotisme d’État totalitaire et de l’esclavagisme sportif. Derrière le voile idéologique du “plus grand show sportif de l’histoire”, un véritable projet de mondialisation se dessine. Pékin en sera l’incarnation spécifique, après d’autres villes (Mexico en 1968 ou Los Angeles en 1984) et avant de nouvelles (Londres en 2012, etc.). La “machinerie silencieuse de l’olympisme” voulue par Coubertin doit cesser de nuire :
- Réprimer et détruire. Le gouvernement chinois tente de briser tout ce que la Chine compte de dissidents, d’opposants, d’insoumis, d’intellectuels critiques, de pauvres, d’improductifs et de syndicats libres. La peine de mort s’est officiellement appliquée à 1 770 individus en 2005, et 3 990 y sont condamnés. La Laogai Research Foundation dénombre 4 000 camps de travail. L’organisation de ces J. O. accélère la destruction de nombreux quartiers populaires (hutongs) et sites historiques dans le cadre d’une urbanisation sauvage dirigée contre les populations les plus pauvres (expropriations de terres, etc.). La reconnaissance internationale des Jeux, consacrée par le consensus olympique, donnera un visa d’honorabilité à ces violences.
- Conquérir et coloniser. La Chine, qui a des visées de conquête sur Taïwan, poursuit également une offensive diplomatico-guerrière à l’encontre du Japon et terrorise la région autonome des Ouïghours. La colonisation du Tibet prend une tournure de génocide : assassinats, tortures et avortements forcés se pratiquent en totale impunité. Grâce aux illusions de “paix et d’amitié entre les peuples”, les J. O. ont toujours servi d’écran aux stratégies bellicistes et exterminatrices (Hitler et la Seconde Guerre mondiale, les Soviétiques et l’Afghanistan).
- Doper, surveiller et punir. Avec la course aux médailles, la course aux armements biologiques entre la Chine et le reste du monde est lancée. L’enjeu en est l’hégémonie sur les marchés internationaux. Dans la logique même de la compétition sportive, l’élevage sportif chinois est le prolongement d’un système d’encadrement de la population qui avait déjà cours en RDA, en Roumanie, en URSS et à Cuba. Le dopage, la surveillance et la punition sont érigés en système de contrôle. Les robots anabolisés et transfusés sont lancés à l’assaut des podiums.
- Corrompre et trafiquer. Le CIO, comme toute honorable société, coopte ses membres parmi les hommes d’affaires, les conseillers politiques, les aristocrates, les financiers et les champions reconvertis dans le lobbying. La corruption de certains de ses membres a été révélée par de nombreux scandales. Est-ce d’une multinationale aux fonctionnements occultes, qui défend ses propres intérêts (Mac Donald’s, Coca-Cola, Kodak, Panasonic, etc.), que nous pouvons attendre une démocratisation de la Chine ? La signification des J.O., bien loin des rêves de “fête”, réside dans une stratégie de croissance du marché et de l’affairisme. Et la manoeuvre diplomatique du CIO consiste bien, à l’occasion des J. O. 2008, à soutenir un régime totalitaire esclavagiste.
- Abrutir et gaspiller. Le matraquage médiatique du spectacle olympique participe d’un monde où la liberté disparaît. Camp de travail forcé rime avec camp d’entraînement. Cinq milliards d’euros sont actuellement dépensés pour imposer des “réjouissances” de quinze jours dans un pays où la population opprimée manque de tout. Le gaspillage de la fête olympique est une insulte à la misère du monde. Comment pouvons-nous tolérer que le milieu sportif, doté de fortunes colossales, donne une leçon de solidarité aux milliards d’individus vivant avec moins d’1 euro par jour ? Pour l’ensemble de ces raisons, nous appelons les associations de défense des droits de l’homme, les organisations humanitaires, politiques et syndicales, les travailleurs, le monde sportif et l’ensemble des citoyens à se prononcer pour le boycott de cette compétition et de l’ensemble des manifestations liées à son organisation.
BOYCOTT DES JEUX OLYMPIQUES DE PÉKIN !
L’appel est lancé par le Collectif pour le boycott des J. O. de Pékin soutenu par :
Collectifs anti J. O.
GrouCHOS (Groupe contre l’horreur olympique et sportive)
Offensive libertaire et sociale
Association Discordances (Bordeaux)
FSE (Caen)
Revue L’Émancipation
Revue Illusio
Revue Mortibus
Nous appelons à :
signer la pétition, la diffuser et la retourner à CAJO - COBOP BP 33 60420
Tricot.
former des comités de boycott locaux.
organiser des débats autour du mot d’ordre de boycott des J. O. de Pékin.
Envisager d’autres actions de dénonciation de ces Jeux.
À l’heure ou le prix goncourt s’étend encore sur les camps d’hier, quand s’interessera-t-on aux camps d’aujourd’hui ?
Si l’horreur est hier, alors aujourd’hui c’est bien ? ou bien...
854 millions d’affamés dans un monde plus riche, selon le dernier rapport de la FAO !
C’est la UNE d’un journal du soir, trois colonnes, un dessin et la suite, quelques lignes, en page 15 !
Et puis, et puis la vie continue.... Le reste du journal comme d’habitude : l’insécurité, les affaires, les élections, les profits des multinationales mondialisées, les sports, les spectacles, la télé... Roulez jeunesse, circulez, consommez braves gens, y a des spécialistes pour ce genre de choses, faites leur confiance, « vote and forget ! », et que vive la démocratie ! Puisque on vous dit qu’il y a pas mieux, pas possible de faire autrement etc, etc.
En fait, à quelques centaines de kilomètres, au bout de la route et du bitume, il y a des gens dans des bidonvilles, dans la misère, dans la promiscuité, dans la faim, dans la souffrance, dans des camps de réfugiés, mais c’est pas la solution finale, n’ayez pas peur, on vous l’aurait dit ! C’est quand même insupportable, toute cette violence au quotidien, sans grand espoir d’en sortir, pour des millions d’humains. Mais bon, faut pas trop en parler, sinon ça dérange nos digestions et notre intérêt pour le foot, les sitcoms, la télé réalité, la politique spectacle et tout le bla-bla-bla de la communication merdiatique...
Sans compter que l’insécurité à nos portes, dans nos rues, à cause de tous ces étrangers, c’est bien plus important que les enfants qui meurent de faim dans cette misère organiséeeee.
Plus sérieusement, juridiquement et en réalité, il y a deux options :
Soit notre mode de vie est sans aucun rapport avec les misères des pays dits en voie de développement et alors, juridiquement, au minimum, il y a non assistance à personne en danger. Soit notre richesse résulte plus ou moins directement de l’exploitation des richesses minières et agricoles de ces pays assujettis, tenus sous le joug de la dette et de la dépendance alimentaire et énergétique, et alors, au minimum, il s’agit de complicité de crime contre l’humanité, voire de génocide.
Maintenant, vous le savez !
Pour le moment, le projet n’est encore que projet. L’itinéraire n’est pas défini dans les détails mais nous avons déjà établi un itinéraire amovible du village de L’Isle-en-Dodon (31) au village de Castans (11) en passant par Foix (09), Limoux (11) et Lézignan-Corbières (11). Nous connaissons également des particuliers susceptibles d’accueillir la marche.
Les animations de début, de fin et pendant la marche ne sont pas encore prévues.
« C’est un projet en l’air ! » me diriez vous... certes mais j’en parle quand même dès maintenant parce qu’il se pourrait fort que se projet en l’aire deviennent un projet bel et bien concret. De plus si des gens sont susceptibles de nous aider pour ce projet nous en serrions très heureux.
Merci de me contacter à l’adresse mail suivante : Railway914[AROBASE]hotmail[POINT]fr
Je vous communiquerais l’évolution du projet au fur et à mesure.
Nous, leaders et représentants des Partis Ecologistes et Verts de l’Afrique de l’Ouest, venus du Burkina Faso, de la Cote d’Ivoire, du Mali, du Niger et du Sénégal, réunis à Bamako du 15 au 17 décembre 2006 :
Conscients de la nécessité :
de constituer un groupe et une force homogènes sans barrières linguistiques en Afrique de l’Ouest ; d’échanger les idées, élaborer et appliquer un programme commun ; de créer un cadre de solidarité entre tous les Partis Ecologistes et Verts de l’Afrique de l’Ouest, face à leurs actions générales et leur participation aux diverses élections ; d’assurer et de développer une communication optimale entre les Partis Ecologistes et Verts de la région ; de lutter pour le respect et la préservation de l’écologie dans toutes ses formes dans la région de l’Afrique de l’ouest afin de mieux l’inscrire dans le contexte de l’intégration institutionnelle sous régionale du continent africain et planétaire ; d’inscrire dans la continuité, les rapports avec tous les Ecologistes et Verts d’Afrique et du monde :
Décidons à l’unanimité :
1/ de créer la Fédération des Partis Ecologistes et Verts d’Afrique de l’ouest, dénommée : Fédération des Partis Ecologistes et Verts-Région Afrique de l’Ouest et dont le sigle est : FéPEV-RAO ;
2/ de convoquer dans la première quinzaine du mois d’août 2007, à Abidjan le Congrès constitutif de la Fédération des Partis Ecologistes et Verts-Région Afrique de l’Ouest ;
3/ de mettre en place le Comité d’organisation pour la tenue du Congrès.
Ont signé :
Monsieur Ram OUEDRAOGO, Président du Rassemblement des Ecologistes du Burkina
Monsieur Edmond Edouard N’GOUAN, Président du Parti Ecologique Ivoirien
Madame DIALLO Fadimata Bintou Touré, Présidente du Parti Ecologiste du Mali
Monsieur Adamou GARBA, Président du Rassemblement pour un Sahel Vert (RSV-NI’IMA) Parti Vert du Niger
Monsieur Pape Meissa DIENG, Secrétaire à la vie politique du Rassemblement des Ecologistes du Sénégal (RES)
Madame Pascale TOUSSAINT observatrice, représentante de ECOLO (Belgique)
Désormais vous pourrez retrouver l’actualité de la décroissance dans votre région à l’adresse :
http://agenda.decroissance.info
Quelques précisions sur cette nouvelle formule :
1/ Cet agenda est collaboratif : Vous pouvez directement rédiger et proposer des évenements et rendez-vous. Ils seront mis en lignes par un membre de l’équipe après une simple relecture.
Pour proposer un évenement, allez à l’adresse ci-dessous :
http://agenda.decroissance.info/submit.php
2/ Cet agenda est décentralisé : Il est possible de n’afficher que les évenenements pour une région donnée ( par exemple La Bretagne )
3/ Cet agenda est ouvert : Vous pouvez intégrer l’agenda dans votre site web de manière très simple, grace à des flux RSS triés par région. Pour plus de précisions, envoyez un courriel à l’adresse agenda[AROBASE]decroissance.info ( remplacer [AROBASE] par @ )
Nous espérons que ce nouveau bidule facilitera la transmission d’information et les annonces de rendez-vous des groupes locaux
http://www.stopparticipatif.org

Une synthèse entre la liberté et la simplicité d’organisation de l’auto stop et la solidarité du covoiturage.
Une réflexion citoyenne sur l’environnement et l’impact écologique des transports individuels.
Une solution à l’augmentation du prix des carburants et des transports.
Une alternative à l’inadaptation et au prix des transports en commun en milieu rural.
Une aide au déplacement, facteur de lien social.
Quand un automobiliste transporte un stoppeur participatif, celui-ci participe financièrement aux frais du déplacement en payant une participation estimée selon le kilométrage parcouru.
Un petit livret orange contenant les explications, et les montants des participations, est distribué gratuitement. Ce livret, brandi aux Arrêts Stop repérés permet de reconnaître les stoppeurs participatifs. Posé derrière le pare brise des automobilistes il désigne les automobilistes participatifs.
Une campagne médiatique d’information sera lancée en direction des municipalités, des radios et des journaux afin de faire connaître et de promouvoir l’auto-stop participatif. Des conférences-débats seront organisées afin de sensibiliser le public sur les problèmes environnementaux et de développer une réflexion sur les réponses citoyennes à apporter.
Ce projet, ne nécessite aucun investissement lourd, aucune infrastructure. Sa réussite dépend de la solidarité et de la convivialité des utilisateurs mais aussi du nombre de participants.
Elle est calculée sur la base de 0,05 euro par kilomètre et par personne.
L’objectif est avant tout de réduire le nombre de véhicules parcourant les routes. Il n’est pas de faire un système qui pousserait des automobilistes à transporter pour faire des bénéfices.
La participation doit cependant être suffisante pour inciter un nombre important d’automobilistes à participer au fonctionnement du système.
Un site Internet a été créé afin de présenter, expliquer et promouvoir l’auto-stop participatif. www.stopparticipatif.org
Sur ce site, sont répertoriés et mis à jour, les Arrêts Stop repérés, les villes et villages participants, les montants des participations.
Un forum y sera organisé afin de recevoir les avis et améliorations à apporter au fonctionnement.
Ce forum pourra aussi proposer une rubrique de mise en relation pour l’organisation de covoiturage régulier, pour des directions très utilisées (gare Valence TGV), ou pour des événements d’importance locale (fêtes, concert, spectacle).
Des Arrêts Stop seront répertoriés sur tout le territoire de l’opération en fonction de critères d’accessibilité, de sécurité, de visibilité et enfin de confort.
Ils seront répertoriés villes par villes sur le site Internet, et repérables sur place grâce au petit logo orange du Stop Participatif.
Disponible gratuitement et téléchargeable sur Internet, il est brandi au bord de la route afin que les automobilistes reconnaissent les stoppeurs participatifs.
Ce livret porte sur sa première page le slogan : STOP JE PARTICIPE. Avec le logo d’une planète tendant le pouce.
Il est un moyen de reconnaissance mais aussi d’information.
A l’intérieur du livret :
de brèves explications sur les raisons et le fonctionnement de l’auto-stop participatif.
un schéma simple du réseau avec les montants des participations et les Arrêts Stop
quelques conseils et recommandations pour les néophytes.
une charte de bonne conduite
Ce livret peut aussi être apposée sur le pare brise des automobilistes, afin de se reconnaître, d’intriguer et d’assurer la promotion de l’opération.
Plus le livret est accessible simplement, plus le stop participatif se développera rapidement.
L’opération est lancée à titre expérimental sur un territoire réduit au centre Drôme en suivant les axes évidents : de St Vallier à Montélimar, de Romans à Dieulefit.et de Valence à Die, (voir Schéma du réseau dans le livret).
Tous ces axes sont assez fréquentés. Les véhicules qui les parcourent ne transportent souvent qu’un seul passager : le conducteur.
Le territoire est habité par une population dont une partie au moins est déjà sensible aux problèmes environnementaux, et ouverte à des dynamiques de solidarité. Une proposition répondant à des problèmes environnementaux par une dynamique de solidarité devrait donc avoir toutes les chances de fonctionner.
Il semble évident que si cette expérience fonctionne sur notre territoire, elle sera amenée à s’étendre à d’autres régions et à d’autres situations locales.
Pour que le système fonctionne il faut qu’il soit dès son lancement connu, utilisé et soutenu par un nombre important de stoppeurs et d’automobilistes sur toute l’étendu du réseau.
C’est donc une véritable campagne médiatique d’information sur la durée que nous devons envisager en direction du public, des collectivités locales, des associations et organisations de citoyens, des journaux et des radios.
Des conférences-débats seront organisées en relations avec les associations de citoyen, sur les problèmes du transport local des personnes et sur la proposition d’auto-stop participatif, permettant un rapport direct avec les utilisateurs potentiels. Cette démarche conviviale permettra d’impliquer la population dans une relation de projet participatif, puisque ce sera aux participants de faire fonctionner le système.
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Alors que le tribunal d’Alès avait relaxé le président de l’association Kokopelli, ce matin, 22 décembre 2006, Madame la Présidente de la Cour d’Appel a conforté l’Etat français dans son mépris des textes Européens et mondiaux en infligeant une très lourde amende aux semences anciennes : 17.130 euros (3426 amendes à 5 euros pièce !!!).
Dominique Guillet a, en outre, été reconnu coupable de mettre sur le marché des « semences de variétés non conformes ». A quoi la Vie doit-elle être conforme ? Cachez cette semence que je ne saurais voir...
La directive CEE 98/95 œuvrant en faveur de la biodiversité, est transcrite en droit français, mais n’est pas appliquée : cette carence de l’état permet aujourd’hui la condamnation de Kokopelli à près de 20.000 euros d’amendes et frais.
L’appel des séquestreurs de semences ( GNIS* et FNPSP*) avait été considéré comme non recevable par Monsieur l’Avocat Général, à l’audience du 31 octobre 2006. Madame la Présidente en a décidé autrement.
De nombreux textes de la communauté Européenne ou mondiaux (traité de Rome, FAO...) insistent sur l’extrême urgence et l’importance de préserver le patrimoine cultivé de l’humanité. La France, pays des lobbies et du corporatisme, s’illustre par son incompétence et son mépris de l’avenir.
Il est révélateur de voir le soudain engouement de nos politiciens et de nos énarques pour Al Gore ou Hulot et de constater la profonde dichotomie de leurs actes.
Il nous faut aller aux urnes, comme à d’autres générations il a fallu aller aux armes, alors pour répondre à l’insulte qui est faite à la démocratie, avec cette parodie de prise de conscience écologique ; allons au jardin, semer la Vie par les semences anciennes, au moins, nous ne perdrons pas notre temps.
Il ne faut pas être dupe, ce n’est pas Dominique Guillet qui a été condamné, en tant que Président de l’Association Kokopelli. C’est son travail et ses prises de position en faveur de la biodiversité et de l’accès des peuples à l’autonomie semencière et nourricière.
A travers cette condamnation, tous les jardiniers passionnés par la variété au jardin, par la variété des goûts, des formes, des couleurs, tous ces jardiniers qui construisent en conscience les jardins du futur sont atteints dans leur liberté. Nous ne sommes pas dupes, le jugement de Nîmes est une insulte à la diversité de penser. Il fait le lit des technologies mortifères et restrictives ; il oppose la Vie, dans toutes ses grandeurs, à la morbidité la plus profonde.
Quelles doivent être les actions citoyennes aujourd’hui ? Faire respecter les directives européennes et appliquer le principe de précaution, en neutralisant les O.G.M. en pleins champs, conduit en prison. Maintenir, sauvegarder, promouvoir la diversité génétique, par le biais de notre patrimoine semencier, selon les souhaits du plus grand nombre et en respect des textes de loi faisant force dans ce pays, conduit à une condamnation. Réduire les pesticides en utilisant des pratiques phytoculturelles (purin d’ortie et autres...) est aussi répréhensible.
Il est à ce niveau intéressant de se rappeler que l’état français vient d’être épinglé par l’Europe et doit payer la coquette somme de 38 Millions d’euros et 360.000 euros d’astreinte journalière pour non transcription d’une directive européenne sur les O.G.M..
Les amendes infligées à Kokopelli vont donc contribuer à la diffusion en toute illégalité des chimères génétiques dans notre pays.
Il est des raisons privées que la raison d’état n’ignore pas...
Contacts : JACQUIN-PORRETAZ Raoul : 04-67-97-50-18 raoul@kokopelli.asso.fr
* GNIS : Groupement Interprofessionnel des Semences et Plants * FNPSP : Fédération Nationale des Professionnels des Semences
Association Kokopelli
" Pour la Libération de la Semence et de l’Humus"
P.I.S.T Oasis, 131 Impasse des palmiers
30319 Alès Cedex
Tél : 04 66 30 64 91 / 04 66 30 00 55
Fax : 04 66 30 61 21
E mail : semences@kokopelli.asso.fr
Site Internet : www.kokopelli.asso.fr
Nous avons expérimenté et perfectionné des méthodes pour réfléchir, décider et agir collectivement. Cette démarche est à nos yeux la préfiguration d’une véritable démocratie. Des actions concrètes de colportage ont été menées. Ces rencontres se sont déroulées dans un climat intense et vivant grâce à une forte implication de chacun. Elles ont révélé la réelle motivation que le colportage se répande ; de nombreux projets sont déjà en chemin. Ces derniers devraient renforcer les liens crées entre les différentes tendances en présence. Nous espérons la croissance de ce type d’initiative.
Quelques points forts de la rencontre :
101 manières (au moins) de colporter la décroissance identifiées
25 projets de colportage annoncés ou élaborés aux rencontres : marches
(marche du vivant, est, Italie, Belgique, contre mine de charbon...), autres
rencontres (Die, Oloron, Belgique, à thèmes, coordination des
rencontres...), cafés décroissance (Toulouse...), tour à vélo, médias libres
(film, écriture, wiki, lettre de liaison), intervention Lycées, spectacles,
conseils aux créateurs d’entreprises, journée sans achat, association pour
la localisation, projets simplicité volontaire, action politique et d’autres
en réflexion...
élaboration et expérimentation d’une nouvelle méthode de
discussion/proposition/décision collective par plénière et petits groupes
débat intense sur la définition de la décroissance
théatre-action pour préparer et animer le colportage
2 actions multiformes dans le centre de Gaillac et dans une cité
défavorisée + action antipub + canular antivoiture + vélorution
une méthode d’éco-taxe locale a été expérimentée pour la première fois et
débattue
lancement de la construction d’une yourte de la décroissance de 9 m de
diamètre (pour tous les évènements autour de la décroissance, à commencer
par les rencontres de l’écologie à Die en janvier), elle est déjà presque
construite grâce à deux semaines d’intense travail collectif !
compte-rendu des rencontres élaboré collectivement
fêtes, soirées multiscène sans ampli de 20h à 4h ; autogestion des cuisines
notamment
débat médias et présence de cinéastes
d’autres rencontres de colporteurs partout ?
Fanch, Bertrand et Francois ont contribué à ce résumé
un compte-rendu des rencontres de Gaillac sera disponible en ligne sur le site des colporteurs de décroissance ou demander à Contact@apres-developpement.org
ÉDITORIAL
Contrairementauxprécédents numéros (1), dont j’avais assumé à peu près seul la rédaction, le numéro sept de Notes & Morceaux choisis réunit différents auteurs. En outre, son format et sa mise en page le rapprochent d’une revue promise à une plus large diffusion, et à un nouveau public. Il me semble donc opportun de revenir rapidement sur les origines et les buts de cette publication.
Notes & Morceaux Choisis est né en 1998, au moment où le mouvement des chômeurs de Paris (Assemblée de Jussieu) opérait une éphémère liaison avec le mouvement anti-OGM, qui, sous le « parapluie » de la Confédération paysanne, avait réalisé les premières destructions de maïs génétiquement modifié. Les deux premiers numéros Ð alors simples « feuilles » de quelques pages photocopiées à une centaine d’exemplaires et distribuées gratuitement de la main à la main Ð, ne prétendaient pas nécessairement avoir de suite (2) ; ils évoquaient un certain nombre de thèmes (la destruction de l’autonomie du vivant par les OGM et le scientisme ambiant, et l’éthique de la peur qui paralyse l’imagination et la critique) portés par l’actualité et auxquels mon parcours m’avait rendu attentif. Ayant fait quelques années auparavant l’expérience du dogmatisme, du conformisme et, pour tout dire, du néant de sa pensée de l’enseignement des sciences à l’université, je venais d’abandonner mes études officielles en la matière pour les poursuivre officieusement à ma manière, si bien que le moment me semblait opportun pour articuler la critique sociale et la critique scientifique.
La fraction radicale du mouvement d’opposition aux OGM s’étant par la suite en partie définie comme « anti-industrielle » (3), avec l’ambition de relancer la critique sociale en mettant au jour le rôle jusque-là trop négligé de la technologie et de la technoscience dans l’aliénation moderne, les numéros trois (4), quatre et cinq Ð ce dernier prenant le sous-titre de Bulletin critique des sciences, des technologies et de la société industrielle Ð se sont donné pour but d’alimenter ce débat en l’ouvrant à l’histoire et à l’analyse du rôle des sciences et des techniques.
Parue en 2003, la brochure Quelques éléments d’une critique de la société industrielle a tenté quant à elle de préciser la démarche de réappropriation des arts, des sciences et des métiers dans laquelle des amis et moi-même étions engagés depuis plusieurs années. Nous pensons que la critique de la société industrielle, aussi pertinente soit-elle, ne peut espérer aboutir Ð voire simplement sortir du cercle des convaincus Ð si elle ne s’efforce pas de dégager quelques issues hors du système de faux besoins et des mécanismes d’enrôlement du monde actuel. Il fallait nous donner à plus ou moins long terme les moyens de sortir d’une situation d’isolement, où chacun se contentait de bricoler dans son coin des solutions individuelles certes réconfortantes, mais stérilisantes pour la pensée politique (voir en particulier dans le numéro présent l’article « La décroissance, l’économie et l’état »). Malgré ses insuffisances et ses défauts, cette brochure nous a permis de rencontrer des personnes partageant plus ou moins explicitement ces idées, et d’autres ouvertement partisanes d’un démantèlement raisonné du système industriel et d’une relocalisation de la production. Les échanges que nous avons eus avec les unes et les autres vaudront à ce texte d’être prochainement clarifié sur certains points et enrichi de nouveaux thèmes et arguments.
Le numéro six, La menuiserie et l’ébénisterie à l’époque de la production industrielle, illustre à partir de mon expérience de menuisier la démarche de réappropriation et les obstacles qu’elle rencontre aujourd’hui. La transformation du métier sous l’effet des nouveaux matériaux (les dérivés industriels du bois) et des machines ad hoc invitait à examiner de plus près les conséquences de la mécanisation du travail et de l’automatisation de la production. Or, en cernant les limites au-delà desquelles ces savoir-faire sont « réduits à n’être plus que des suites d’opérations matérielles des plus vulgaires », il nous est apparu que le problème était non pas que la production soit industrielle Ð aucun mode de production n’est en soi aliénant ou libérateur, il le devient avec l’évolution sociohistorique Ð, mais que toute production tend à devenir industrielle au détriment des capacités de production autonome et diversifiée des individus et des communautés. La production concentrée de grandes quantités de biens tend, en raison des contraintes économiques et techniques qui lui sont propres, à se constituer « naturellement » en un système industriel dont la démesure et la complexité rendent difficile toute redéfinition de ses productions et toute réorientation de ses buts. Sans parler du fait qu’une grande partie de cette machinerie détruit des ressources naturelles et les conditions des activités autonomes par le fait même qu’elle produit des « biens » inutiles et nocifs. C’est dire que la désindustrialisation nécessaire au desserrement des contraintes économiques et techniques qui pèsent aujourd’hui sur les conditions de la vie n’a pas grand-chose à voir avec celle qui résulte des délocalisations, celles-ci ne faisant que porter le problème ailleurs en le rendant encore plus insaisissable ici.
Il s’agissait donc de s’opposer, d’abord en les critiquant, à l’envahissement de tous les aspects de la vie sociale et individuelle par les produits industriels, et à la colonisation de toutes les activités par les machines, autrement dit à la transformation de l’organisation sociale en une société industrielle où les rapports sociaux sont régis par l’expansion indéfinie de la production et ses impératifs économiques et techniques. à cet égard, saisir, comme le font les deux articles sur les états-Unis dans ce numéro, les circonstances sociohistoriques des ruptures qui ont rendu l’appareil industriel de moins en moins maîtrisable et réappropriable, peut aider à dresser « l’inventaire exact de ce qui, dans les immenses moyens accumulés, pourrait servir à une vie plus libre, et de ce qui ne pourra jamais servir qu’à la perpétuation de l’oppression (5) », sachant que la disparition du mouvement ouvrier et de son projet d’émancipation dans la seconde moitié du xxe siècle s’explique en grande partie par de tels changements technico-économiques.
Ce regard critique sur la technique n’a pas manqué de susciter de la part de certains, furieux que soit mis en cause le caractère forcément émancipateur de « l’accroissement des forces productives » et par là leur foi dans le progrès, l’accusation inepte de « technophobie ». Si, dans certains textes, a été mise en avant, de manière volontairement provocatrice, la nécessité d’un retour en arrière au plan technique et économique, ce n’était certes pas pour prôner un retour à la fabrication entièrement à la main ni glorifier l’artisanat comme seul mode de production libérateur Ð quoique l’utopie imaginée par William Morris dans son roman Nouvelles de nulle part (1890) recueille notre sympathie. Pour être produits de manière efficace, économes en énergie humaine et en ressources naturelles, les métaux dont sont faits les outils, certains outils eux-mêmes et les machines-outils, par exemple, nécessitent assurément une organisation industrielle minimale. Mais en attendant qu’un mouvement politique conséquent s’attelle à une rappropriation à cette échelle (ce qui n’est, hélas, pas pour demain), il faut bien commencer par ce qui est à notre portée, par ce que nous avons, littéralement, sous la main, c’est-à-dire une activité de type artisanal n’excluant nullement l’usage ni même la production de machines. La maîtrise des activités de base est une condition nécessaire pour la maîtrise collective d’activités élargies, même si, pour l’instant, elle sert avant tout à susciter des rencontres, à développer des formes d’entraide et de coopération, et, autour de ces tâches pratiques, à alimenter nombre de discussions « théoriques » ou « politiques » entre tous ceux qui cherchent à se désengager du cadre social dominant.
C’est l’approche que nous entendons privilégier ici : une réflexion et des analyses enracinées dans la pratique, nourries par l’histoire de l’activité humaine concrète, et soucieuses des conditions dans lesquelles la liberté et l’autonomie peuvent trouver leurs points d’articulation. C’est un fait : bien que la liberté soit encore la principale revendication politique, sous prétexte d’en établir le règne absolu elle a été vidée de son contenu, au point que nous en sommes aujourd’hui réduits à une liberté sans autonomie. La « liberté du commerce et de l’industrie », le « marché libre et autorégulateur » ou, plus récemment, la « concurrence libre et non faussée », dissimulent mal l’assujettissement accru des individus à des organisations économiques et techniques de plus en plus vastes, complexes et puissantes, dont la forme la plus aboutie est l’état en charge d’encadrer, d’aménager et systématiser la dépossession engendrée par l’économie capitaliste. Parallèlement, faute de pouvoir s’ancrer dans des activités et des espaces communs, les antiques solidarités, les diverses formes de coopération, de communautés, bref, tout ce qui différenciait les sociétés d’un simple agrégat d’individus, tend à disparaître ou à être folklorisé.
En se donnant pour but de populariser certaines analyses, réflexions et recherches sur le monde moderne, Notes & Morceaux choisis ne cherche pas à élaborer une idéologie ou une théorie critique nouvelle, moins encore à faire de la vulgarisation, mais plutôt à « comprendre dans quelle sorte de monde nous vivons » (George Orwell). Une telle exploration contraint à varier les points de vue et à formuler à nouveau des idées exprimées ailleurs, en d’autres temps et en d’autres termes. Ce qui permet de les actualiser et de les alléger de la masse des présupposés (des « cela va sans dire ») qui se greffent toujours sur des analyses issues de longues recherches. à une époque où le plus élémentaire devient de moins en moins évident, une telle volonté d’élucidation nous semble être la condition du renouvellement du débat public et des activités politiques.
Dans ce numéro, nous revenons sur l’histoire méconnue des états-Unis avec deux auteurs, Alfred Chandler et Christopher Lasch, qui dans des styles tout à fait opposés éclairent de manière convergente la société américaine du XIXe siècle. Chacun à sa façon, l’historien de l’économie et l’historien du peuple et des idées suggèrent combien leur pays a été profondément bouleversé par l’émergence des grandes entreprises, la banalisation du salariat et la défaite des courants politiques qui s’opposaient à la réduction du mode de vie américain à un consumérisme de masse. On pourra seulement regretter que dans les ouvrages de C. Lasch ici recensés, il ne soit jamais question du génocide des Indiens, dimension pourtant incontournable de l’histoire « populaire » des états-Unis (6). Le troisième article adresse des critiques de base aux promoteurs de la décroissance, dont les idées, qui sur certains points pourraient sembler proches des nôtres, attirent bon nombre de ceux qui ne se reconnaissent plus dans le spectacle politique classique et cherchent à construire sur d’autres bases leur réflexion et leur activité politique. Passée la polémique (quoique ce ne soit pas la matière qui manque : lire infra « La décroissance, journal de l’ordre »), il s’agit bien plutôt de mettre au jour les insuffisances d’une critique qui a su ces derniers temps se donner une certaine publicité Ð dans tous les sens du terme Ð, et de faire apparaître les limites d’un discours qui fait litière de la réflexion politique au profit des aspects économiques et techniques (la croissance, la consommation et le pétrole). Comme nous le montre si bien ATTAC, il ne suffit pas de prendre le contre-pied du discours dominant pour aboutir à quelque chose de juste...
Enfin, en Morceau choisi, le lecteur trouvera un texte écrit vers 1848 par un menuisier saint-simonien employé au chemin de fer de Lyon (7). Dans la période récente, certains scientistes ont raillé les craintes et les critiques suscitées par le nucléaire ou les OGM en les comparant à celles qui s’étaient exprimées lors de la naissance du train au XIXe siècle. La méfiance qu’avait manifestée à l’égard du progrès ferroviaire « une fraction de la classe dominante restée oisive et qui, par ses goûts et sa sensibilité, était attachée aux anciens plaisirs du voyage (8) » est généralement rangée au rayon des protestations romantiques ou aristocratiques, bref, réactionnaires.
Bien qu’il rejoigne une même condamnation sans appel, le point de vue ici exposé sur le chemin de fer ne prête aucunement le flanc au mépris ni à la moquerie. Louis-Gabriel Gauny ne dénonce pas seulement l’exploitation, la sujétion et l’abrutissement propres aux grandes organisations industrielles du XIXe siècle : se souvenant de son indépendance, des goûts et de la sensibilité qu’il avait développés grâce à son ancien métier, il juge durement la nature et les buts mêmes du chemin de fer, constate sa nocivité au plan économique, social, écologique, et imagine une organisation du travail fondée sur l’association et non plus sur la contrainte salariale et la compétition économique. Un ralentissement du rythme de la vie sociale, ajoute-t-il, rendrait caduque la nécessité de se déplacer à grande vitesse et nous épargnerait les gaspillages et les saccages qui vont avec.
à l’heure où, soutenus par la technocratie européenne et faisant fi de l’opposition déterminée des populations locales du côté italien, les états français et italien tentent de faire passer la ligne de TGV Lyon-Turin (9) à travers les vallées et les cols alpins, on peut mesurer la profondeur des vues de Gauny et celle de l’impasse à laquelle nous sommes acculés : notre vie quotidienne est toujours plus étroitement dépendante de la circulation des marchandises, dont l’accélération détruit les conditions d’une vie libre, par la production de déchets nucléaires ou par l’aménagement du territoire à grand renfort de bétonnage, de quadrillage et de mise en valeur économique.
Contrairement à certains organismes internationaux, nous pensons que le problème le plus urgent à combattre aujourd’hui n’est pas la misère, mais l’esclavage (cf. l’encadré à la suite l’article sur Christopher Lasch) dû à la domination de l’économie et de la technique sur nos vies.
Bertrand Louart - octobre 2006.
1. Voir à la fin de ce volume la liste et les sommaires des numéros disponibles de Notes & Morceaux choisis.
2. Disponibles sur
3. Cf. le manifeste de Théodore John Kaczynski, La société industrielle et son avenir, 1996 (Paris, éditions de L’Encyclopédie des Nuisances, 1998), les livres de René Riesel parus aux éditions de l’Encyclopédie des Nuisances ainsi qu’In extremis, Bulletin de liaison anti-industriel (trois numéros parus entre 2001 et 2002, copies disponibles sur demande).
4. Ce numéro a fait l’objet d’une réédition revue et augmentée de quelques textes rédigés à la même époque.
5. Revue Encyclopédie des Nuisances, n°1, novembre 1984.
6. Le racisme et l’hostilité dont les Occidentaux en particulier firent preuve au XIXe siècle à l’égard de peuples aux mœurs trop différentes, allant jusqu’à justifier leur attitude en la théorisant scientifiquement, font l’objet d’études spécifiques et approfondies dont nous ne pouvons que conseiller vivement la lecture. Voir notamment Sven Lindqvist, Exterminez toutes ces brutes, Paris, Le serpent à plumes, 1998 ; André Pichot, La société pure, de Darwin à Hitler, Paris, Flammarion, coll. « Champs », 1998.
7. Ce texte est tiré du recueil publié par Jacques Rancière, Le philosophe plébéien. Louis-Gabriel Gauny, Paris, PUV / La Découverte, 1983.
8. Alliance pour l’opposition à toutes les nuisances, Relevé provisoire de nos griefs contre le despotisme de la vitesse à l’occasion de l’extension des lignes du TGV, 1991 (éditions de L’Encyclopédie des Nuisances, 1998).
9. Voir le tract À toute allure. La lutte du Val de Susa contre le TGV Lyon-Turin, disponible sur demande à Notes & Morceaux choisis.
Pour l’économiste Christophe Ramaux [1], sans relance de la croissance et de la consommation, la réduction du temps de travail (solution généralement attribuée aux « décroissants ») ne suffirait pas à restaurer le plein emploi. Dans l’optique des échéances de 2007, il pose très justement la question : « Peut-on concevoir un programme qui rassemblerait des partisans de la décroissance d’un côté ; du plein emploi, de la hausse des salaires et des droits sociaux de l’autre ? » Dit plus brutalement, dans notre jargon, peut-on penser un programme commun entre productivistes et antiproductivistes ? Pour les « objecteurs de croissance », la relance par la consommation et donc par la croissance étant (en principe) exclue, une réduction féroce du temps de travail imposé, est, en effet, une condition nécessaire pour assurer à tous un emploi satisfaisant dans l’horizon (pour la France) d’une réduction des deux tiers de notre consommation de ressources naturelles. Selon Ramaux, « les données sur longue période attestent que c’est bien le niveau de la croissance qui supporte l’essentiel du soutien à l’emploi » [2]. C’est bien possible, mais les données environnementales, elles nous démontrent que persévérer sur la voie de la croissance mène à la catastrophe toutes classes confondues...
« Décélérateur » impénitent et partie prenante au débat, Jean-Marie Harribey, bien que partisan inconditionnel de la RTT, persite à tenter une médiation entre « décroissants » et « relanceurs », et à proposer une synthèse entre productivistes et antiproductivistes. Il conclut sur la nécessité à « long terme » d’une « réorientation de la production [...] qui devra prendre le pas sur l’objectif de plus en plus absurde de croître infiniment sans savoir ce qu’il est bon de faire croître » [3]. Cependant, Ramaux n’est pas non plus opposé à une politique « écologique », pourvu qu’elle soit précisément dans le long terme... Bref, pour nos experts, il faut les deux : croissance (plus ou moins sélective) et RTT. Seule varie la proportion dans le mélange. Professeurs, votre souci de l’environnement vous honore, mais ce souci s’applique au seul « long terme ». Or, je vous le demande, ne risquons-nous pas d’être tous morts bien avant ? Car, enfin, on ne peut plus remettre à plus tard le changement d’orientation. Sous peine de perdre sa raison d’être, la survie de l’humanité, la politique écologique doit être pensée dans le court terme.
Serge Latouche, Politis, 12-18 octobre, p. 27.
[1] Voir Politis n°907, et son livre Emploi : éloge de la stabilité, Mille et une Nuits, 2006. [2] Op. cit., p. 214. [3] Voir Politis n°910.
Souvenez-vous : le 2 juin 2006, les CRS bouclaient le quartier Europôle pour inaugurer Minatec, le plus grand centre européen en nanotechnologies. Tandis qu’à l’intérieur les chercheurs, industriels et hommes politiques invités dégustaient champagne et petit-fours aux frais des isérois ; à l’extérieur deux personnes étaient placées en garde à vue. Leur délit : avoir manifesté contre Minatec...
Procès de deux manifestants jugés pour avoir, la veille de l’inauguration de Minatec, « n’étant pas porteurs d’une arme, participé volontairement à un attroupement après les sommations de dispersion »
Venez les soutenir au Palais de Justice de Grenoble (quartier Europôle) ! Tisanes, fruits, tables de presse, musique, etc
Téléchargez et distribuez le tract :
Le pari de la décroissance de Serge Latouche, 302 pages, chez Fayard, 19€.
Une introduction à la décroissance qui aborde en certains chapitres quelques thèmes encore peu ou mal traités (comme la question démographique). Partant du constat que la croissance économique infinie est incompatible avec la finitude de la Terre, l’auteur prône un changement radical mais aussi une sortie de l’ethnocentrisme de l’universalisme. Il montre que le choix volontaire d’une société de décroissance est un pari qui vaut la peine d’être tenté et examine les conditions à réunir : changer les valeurs et concepts, relocaliser l’économie et la vie, revoir les modes d’usage des produits... L’ouvrage, véritable manifeste, fait désormais référence dans la mouvance de la décroissance.
La quatrième de couverture : « Le terme « décroissance » sonne comme un défi ou une provocation, même si nous savons bien qu’une croissance infinie est incompatible avec une planète finie. L’objet de cet ouvrage est de montrer que si un changement radical est une nécessité absolue, le choix volontaire d’une société de décroissance est un pari qui vaut la peine d’être tenté pour éviter un recul brutal et dramatique. Il s’agit donc d’une proposition nécessaire pour rouvrir l’espace de l’inventivité et de la créativité de l’imaginaire bloqué par le totalitarisme économiciste, développementiste et progressiste. Bien évidemment, elle ne vise pas au renversement caricatural qui consisterait à prôner la décroissance pour la décroissance. Celle-ci n’est envisageable que dans une « société de décroissance », c’est-à-dire dans le cadre d’un système reposant sur une autre logique. Reste le plus difficile : comment construire une société soutenable, y compris au Sud ? Il faut en expliciter les diverses étapes : changer de valeurs et de concepts, changer de structures, relocaliser l’économie et la vie, revoir nos modes d’usage des produits, répondre au défi spécifique des pays du Sud. Enfin, il faut assurer la transition de notre société de croissance à la société de décroissance par les mesures appropriées. La décroissance est un enjeu politique, et il est d’ores et déjà certain qu’elle ne sera pas absente du débat électoral de 2007. » (Serge Latouche)
Entropia n°1. Revue d’étude théorique et politique de la décroissance Le 1er numéro débarquera le 16 Novembre dans les librairies. L’idée de décroissance implique la mise en œuvre de politiques en rupture avec celles qui gouvernent nos sociétés. Elle n’est certainement pas un nouveau dogme idéologique fourni clés en mains à une humanité désorientée par les échecs du socialisme et du capitalisme.
Fondée sur une autre représentation du monde, son objectif relève néanmoins du politique, en tant que projet global d’inscription des hommes dans la vie. Vers quel paradigme s’orienter, qui soit à la fois désirable et réalisable, en fonction de quels besoins, selon quels principes, en empruntant quels chemins ? Comprise comme un idéalisme objectif, elle invite à un usage du temps et de l’espace porteur d’une « éthique du partage, de la justice, de la fraternité ». Sommaire :
Serge Latouche. Un projet politique
Jean-Claude Besson-Girard. Remarques sur les fondements théoriques de l’autolimitation
Bruno Clémentin. La décroissance se situe-t-elle sur l’axe gauche droite ?
Michael Singleton. Le coût caché de la décroissance
Michel Dias. Un idéalisme politique
François Brune. La frugalité heureuse : une utopie ?
Geneviève Decrop. Redonner ses chances à l’utopie
Yves Cochet. Transitions politiques
Arthur Mitzman. Convaincre la gauche européenne
Bernard Guibert. Programmer l’espérance
Agnès Sinaï. Crise climatique et volonté politique
Fabrice Flipo. Éthique et responsabilité après Tchernobyl
Paul Ariès. Une pensée sur la crête
Jean-Paul Besset. La tentation réactionnaire
Hors-champ
Jacques Grinevald. Histoire d’un mot
Bernard Charbonneau. Fragments
Yannick-Hélène de la Fuente, Claude Llena. Point de vue sur la révolution bolivarienne
Guy Debord, Oeuvres complètes , Gallimard, Quarto, 2006. Ce volume, présenté dans l’ordre chronologique, contient : Tous les livres de Guy Debord : Rapport sur la construction des situations, Mémoires, La Société du spectacle, La Véritable Scission dans l’Internationale, Préface à la quatrième édition italienne de " La Société du spectacle ", Considérations sur l’assassinat de Gérard Lebovici, Commentaires sur la société du spectacle, Panégyrique tome premier et second, In girum imus nocte et consumimur igni, édition critique, " Cette mauvaise réputation... ", Des contrats. Des tracts, manifestes et textes introuvables ou inédits : Manifeste pour une construction de situations, 1e partie chronologique de la conférence Histoire de l’Internationale lettriste, Projet pour un labyrinthe éducatif, Ecologie, psycho-géographie et transformation du milieu humain, Projet d’une anthologie de la revue " Internationale situationniste ", etc. Des textes extraits des revues : Internationale lettriste, La Carte d’après nature, Potlatch, Les Lèvres nues, Internationale situationniste. Les scénarios de ses films : Hurlements en faveur de Sade, Sur le passage de quelques personnes à travers une assez courte unité de temps, Critique de la séparation, La Société du spectacle, Réfutation de tous les jugements, tant élogieux qu’hostiles, qui ont été jusqu’ici portés sur le film " La Société du spectacle ", In girum i mus nocte et consumimur igni, Guy Debord, son art et son temps. Des traductions, un choix de lettres et de nombreux documents iconographiques rares ou inconnus. Voir également cet article : « Guy Debord père de la décroissance : sortir de “ la croissance des forces productives aliénées ” ! ».
Pièces et main-d’oeuvre, Nanotechnologies, maxiservitudes , L’ Esprit Frappeur , 2006.
De l’anti-utilitarisme. Anniversaire, bilan et controverses
Revue du MAUSS semestrielle n° 27, 1er semestre 2006, 544 p., 30 euros. Qui ne veut pas lutter contre l’économisme, qui n’est pas anti-économiciste aujourd’hui ? Que ce soit pour s’opposer aux fermetures d’usines, aux délocalisations, à la baisse des salaires ou, plus généralement, à la subordination croissante aux impératifs du marché de toutes les sphères de l’existence sociale - la culture, l’École, le sport, la technique, la science, la politique, etc. - , tout lemonde proclame fortement qu’il y a « autre chose » à prendre en compte que la nécessité économique. « Autre chose », mais quoi ? Faute de le préciser, le risque est de se cantonner dans un moralisme imprécateur et impuissant. Un des paris - à la fois théorique, anthropologique, et existentiel - du MAUSS est que la racine première de l’économisme (du triomphe théorique et pratique de l’économie) est à rechercher dans une conception utilitariste (disons instrumentale) de l’homme et du monde, et que, symétriquement, c’est dans l’anti-utilitarisme (tel notamment que Marcel Mauss en dessine les contours dans son Essai sur le don) qu’il y a lieu de puiser les ressources d’un anti-économisme effectif. Mais que doit-on entendre, en définitive, par « utilitarisme » et « anti-utilitarisme » ? Ce numéro, qui célèbre le vingt-cinquième anniversaire du MAUSS, tente une sorte de bilan de cette discussion en donnant sur ce point la parole à ses amis et alliés, mais aussi, comme à son habitude, à ses adversaires. Avec des textes de : A. Caillé, F. Compin, S. Crépon, P.-L. Dorion, M. Douglas, S. Dzimira, N. Eber, Falafil, C. Ferraton, F. Flahault, F. Fourquet, G. Gendre, J.T.Godbout, P. Jorion, S. Latouche, Ch. Laval, J.-L. Laville, P.-É. Lemontey, F. Lordon, O. Romano, J. Roucloux, I. Silber, F. Vandenberghe, F. Vatin, X...et des contributions hors dossier de : M. Chollet, J. Dewitte, F. Flipo, F. Fourquet, B. Lahire, D. Martucelli, J. Porcher, H. Raynal et l’Artiste anonyme.
Christopher Lasch, La culture du narcissisme , Champs Flammarion, réédition novembre 2006. L’ouvrage, dont l’ambition ne peut être résumée ici, prend appui sur les nombreuses modifications culturelles et psychologiques qu’ont connues les Etats-Unis au XXè siècle, dans le cadre général de la modernisation du capitalisme. Ainsi de la décadence du système éducatif, de l’idéologie de l’indifférenciation sexuelle, de la prise en charge progressive par L’Etat d’un nombre croissant de fonctions familiales ou encore de l’écrasement de toutes les figures du père. Puisant ses nombreux exemples dans le contexte historique et intellectuel des Etats-Unis - ce qui peut dérouter le lecteur -, Lasch éclaire ainsi d’une lumière éclatante l’architecture intellectuelle dominante : celle du progressisme de Gauche. L’exemple américain, par sa radicalité (communautarisme, invasion des théories " thérapeutiques ", existence d’un radicalisme politique précurseur (féminisme, droit des minorités, etc.), foi absolue dans le marché comme modèle régulateur, etc.), loin d’éloigner le lecteur européen, illustre au contraire par comparaison les évolutions actuellement à l’oeuvre en Europe, dans lesquelles nous nous débattons dans la plus grande confusion. La Culture du narcissisme, écrit il y a presque 25 ans, et comme le rappelle Jean-Claude Michéa dans sa préface à l’ouvrage Pour en finir avec le XXIè siècle, a su éviter les écueils du style en se défiant de l’idéologie du Progrès : "Comment se fait-il que des gens sérieux continuent encore à croire au Progrès alors que les évidences les plus massives auraient dû, une fois pour toutes, les conduire à abandonner cette idée ?" (Le Seul et vrai Paradis, Christopher Lasch). Lasch, dont l’originalité vient précisément de son doute absolu dans l’idée de Progrès et dans son intuition que Gauche et Droite se rejoignent dans sa célébration, montre ainsi dans un passage particulièrement éclairant et dérangeant que Sade aurait perçu par avance toutes les implications morales et culturelles du développement du capitalisme : "Sade imaginait une utopie sexuelle où chacun avait le droit de posséder n’importe qui ; des êtres humains, réduits à leurs organes sexuels, deviennent alors rigoureusement anonymes et interchangeables. Sa société idéale réaffirmait ainsi le principe capitaliste selon lequel hommes et femmes ne sont, en dernière analyse, que des objets d’échange. Elle incorporait également et poussait jusqu’à une surprenante et nouvelle conclusion la découverte de Hobbes, qui affirmait que la destruction du paternalisme et la subordination de toutes les relations sociales aux lois du marché avaient balayé les dernières restrictions à la guerre de tous contre tous, ainsi que les illusions apaisantes qui masquaient celle-ci. Dans l’état d’anarchie qui en résultait, le plaisir devenait la seule activité vitale, comme Sade fut le premier à le comprendre - un plaisir qui se confond avec le viol, le meurtre et l’agression sans freins. Dans une société qui réduirait la raison à un simple calcul, celle-ci ne saurait imposer aucune limite à la poursuite du plaisir, ni à la satisfaction immédiate de n’importe quel désir, aussi pervers, fou, criminel, ou simplement immoral qu’il fût. En effet, comment condamner le crime ou la cruauté, sinon à partir de normes ou de critères qui trouvent leurs origines dans la religion, la compassion ou dans une conception de la raison qui rejette des pratiques purement instrumentales ? Or, aucune de ces formes de pensée ou de sentiment n’a de place logique dans une société fondée sur la production de marchandises." Par ses prolongements multiples, La Culture du narcissisme est ainsi à découvrir, plus de 20 ans après sa parution.
Flahault, François, « Be yourself ! » Au-delà de la conception occidentale de l’individu , Mille et une nuits - HP Essais, 2006. « Be yourself ! », clament les affiches publicitaires, les titres de la presse féminine et psychologique. L’air du temps colporte l’idée la plus consensuelle du monde occidental : l’individu doit s’affirmer envers et contre tous, en lui il doit puiser toutes ses ressources. Mais que signifie au juste ce « Sois toi-même ! » ? Sur quelle vision de l’être humain repose-t-il ? Le mot d’ordre émancipateur répond certes à un désir profond et légitime de réalisation de soi. Il repose cependant sur la vieille conception de l’individu comme substance, comme noyau inné. Une conception qui - au vu des résultats de recherches anthropologiques récentes - est dépassée. Au fond, qu’est-ce qu’être soi-même ? La question n’est pas gratuite. En cheminant avec François Flahault, à côté ou à rebours d’une certaine tradition philosophique, on découvre comment nous prenons consistance, grâce à l’interdépendance, et comment se transmet une force de vie qu’il nous appartient de cultiver.
La décroissance pour tous de Nicolas Ridoux, ouvrage d’introduction aussi, 8 €, 156 pages petit format, édition Parangon/Vs. Ce livre reprend la plupart des positions du Journal La Décroissance. Son dernier chapitre intitulé « Une nécessaire politisation », en appelle même à rejoindre le " parti pour la décroissance " (PPLD).
Quatrième de couverture : « Si ce livre vous permet de découvrire "tout ce que vous voulez savoir sur la décroissance sans jamais avoir osée le demander", vous n’en ressortirez pas indemne d’une profonde transformation de votre vision du monde.
Et s’il ne vous apprend que peu par rapport à ce que vous savez déjà, il vous sera d’une grande utilité pédagogique pour convaincre votre entourage, vos amis et les cercles militants que vous fréquentez.
Que demander de plus à un petit ouvrage "simple et accessible", vous nous l’a modestement présenté son auteur ? Mérite pédagogique, disions nous, qui balaie méthodiquement, et avec l’air de ne pas y toucher, tous les champs de connaissances et de pratiques : matérielles, psychologiques, sociales, économiques, techniques, poétiques et politiques, en allant du pourquoi au comment, de l’état des lieux, des causes de cet état à l’exploration de pistes concrètes pour en sortir et pour s’en sortir. Sortir et s’en sortir de quoi ? VOus le saurez après avoir refermé ce livre. » (Jean-Claude Besson-Girard)
Alter-démocratie, alter-économie
Chantiers de l’espérance Revue du MAUSS semestrielle n° 26, 2e semestre 2005, 464 p., 30 euros. Le précédent numéro de la Revue du MAUSS dressait le constat de l’existence d’un malaise, à tout le moins, dans la démocratie. Le doute sur ses potentialités et sur sa réalité s’étend chaque jour un peu plus. Mais jusqu’où convient-il de désespérer ? La seule chose sûre est que, dans leur état actuel, les mécanismes de la démocratie représentative ne peuvent plus se suffire à eux-mêmes et qu’il faut revigorer l’esprit même de la démocratie. Ce sont les modalités, les potentialités et les limites de ces alternatives à la démocratie représentative - démocratie participative, associationniste ou directe, forums plus ou moins hybrides, organisations ou coopérations en réseau, etc. - bref, de tout ce qui relève de l’alterdémocratie, que le présent numéro se propose d’examiner et d’évaluer, avec une réouverture symétrique du débat sur l’alteréconomie. Face à la menace, qui se précise, d’une crise économique et environnementale de très grande ampleur, les perspectives d’une « décroissance conviviale » et d’une redéfinition de la richesse sont-elles crédibles ? Et quels rapports entretiennent-elles avec l’idéal démocratique ? Tout ici est en chantier, les chantiers de l’espérance. Pour éviter les désillusions, il reste, sans doute, à mieux faire apparaître le dénominateur commun à ce qui se cherche ici et là. Peut-il s’agir d’autre chose, en définitive, que de bâtir une social-démocratie planétaire, radicalisée et universalisée, capable d’intégrer dans son programme la fragilité de la nature, la diversité des cultures et des systèmes politiques, comme les limites à la fois de la démocratie représentative et de la richesse marchande ? Avec, sur ce thème, des articles de : M. Bauwens, A. Berthoud, A. Caillé, P. Gary, S. Dufoix, F. Flahault, F. Flipo, J.T. Godbout, D. Graeber, B. Guibert, J.-M. Harribey, A. Insel, P. Jorion, J.-P. Lambert, D. Lapon, S. Latouche, B. Liatard, S. Malsan, J.-P. Russier, R. Sussan, P. Viveret, I. Wallerstein, J.-P. Worms
et, en Libre Revue : S. Latouche, P Michon, S. Pasquier, J.-P Siméon.
Le développement en débat ! : croissance ? décroissance ? durable ? solidaire ? Mayer Sylvie
Coulon Patrick (dir.), Editions Syllepse, Espaces Marx (225 p.), 18.00 euros. Plus de vingt chercheurs, élus ou acteurs de terrain, mettent en débat le modèle de développement à l’oeuvre dans les sociétés mondialisées, et proposent des solutions viables selon le concept de développement durable mais aussi selon la décroissance (qui critique fortement les partisans du développement du râble), qui consistent à léguer aux générations futures un environnement d’une qualité au moins égale à celui qu’ont reçu les générations précédentes.
Christian Marouby L’Économie de la nature : Essai sur Adam Smith et l’anthropologie de la croissance Présentation de l’éditeur : « On sait que la conception smithienne du progrès humain est l’une des premières versions de la « théorie des quatre stades » de développement économique. Or, comme le montre ici Christian Marouby, cette théorie n’est pas seulement hypothétique et « conjecturale », mais s’appuie explicitement sur la confirmation empirique qu’elle croit trouver dans la masse des documents « ethnographiques » contemporains sur les peuples du monde, « sauvages » ou « barbares », à différents stades de progrès. La confrontation d’Adam Smith avec ses propres sources, en grande partie identifiables et connues, qui permet dès lors de retracer le processus complexe d’interprétation et de choix sélectifs, mais aussi d’omissions et de dénégations, par laquelle une certaine anthropologie a été construite ou imaginée pour universaliser le progrès humain. Elle révèle en particulier une série de stratégies ou d’inflexions cruciales par rapport aux données anthropologiques que possède Smith — la plus familière étant sans doute la réduction du premier stade à celui des « chasseurs » — qui méritent d’autant plus notre attention qu’elles font encore largement partie de notre imaginaire. C’est grâce à cette stratégie interprétative que Smith peut concevoir la condition originelle de l’homme sur le mode fondamental du manque, précipitant ainsi l’humanité dans la logique de la rareté qui est celle de l’économie. L’homme smithien est dès l’origine soumis non seulement au désir, mais à l’obligation d’« améliorer sa condition », et par là même projeté dans une « économie de la nature » qui naturalise le progrès économique. Mais si l’anthropologie d’Adam Smith prétend ainsi fonder l’économie sur une base universelle, c’est au prix de conflits de plus en plus manifestes avec sa propre documentation empirique, avec la réalité de l’histoire humaine, et peut-être plus gravement encore, à l’intérieur de sa théorie économique elle-même. Une lecture attentive de développements aussi fondamentaux pour sa pensée que la division du travail et l’accumulation du capital montre en effet que Smith, partant de la prémisse d’une pénurie originelle, se heurte à l’impossibilité d’imaginer l’émergence du progrès dont il voulait démontrer l’inévitabilité, mettant ainsi radicalement en cause la thèse de son universalité. Et pourtant, comme le montre là encore Christian Marouby, c’est encore l’oeuvre de Smith lui-même qui pourrait suggérer une alternative à cette impasse. Parallèlement avec la réflexion économique pour laquelle il est surtout célèbre, Adam Smith a en effet élaboré dans la Théorie des sentiments moraux une conception originale du principe qu’il appelle la sympathie. Principe qui bien mieux qu’un universel « désir d’améliorer notre condition », rendrait compte des faits de l’histoire en plaçant au coeur des motivations humaines le besoin de la reconnaissance et de l’approbation d’autrui. Ainsi pourrait-on voir se profiler la possibilité d’une autre anthropologie smithienne. Une anthropologie dont Adam Smith lui-même, pris dans le project téléologique d’une naturalisation économique, ne semble pas avoir reconnu la portée, mais qui pourrait néanmoins indiquer la direction d’une issue salutaire. S’il nous faut un jour repenser le progrès sur un autre mode que celui de la croissance infinie, le retour aux sources de l’anthropologie de l’économie politique que propose ici Christian Marouby pourrait nous permettre de concevoir une économie humaine qui fasse vraiment, et dans plus de sens que Smith ne pouvait lui-même l’imaginer, l’économie de la nature. »
Simon Leys, Orwell ou l’horreur de la politique , Plon, réédition 15 Nov 2006 (1984).« Ce mort continue à nous parler avec plus de force et de clarté que la plupart des commentateurs et politiciens dont nous pouvons lire la prose dans le journal de ce matin. Et pourtant, en France, il demeure sinon inconnu, du moins largement mécompris », écrivait Simon Leys à propos de Georges Orwell en 1984.« En France, on connaît des politiques qui se piquent de littérature et des écrivains qui se mêlent de politique, mais peut-être que l’écrivain politique, ce qu’est George Orwell, relève d’une espèce ignorée, et difficile à acclimater. Si bien que de lui on ne retient souvent que 1984, brillante contre-utopie, unanimement saluée, quand on ne la réduit pas à une machine de guerre anticommuniste, comme un lucide avertissement des catastrophes dont menace la modernité. Simon Leys a remarquablement montré en quoi c’est bien comme écrivain politique qu’Orwell peut être réellement apprécié, dans cette intime et indissociable combinaison qui fait sa particularité. Si on ne prend en compte que la politique, on en fait un propagandiste, avec force contre-sens, et si on ne considère que l’écrivain, on passera à côté de son véritable talent. » Francis Sitel.
Ordres et désordres de l’esprit gestionnaire. Où vont les métiers de la recherche, du social et de la santé ? Sous la direction de Marie-Dominique Perrot, Jean-Nöel DuPasquier, Dominique Joye, Jean-Philippe Leresche, Gilbert Rist. Editions Réalités sociales. La nouvelle gestion publique - ou le néomanagérialisme - a suscité de nombreuses controverses théoriques durant les dernières années. Pourquoi les institutions subventionnées par l’Etat devraient-elles réformer leur mode de gestion dans le sens de la logique néolibérale ? Quels sont les changements que cette situation entraine sur la pratique des métiers de la recherche, du social et de la santé, c’est-à-dire sur le vécu professionnel et les prestations offertes dans ces trois champs ? Ecrire aux Editions Sociales, 11 rue de la Barre, CH-1005 Lausanne. Email : realites.sociales bluewin.ch
Le n°16 de la revue du courant distribustiste de la décroissance Prosper : " La décroissance sans regret ni complaissances ", 5€, 43 pages.
Alain Gras, Le monde incendié C’est le probable titre du prochain livre d’Alain Gras qui devrais sortir au printemps 2007. Il aura éventuellement le sous-titre "Chaleur et puissance : une histoire infernale".
« Il traite de la manière dont aurait pu être évité que le feu devienne le seul élément privilégié par la technique si la volonté de puissance n’avait pas fait tout basculé. » (Alain Gras).
Par les côtés
Les oeuvres de maître tchouang de Jean Lévi, édition de l’Encyclopédie des Nuisances, 2006. Pour lire le tchouang-tseu dans son édition complète et en traduction nouvelle. Attention toutefois, ce n’est pas un livre d’introduction. Extrait de la note de l’éditeur : « Le texte qu’il est convenu d’appeler "le" Tchouang-tseu (c’est à dire les oeuvres de Maître Tchouang) est considéré comme l’un des trois grands textes fondateurs du taoïsme. Il ne mérite pas pour autant d’être relégué dans le sirupeux spiritualisme d’une "sagesse orientale" qui dégage, selon les propres terme de Maître Tchouang, "cette odeur rance de sainteté dont les peuples raffolent" - comme on peut le constater encore aujourd’hui au rayon développement personnel des grandes surfaces culturelles. C’est une sagesse pour le moins paradoxale, en effet, que celle qui fait s’écrier : "Eliminons la sainteté, éradiquons la sagesse !" (...) c’est évidemment surtout en tant que polémique contre la civilisation - ce qu’il est assurément, et de la plus truculente façon - que ce texte antique trouve sa place dans notre catalogue, à côté d’autres qui s’en sont pris plus récemment à l’artificialisation et à tout ce qui, sous prétexte de faciliter la vie, la dévore. car, avant même qu’en notre occident le grand pan ne meure, chassé par le culte de l’homme abstrait, le christianisme, maître chouang avertissait déjà : "veille à ce que l’artificiel ne détruise pas le naturel, l’intentionnnel l’instinctif. »
332 pages, 25 Euros. isbn : 2-910386-24-4
Jean François Billeter, Etudes sur Tchouang-tseu , avec quelques bon éléments d’introduction à la lecture de la philosophie de tchouang-tseu à travers quelques chapitres très bien commentés et d’accès facile (sauf pour le prix).
Pour télécharger, diffuser et imprimer gratuitement le premier numéro des « Dossiers de decroissance.info » qui porte sur le thème “ Le terme décroissance est-il bien choisi ? ” :

Sommaire :
« La décroissance, se démarquer du slogan », par Thaddee.
« La décroissance ? Dans quel contexte ? » par Alain-Claude Galtié.
« Non à toutes les décroissances à particule ! Pour l’objection de croissance », par Clément Homs.
« Le terme “ décroissance ” est-il bien choisi ? » par Gilbert Rist.
« La décroissance de quoi ? La croissance de quoi ? Enjeux et polémiques », par Clément Homs.
Bonjour,
Qui sommes nous ?
Il existe aujourd’hui plusieurs publications qui tournent autour de la décroissance. A travers le site internet decroissance.info, nous tentons d’avoir une approche plurielle, ouverte et qui cherche à laisser s’exprimer la diversité des sensibilités intellectuelles et militantes qui se sont reconnues dans le mot d’ordre de la décroissance. Le site ne veut prendre aucun positionnements de tendance, c’est donc un site collaboratif autogéré actuellement par 7 personnes appartenant ou non à diverses attaches militantes et associatives : collectif anti-pub Les Déboulonneurs, Brigade Activiste des Clowns, Ligne d’horizon, ROCADe, participation à des groupes locaux décroissance... Il accueille des articles et des commentaires de toutes sortes. La diversité et les débats (parfois vifs), sont ce que nous voulons mettre en avant. Notre initiative est née au cours de l’automne 2004 à partir d’un appel à collaboration lancé par Damien sur le forum internet nommé « Organisons Nous » (Zecc). Le site rédactionnel a été mis en ligne en mai 2005, puis a été porté par la dynamique de la Marche pour la décroissance (2005) pour donner une sorte de suivi informel à celle-ci.
Pourquoi une version papier ?
Ce journal est l’édition papier d’une sélection de textes publiés sur le site http://www.decroissance.info tournant autour d’un thème particulier (un dossier) et dans une orientation communément appelée, « décroissante ». Depuis maintenant plus d’un an, le site a accueilli plusieurs textes originaux qui devaient trouver un support papier facilitant leur lecture. Plusieurs " Dossiers de decroissance.info " sortiront donc sans véritable régularité. Le deuxième numéro portera notamment sur la critique de l’informatique et plus largement de l’univers technicien.
Les présentations faites nous passons au contenu de ce numéro qui tourne autour de l’utilisation même, du mot « décroissance ».
Dans ce numéro.
Le terme de « décroissance » fait débat depuis déjà fort longtemps, peut-être autant que celui de " développement durable "... Depuis l’article de Paul Ariès, " La décroissance un mot-obus " (voir le journal La Décroissance n°1) et les articles de Serge Latouche parus dans Le Monde Diplomatique, plusieurs articles ont cherché à poursuivre cette discussion.
Il convient de préciser qu’à travers les articles qui vont suivre, aux nombreux points de vue différents, nous rappelons que nous ne prétendons pas détenir une vérité, ou en dire une, mais présentons une diversité de points de vues que l’on nous a fait parvenir et qui nous a paru originale. Nous ne voulons pas installer un relativisme absolu ou tout ce vaudrait et qui finirait par installer une sorte de nihilisme, mais bien en appeler à la mise en place de nos propres valeurs, aux choix conscients des valeurs que nous adoptons.
Fructueuse lecture à toutEs.
La contestation de l’ordre établi est le jeu favori d’une portion non négligeable d’une assemblée à partir d’un certain nombre, je dirais approximativement plus de trente personnes. Soit l’assemblée est docile parce qu’elle vient assister à une conférence dont le sujet est clairement énoncé, soit celle ci est invitée à « participer » et là les animateurs-organisateurs sont perçus comme tenant d’un certain pouvoir autoritaire et après un petit laps de temps nécessaire au lancement du débat la contestation s’organise et se prépare dans les gradins. Si la parole est monopolisée par les animateurs ou quelques orateurs particulièrement bavards, il ne faut pas longtemps pour faire monter la pression. J’ai fait de mon mieux et je pense qu’il faut faire preuve d’une grande souplesse et d’attention pour éviter que les choses ne tournent mal.
Organiser un débat vraiment ouvert avec des personnes qui ne se connaissent pas au-delà d’un certains nombre et sur un sujet difficile ! Le pouvoir ! Ce n’est pas chose facile . Plus on se veut démocrate - c’est-à-dire la parole à tous sans hiérarchisation - et plus la chose est ardue. L’autorité est bien souvent perçue à tort ou à raison comme un abus de pouvoir. Si bien que lorsque l’on annonce la couleur (démocratique), tous nous attendent au tournant, prêts à bondir au moindre écart. Là, les fauves ne sont pas dans l’arène mais dans les gradins. Si tu veux éviter la mise à mort, il te faut être impeccable (c’est un peu du théâtre tout ça, une manière de renouer avec l’antiquité).
Dans ce genre d’assemblée, il y a, à mon avis, plusieurs écueils à éviter ; si la réunion est définie comme étant ouverte, il est pratiquement impossible d’imposer aux présents des règles de fonctionnement qui n’auront pas été avalisées par tous, toute nouvelle assemblée doit recréer ses règles pour obtenir des rapports socialisés pendant les débats. La réunion du 15 octobre 2005 à Lyon est un cas d’école de ce qu’il ne faut pas faire dans ce domaine.
Vouloir un débat ouvert et démocratique à 300 personnes est à mon sens complètement illusoire, une conférence oui , quelques prises de paroles tout au plus mais certainement pas un débat ni une délibération.
La pratique démocratique est en butte à une question d’échelle, le petit nombre est ce qui permet une vraie prise de parole de tous et de décision le cas échéant , ce qui, fatalement, nous amène à devoir déléguer une partie de notre pouvoir au-delà de 25-30 personnes. Je crois que cette délégation sera d’autant plus acceptable que notre parole aura été entendue dans les plus petits groupes.
La question des règles est essentielle. On énonce jamais suffisament les règles, et pourtant il faut savoir qu’elles seront toujours discutées, voire contestées, c’est pourquoi je pense qu’il ne faut pas s’accrocher mordicus à celles-ci et être toujours prêt à les modifier de façon à ce qu’elles conviennent à tous. Les règles sont faites pour servir et faciliter, pas pour contraindre et imposer.
Dans le même fil de pensée j’entrevois un débat qui pourrait être tout à fait intéressant pour nos prochaines rencontres, c’est ce qui oppose la légitimité à la légalité. Si nous avons des revendications que nous estimons légitimes face l’Etat de droit, au sein de nos propres organisations la légitimité est toujours mise en avant face à des structures qui singent celles auxquelles nous nous opposons. Décidemment il n’est vraiment pas facile de se dire démocrate et de l’être réellement. A mon humble avis, ce sont des questions sur lesquelles nous ne pouvons faire l’impasse, car à quoi bon la décroissance si nous sommes incapables d’imaginer un monde moins oppressant et sans oppresseurs !
Le numéro 16 de la revue Prosper. Ecologie/Distributisme/usages. Pour la maîtrise des usages par les usagers.
Dossier : LA DECROISSANCE SANS REGRETS NI COMPLAISANCES.
Sommaire du numéro :
Pourquoi les profits doivent-ils décroître ?
Ce que la décroissance vous a donné... la croissance vous le reprend !
Anti-libéralisme : ratissage large et vain.
Eléments pour un modèle réellement autre.
Pour un décroissancisme rigoureux.
« Grève de la conso » ?
Prosper fait le point.
La première partie du numéro :
et la suite :
Bonne lecture à tou(te)s ! Bonne journée !
Nous avons lu une brève intitulée " Site contaminé " dans le dernier numéro du journal Silence. Nous regrettons qu’il ne vous ait pas semblé utile de nous contacter et souhaitons vous apporter, ainsi qu’à vos lecteurs, ces précisions :
Ce que votre brève désigne comme « Le site decroissance.info » c’est tout simplement notre forum. Ce forum ne représente qu’une petite partie des activités de notre site internet (site rédactionnel , cyclane, association des colporteurs de decroissance, soutien aux groupes décroissants locaux, journal version papier, etc. ). Faire l’amalgame entre le forum et le site nous parait pour le moins expéditif car les règles de modération, et modération il y a, que nous avons mises en place sont différentes suivant le cas.
Dans le site rédactionnel, qui constitue la partie la plus directement accessible de notre site, tous les articles sont co-optés par l’équipe (ouverte) de 7 administrateurs bénévoles, ainsi nous pouvons garantir que la partie rédactionnelle de decroissance.info ne comporte pas d’articles contraires à notre charte.
Pour le forum, nous avons fait le choix d’une modération collective qui permet à tous les membres du forum de signaler et d’agir contre les messages litigieux. Il est possible notamment de proposer un vote pour demander le retrait d’un message. tous les membres du forum dispose d’une voix. Cette méthode de modération collective est néanmoins plus évoluée qu’un simple système de vote, une explication longue et détaillée est disponible à l’adresse internet http://forum.decroissance.info/viewtopic.php ?t=2882
En mettant en place ce système de modération, nous essayons d’impliquer l’ensemble des membres du forum. La qualité des débats sur le forum et le respect de la charte est l’affaire de tous et non pas une tache attribuée à quelques modérateurs.
Cette méthode de modération collective est assez rare. Elle provoque parfois l’incompréhension . Une personne qui tombe de but en blanc sur un des rares propos agressifs du forum pourraient nous traiter de laxistes ou d’irresponsables. Cependant la méthode que nous avons mis en place nous parait plus transparente et plus démocratique. Elle est également nettement plus complexe. La discussion à ce sujet est toujours ouverte, nous sommes prêts à entendre et prendre en compte toutes les remarques constructives qui nous aideront à améliorer la qualité et la transparence des débats sur le forum.
Bonjour,
Je me permets de vous transmettre une demande de soutien à une marche de paysans sans terre indiens. Cette marche est organisée par le mouvement EKTA PARISHAD (qui appartient au ROCADe), fondé par RAJAGOPAL, que j’ai rencontré en octobre dernier à Rennes.
E. P. est un mouvement non-violent (inspiré de Gandhi) au service des intouchables, des populations tribales, des sans-terre... La marche de 2007 doit regrouper 250 000 personnes pour demander une véritable réforme agraire. (Voir, en pièce jointe, l’article de l’hebdo LA VIE n° 3170, du 1^er juin dernier). Les besoins financiers, même avec l’esprit de simplicité de ce mouvement, sont importants (voir budget ci-joint . une roupie = 1,5 centime d’€ = 10 centimes de franc)
Quelques mots sur PEKEA, qui recueille et transmet les fonds : PEKEA est une association internationale fondée par des économistes, (notamment des profs de la fac d’éco de Rennes) pour promouvoir une économie solidaire, au service de l’homme. PEKEA n’a pas vocation à recueillir des fonds, et le fait exceptionnellement en raison de l’intérêt particulier de la cause.
Si vous le souhaitez, vous pouvez adresser votre chèque, libellé à l’ordre de "PEKEA pour EKTA PARISHAD", à
Marc HUMBERT (PEKEA) 75 Bd de la Duchesse Anne 35700 RENNES
Un reçu fiscal vous sera adressé pour que vous puissiez bénéficier de la réduction d’impôt (66% de votre versement)
Amitiés
Jean Aubin.
Toute pensée qui refuse son autocritique n’est plus une pensée, mais une croyance. Elle quitte le terrain solaire de la lucidité pour les mirages de l’espérance. Depuis plus de cinquante ans, « la croissance » et « le développement » relèvent de ce statut irrationnel et dogmatique. Dans les années soixante-dix, cependant, quelques chercheurs hétérodoxes et que la clairvoyance n’effrayait pas (Illich, Georgescu-Roegen, Ellul, Partant, Castoriadis...) se sont dressés contre cette dictature de l’économisme et ont jeté les bases d’une pensée de la décroissance. Pensée dérangeante s’il en est. Depuis quelques années seulement, et singulièrement depuis le colloque intitulé : « Défaire le développent, refaire le monde » (UNESCO 2002), des publications comme Silence et l’Écologiste, le bulletin de « La Ligne d’horizon, les amis de François Partant », lui ont fait une place grandissante dans leurs colonnes. Le bimestriel La Décroissance contribue, depuis trois ans, à accentuer son caractère iconoclaste et provocant. Car cette notion de décroissance bouleverse en effet les signes et les lignes : les signes théoriques et symboliques de reconnaissance comme les lignes des clivages politiques traditionnels. Cette situation peut engendrer des dérapages et des dérives théoriques et politiques qui exigent la plus grande vigilance de la pensée et des pratiques.
Ce qui reste clair c’est que, depuis peu, quatre crises capitales sont maintenant identifiées et confirment la pertinence et l’urgence d’une recherche sur l’après-développement qui est, en quelque sorte, le prolongement ouvert et « positif » de la notion irritante de décroissance. Ces crises sont d’ailleurs présentes à l’arrière-plan de sujets de conversations ordinaires et véhiculent une inquiétude grandissante. La crise énergétique liée à l’épuisement et au renchérissement des ressources fossiles et au consumérisme compulsif généralisé ; la crise climatique parallèle à la réduction de la biodiversité, à la privatisation du vivant et des ressources naturelles ; la crise sociale inhérente au mode capitaliste de production et de croissance, mais exacerbée par une mondialisation libérale génératrice d’exclusion au Nord et plus encore au Sud ; la crise culturelle des repères et des valeurs dont les conséquences psychologiques et sociétales sont visibles en tout domaine. Ces quatre crises remettent en cause, comme jamais, le dogme de la croissance économique sans limites et le productivisme qui l’accompagne. Elles révèlent également, pour les résoudre, l’inefficacité flagrante du « développement durable », comme oxymore sédatif et comme mensonge consensuel. Mais, au-delà de ces aspects économiques, physiques, biologiques, sociologiques et politiques, se profile en réalité une crise anthropologique totalement inédite.
C’est en partageant l’essentiel de ces interrogations majeures qu’un petit groupe de chercheurs, universitaires ou non, a décidé de proposer une revue d’étude théorique et politique de la décroissance : ENTROPIA. Cette publication aura un rythme semestriel. Chaque livraison comportera un thème principal : décroissance et politique, décroissance et emploi, décroissance et technique... Elle rendra compte, également, de l’actualité de « la mouvance de la décroissance » et des débats ou controverses qui la stimulent. Des comptes-rendus de lecture inviteront à approfondir la réflexion et à l’ouvrir à d’autres cieux et d’autres cultures que la nôtre. ENTROPIA s’inscrit dans la longue tradition de la revue d’idées et d’engagement, lieu d’expression privilégié d’une pensée collective naissante et qui s’élabore au fil du temps. Une pensée sur la crête des interrogations fondamentales de notre époque, pour l’amplification de la prise de conscience d’une situation de la condition humaine sans précédent, pour l’enrichissement de l’imaginaire théorique, poétique et politique de l’après-développement.
N°1 : DÉCROISSANCE ET POLITIQUE - Parution : automne 2006
Neuf mois après le lancement à Lyon des Etats - Généraux de la Décroissance Equitable (EGDE), le collectif des Objecteurs de Croissance créé à l’ issue de cette première rencontre organisait du 7 au 9 juillet 2006trois journées de réflexion sur les thèmes de la vie quotidienne et des problèmes de société, à Saint- Nolff, dans leMorbihan.. Près de 400 personnes venues des différentes régions de France et de Belgique ont participé à ces rencontres articulées autour de dix thèmes relatifs au travail, à l’ éducation, à la santé, à l’ information, etc.. A partir de la synthèse des débats organisés dans les réseaux depuis plusieurs mois, les participants ont esquissé un projet tournant le dos à la société de consommation et axé sur les grands principes de la décroissance : simplicité volontaire, partage, démocratie participative. Un travail qui n’ en restera pas là car une majorité des participants a exprimé le voeu de poursuivre cette réflexion au sein de l’ association des Objecteurs de croissance. La qualité de l’accueil proposé par nos amis du Morbihan et par la municipalité de Saint-Nolff a fortement contribué au succès de ces rencontres.
D’autre part, plusieurs pistes ont été envisagées pour développer l’ action entreprise en 2005 :
d’ abord le renforcement des liens avec les associations et les
réseaux agissant dans le même sens que le collectif organisateur, tout
en préservant leur autonomie
une meilleure utilisation d’ Internet pour améliorer la communication
entre militants et l’information des citoyens.
l’ organisation d’ une Conférence des Citoyens comme outil d’
interpellation des politiques
Enfin le principe de la poursuite de rencontres annuelles
constituant un temps fort pour la réflexion et les échanges d’
expériences a été retenu.Deux réseaux ont déjà posé leur candidature
pour l’ organisation des prochaines rencontres : Mulhouse et la Belgique.
Bernard Caron co-président du collectif organisateur
Un nouveau site dédié au Colportage de l’objection de croissance vient d’être créé. Il s’agit d’un wiki, un site web collaboratif ouvert à tous et toutes !
http://colportage.decroissance.info
Un Appel aux colporteurs a été lancé. La première chose à faire c’est de débattre partout, de remettre en cause la pensée unique pour la croissance. Continuer à favoriser la croissance dans les pays riches (qui consomment à eux seuls 80% des ressources planétaires) est irrationnel. A la conférence de Montbrison, il a été lancé l’idée de débats dans tous les quartiers et villages de France.
Le colportage consiste à lancer le débat :
par des conférences
par des débats de quartier
par des rencontres de voisinage
par des actions conviviales (article)
par des cafés citoyens
par des spectacles
par des enquêtes
par des expositions
par des films...
Le colporteur (ou la colporteuse) de décroissance lance le débat en un lieu en invitant tout le monde sans discrimination dans un périmètre donné à débattre de ces questions fondamentales et à rechercher des solutions au niveau individuel, local et plus large. Tous les niveaux s’entrecroisent, les actions individuelles ne sont donc pas dissociables des actions à des niveaux plus larges. Le niveau local est fondamental pour recréer des économies locales ouvertes : nombres de solutions sont donc entre les mains des gens localement réunis par le colporteur. Le colporteur peut agir individuellement ou collectivement dans le lieu où il/elle habite. Il y a beaucoup pistes à explorer.
Et voici le transport en commun du futur...

Conducteur non compris, il transporte de ma rue à l’école 4 enfants, 2 dans la cariole, un sur un siège arrière, un sur le siège avant (situé entre mes bras lorsque je suis en selle). Certains vont penser qu’il s’agit là d’une folie douce, pour cycliste chevronné. Que nenni, j’ai en guise de mollets 2 baguettes et compense ma faiblesse par un vélo adéquate (avec 21 vitesses permettant un petit rapport). Bref, je ne porte pas mon souci d’écologie comme une croix, bien que dans ma ville, il y ait des descentes (donc des montées) sur mon chemin. Et quel succès, les enfants de l’école sont tous envieux et c’est presque l’émeute pour être transporté avec les miens !!! Quand aux autres parents, ils sont partagés : entre les sourires génés pour ceux qui, depuis la même rue ou une avoisinante, partent en voiture pour emmener 1 enfant (l’école est à moins d’un kilomètre !) ; les regards admiratifs (surtout les mamans, je dois dire) et les regards envieux ou ennervés (surtout les papas dont mon voisin qui est concessionnaire automobile) ; simplement les regards amusés ou médusés, personne n’est réellement indifférent. Désolé pour ce tableau un peu sexiste, mais la société est (encore) comme ça. Toujours est-il que mon engin de transport en commun est aussi source de discussion publique sur l’écologie, la santé, l’éducation et la citoyenneté à la sortie de l’école.
jiB’ dit Jafar "pédales powered" m’Bajaba.
Bonjour,
Pour ceux qui n’ont pas reçu le premier mail voilà un peit résumé : il s’agit d’une marche en Charente-Maritime allant de Montendre à La Rochelle sur une durée de 3 semaines durant le mois d’août 2006 (du 12 août au 2 septembre 2006). Tout le monde est invitée à la rejoindre librement pendant 1 journée, 1 semaine ou pour toute sa durée. Cette marche a pour objectif de réunir des gens pour une tranche de vie afin d’échanger leurs expériences et leurs idées autour des alternatives existantes dans tous les domaines (éducation, alimentation, énergie, mode de transport...). Elle a aussi pour vocation de permettre aux marcheurs de mieux connaître notre département et les milles et une initiatives qu’il recèle.
LES NOUVELLES : L’itinéraire de la marche de la simplicité 2006 est enfin sur le site :
Une autre bonne nouvelle c’est qu’on a trouvé un cheval, une carriole et 2 ânes donc on pourra emmener les enfants et les personnes à mobilité réduite. Par contre c’est limité niveau place dans la charette donc il faut nous prévenir avant en nous écrivant par mail ou en nous appelant.
On a aussi besoin de savoir combien on sera en gros pour prévoir le ravitaillement alimentaire puisqu’on se fournira le plus possible chez des producteurs bio locaux qui n’ont pas forcément de gros stocks.
Faites tourner l’info.
A bientôt :-)
ps : pour les confirmations de venues ou vos questions, essayez au maximum de passer par mail plutôt que par téléphone

Pour parler de la décroissance, lancer un débat tant économique que social avec les habitants, reconsidérer l’écologie, redécouvrir notre terroir, proposer des alternatives au système consumériste, échanger savoirs et savoir-faire, instaurer une relocalisation (un localisme ouvert... en fait) de l’économie, et participer à bien d’autres partages ( débats, conférences, ateliers théoriques et pratiques : chantiers construction au torchis, aide à la ferme, construction d’un four à pain, fresque, entre autres...).
Du 25 juin 2006 de GRAVELINES (journée forum sur la décroissance et les énergies) au 22 juillet 2006 à FOURMIES. Vous trouverez ... tantôt... le programme de la journée de départ !
Les étapes sont proposées chez des paysans, artisans, associations ou dans les communes.
Bienvenue à tous !
Cécile Dubart
Renseignements complémentaires pour nous rejoindre :
site @ : http://marchedecroissance2006.blogspot.com (bientôt tous les détails nécessaires pour nous rejoindre...)
Cécile : 06 03 17 76 67

LE PROGRAMME DES ETATS-GENERAUX POUR LA DECROISSANCE EQUITABLE A ST-NOLFF.
Les EGDE à St Nolff se dérouleront sur 3 jours complets ( 7,8 et 9 juillet ), dans le centre bourg où seront mises à disposition la salles de sports + la petite scène + 1 camping aménagé autour du stade avec les vestiaires + les extérieurs .
( St Nolff, au nord-est de Vannes ... direction Rennes )
Ces journées de rencontres et d’échanges sont ouvertes à Tous et à Toutes ; actuellement, nous avons des inscriptions de la France entière et même de Belgique, avec les anti-pub de Bruxelles . Inscription sur place, 5 euros + 3 euros pour celles et ceux qui campent Garderie "décroissance" et cinéma solidaire ( tarif en fonction des moyens )
VENDREDI 7 JUILLET
Atelier " PARTAGER" de 9h30 ... à 12h30
Atelier " SOIGNER " de 9h30 ... à 12h30
repas + sieste
Atelier " FABRIQUER " de 14h30 ... à 17h30
Atelier " DESARMER " de 14h30 ... à 17h30
Pause
Retour sur les Ateliers de 18h à 19h
apérobio + repas
21h Projection du film " Le silence des Nanos " de Julien COLIN en présence du
réalisateur
sujet : le danger des nanotechnologies
débat jusqu’à 23h30 ...
après : dodo ou Veillée
SAMEDI 8 JUILLET
Atelier " TRANSMETTRE " de 9h30 ... à 12h30
Atelier " HABITER " de 9h30 ... à 12h30
repas + sieste
Atelier " REENCHANTER " de 14h30 ... à 17h30
sous forme de marche-découverte de St Nolff avec 2 conseillères municipales comme
guide, Francine LE BORGNE et Maryvonne KERAVEC + l’animation de la troupe locale "
Les Indécis "
Réunion inter-réseaux des Objecteurs de Croissance de 14h30 ... à 17h30
pause
Retour sur les Ateliers de 18h à 19h
apérobio + repas
21h projection ( en avant-première ) du film " Volem rien foutre al païs " de
Pierre CARLES, en présence du réalisateur .
sujet : le travail en question et le choix individuel de vivre autrement
débat jusqu’à 23h30 ...
après : dodo ou Veillée
DIMANCHE 9 JUILLET
Atelier " NOURRIR " de 9h30 ... à 12h30
projection du film " Les blés d’or " d’Honorine PERRINO
sujet : l’agriculture paysanne et les enjeux actuels ( OGM, privatisation des
semences )
Atelier " INFORMER " de 9h30 ... à 12h30
projection du film " La vie et le CAC 40 " d’Annick FILLEY
sujet : la question de la survie du vivant dans le système économique actuel
repas + sieste
Atelier " DECIDER " de 14h30 ... à 17h30
Retour sur les Ateliers de 17h ... à 18h
pause
Bilan des EGDE de 18h30 ... à 19h30
apérobio + repas
21h projection du film " L’oeil des Zapatistes " présenté par Mr GAUTIER,
coordinateur français de PROMEDIOS
sujet : la réappropriation des terres, la lutte pour l’eau à travers des solutions
locales, et aussi " l’arnaque du tourisme équitable "
débat jusqu’à 23h30 ...
après : Fiesta et dodo
Photo du film " L’oeil des Zapatistes " http://www.co-errances.org/
Plusieurs acteurs ou amis de la décroissance nous ont confirmé leur présence :
François PLASSARD
François SCHNEIDER
Jean-Paul BESSET
Jean-Claude BESSON-GIRARD
Yves PACCALET
Jean-Pierre TERTRAIS
...
A diffuser dans vos réseaux SVP !
A l’occasion de la marche pour la décroissance dans le Nord-pas-de-Calais du 25 juin au 22 juilllet, un site internet a été ouvert. Programme détaillé sur ce site. On peut également la partie forum.
Sont prévues également une marche en Ile-de-France, et une marche en Charente-Maritime du samedi 12 août au samedi 2 septembre qui a également ouvert son site d’informations.
Bonne marhe à tous !
Pour une décroissance équitable !
Le collectif d’initiative pour les Etats Généraux de la Décroissance Equitable (EGDE) a fait le bilan de 6 mois de lancement de la première étape de la rencontre à Lyon en septembre, de plus de 350 objecteurs de croissance, membres de plusieurs dizaines de collectifs locaux.
Le succès rapide du mot d’ordre de « décroissance » est dû à la conjonction de quatre crises :
Une crise environnementale majeure (dérèglement du climat, épuisement des ressources naturelles),
Une crise sociale (montée des inégalités entre individus et nations, perte des identités collectives),
Une crise politique (désaffection du politique, perte de la souveraineté, dérive de la démocratie),
Une crise de la personne humaine (perte des identités individuelles, développement des spychopaties, etc).
Le système développementiste écrase l’homme comme il écrase les liens sociaux et détruit la nature. La mondialisation actuelle présentée comme inéluctable est humainement et socialement inacceptable puisque 20% des humains consomment 80% des ressources et qu’il faudrait cinq autres planètes pouvoir généraliser notre mode de vie.
Le mot d’ordre de « décroissance » est une tentative pour inventer des alternatives au modèle économique et culturel libéral. Le choix n’est plus aujourd’hui entre croissance et décroissance, mais entre récession et décroissance. La décroissance que nous voulons est une « décroissance équitable ». Pour cette raison, la question du partage, donc de la démocratie, précède celle de l’économique.
Mais c’est aussi une alternative aux politiques traditionnelles car elle conjugue trois niveaux de résistance :
par la simplicité volontaire, c’est une éthique personnelle basée sur la responsabilité et la solidarité.
par des pratiques collectives et expérimentales, c’est une alternative culturelle, sociale et environnementale.
par l’élaboration d’un projet de société autogérée, solidaire et économe, c’est une rupture avec les choix fondamentaux du capitalisme productiviste, mondialisé.
Pour cela nous souhaitons que les EGDE permettent à l’ensemble de ceux qui agissent individuellement, collectivement ou dans le projet politique de se retrouver et débattre. Chaque niveau de réflexion et d’action nous enrichit et préfigure la société que nous voulons.
Les « Objecteurs de croissance » ne se reconnaissent pas dans les objectifs de la droite ou de la gauche de gouvernement, car leur acceptation du modèle libéral, croissanciste par définition, nous entraîne dans une impasse écologique. Leur acceptation de l’économie mondialisée et du « développementisme » nous conduit à la destruction des peuples et du lien social.
Au contraire, les « Objecteurs de croissance » partagent les combats des altermondialistes, des antilibéraux, de la gauche alternative pour mettre en forme les contre pouvoirs qui s’opposeront au processus d’autodestruction de la planète et feront émerger les alternatives démocratiques.
Notre projet politique ne peut pas se limiter en une présence électorale, notre réflexion ne se fonde pas sur l’unique objectif de la présentation de candidatures-témoignage pour la nécessaire « décroissance ».
Notre participation aux échéances électorales de 2007 et 2008 doit être analysée dans son apport à la réalisation de l’émancipation sociale et de l’émergence d’un mouvement large en rupture avec le système libéral productiviste.
Un témoignage ne suffit plus devant la crise sociale et environnementale annoncée. Toute candidature doit permettre une avancée des luttes collectives et une réflexion sur les ruptures fondamentales...
En cela nous souhaitons travailler avec la gauche critique et alternative pour réfléchir ensemble au contenu et à la forme d’un tel projet.
Une de nos priorités reste la réalisation du processus de convergence des Objecteurs de croissance.
Rapidement nous conforterons les EGDE en créant une association de gestion de ces rencontres. Association qui aura pour charge de coordonner les rencontres régionales et les ateliers thématiques, de publier les actes et débats qui émergeront pour faire un premier bilan pendant l’été 2006.
Parallèlement, nous souhaitons aider à fédérer, dans le cadre d’une coordination autogérée, les groupes et collectifs locaux se réclamant de la décroissance.
Cette coordination pourra à la demande des collectifs locaux, impulser des campagnes d’actions nationales ou internationales.
Des contacts dans d’autres pays d’Europe existent, des mouvements, des associations, des groupes reprennent le projet de la décroissance ; des liens doivent se tisser entre toutes ces initiatives, le collectif des EGDE invitera nos partenaires européens à la rencontre bilan de l’été.
La Décroissance est un projet neuf, qui s’appuie à la fois sur la responsabilité individuelle et une alternative collective. C’est un projet qui ne se décrète pas, mais s’élaborera grâce à la convergence de milliers d’initiatives, dans le bouillonnement créatif de la pensée utopique. Nous espérons en être un des vecteurs, rien de plus, avec les hommes et les femmes qui pensent que l’urgence nous impose d’agir.
LA PROCHAINE RENCONTRE NATIONALE DES ETAT GENERAUX DE LA DECROISSANCE EQUITABLE AURA LIEU A ST NOLFF PRES DE VANNES (56) LES 7,8 et 9 JUILLET 2006.
Pour le collectif d’initiative des Etats Généraux de la Décroissance Equitable.
Claude le Guerrannic chargé du secrétariat claudeleguerranic(a)free.fr
Christiane Bataillard chargée de la communication christiane.bataillard(a)dd-01.travail.gouv.fr
Christian Sunt chargé de la relation avec les mouvement sociaux ecolib(a)free.fr
Bernard Caron et Christiane Bataillard sont chargés du lien avec les référents thématiques bjcaron(a)laposte.net
Lors de la dernière réunion des co-administrateurs de decroissance.info, les membres de l’équipe ont décidé que le bénévolat avait ses limites et qu’il était temps d’envisager des actions d’une plus grande ampleur.
La décroissance est un concept encore trop flou, pollué par des thèses crypto-gauchistes, voire anarcho-bovéistes... Malgré ce manque évident de clarté, un nouvelle génération d’alter-consommateurs est née, à la recherche de produits et de services respectant les principes de la simplicité volontaire
Les entreprises françaises soucieuses de répondre à la demande émergente mais réelle de ces éco-citoyens ont besoin d’un partenaire qui apporterait une certification "Label Simplicité Volontaire ". Cette garantie serait à Ghandi ce que le le label BIO est à José Bové. Cette marque de fabrique, cet emblème permettrait aux honnêtes gens de faire leurs courses en sachant qu’ils contribuent à sauver la planète mais sans pour autant s’encombrer inutilement l’esprit avec des considérations trop complexes.

Toute l’équipe de decroissance.info est donc fière de créer le Label Simplicité Volontaire, label unique au monde qui saura faire le lien tant attendu entre les sphères militantes et le monde de l’entreprise.
Visitez notre nouveau site : http://www.simplicitevolontaire.info
Nous pouvons d’ores et déjà annoncer que dans les semaines à venir, vous retrouverez des produits éthiques et responsables dans les réseaux de distribution de nos partenaires équitables ( Biocoop, Monoprix, Carrefour )
Le premier produit estampillé "Simplicité Volontaire" sera une boite de chiapatis surgélés bios, précuits au nord de l’inde par des enfants handicapés qui bénéficient ainsi d’un programme de soins et de cours d’économie locale et solidaire. Les chiapatis sont acheminés jusqu’en Europe à dos d’anes et la recette est en tout point conforme à celle qui était utilisée lors de la marche pour la décroissance de 2005.
Alors n’hésitez plus , faites confiance au Label Simplicité Volontaire et comme dirait Nicolas Georgescu-Roegen :
« Achetez intelligent, Achetez décroissant ! »
Après Montpellier, Bourges , Grenoble, Nancy, c’est au tour de Nantes d’avoir son site web local dédié à la décroissance !
http://nantes.decroissance.info
Vous pourrez y retrouver les infos concernant la marche pour la décroissance prévue pendant les vacances de Pâques

François Flahault, Le paradoxe de Robinson : Capitalisme et société , Mille et une nuits, 2006. Le vide de la pensée progressiste auquel nous sommes confrontés correspond à une période de transition entre deux conceptions de l’être humain et de la société. La pensée occidentale se fonde depuis des siècles sur la conviction que l’individu précède la société et que celle-ci se développe avec l’économie - une conception incarnée par la figure de Robinson Crusoé. Or, les connaissances dont nous disposons aujourd’hui convergent vers la conclusion inverse : la vie sociale est à la base du processus d’humanisation, elle précède l’émergence de l’individu, elle est notre milieu naturel. Une véritable révolution des idées ! Qui conduit à penser autrement la place de l’économie dans la société. Il est temps de comprendre le renversement qui s’opère en silence mais qui n’en aura pas moins des répercussions sur la pensée politique.
Nicolas Chevassus-au-Louis, Les briseurs de machines de Ned Ludd à José Bové , Seuil, février 2006.
John Saul, Mort de la globalisation , Payot, février 2006. Il y a trente ans, la globalisation surgissait, balayant tout sur son passage. Ses apôtres, les néolibéraux, proclamaient que ce mouvement était inéluctable et que, pour leur plus grand bonheur, toutes les sociétés seraient désormais organisées autour d’un seul élément : l’économie. Ils nous demandaient de les croire ; nous les avons crus. En vérité, la globalisation n’était pas une fatalité, mais une idéologie, une théorie expérimentale visant à remodeler simultanément les paysages économique, politique et social. Or, tout montre aujourd’hui que cette idéologie-là est en train de mourir... Dans la lignée des Bâtards de Voltaire, qui provoqua un électrochoc lors de sa sortie, John Saul décrit un monde en transition, où des pays, voire des continents, à la dérive, ont quitté le " navire global " tandis que s’affrontent les économistes, mais où pointent également les idées et les expériences, bonnes ou risquées, qui préparent la société de demain.
Ronald Wright, La Fin du Progrès ? , Editions Naïve, février 2006. « Tout notre fameux progrès technologique - notre civilisation même - est comme la hache dans la main du criminel pathologique », écrivait Albert Einstein en 1917. Tiendrait-il des propos différents aujourd’hui ? Si le XXe siècle a bien été celui du progrès technologique, qu’adviendra-t-il du XXIe ? Dans ce texte court et limpide, Ronald Wright embarque le lecteur dans un voyage à travers les siècles et le développement humain. S’appuyant sur les civilisations sumérienne, romaine, maya et de l’île de Pâques, il met au jour les failles qui ont conduit à leurs disparitions : développement d’une société hiérarchisée au sein de laquelle une minorité surconsomme au mépris du plus grand nombre, pillage intensif des ressources naturelles entraînant des dégâts irréversibles sur l’environnement... Le constat est clair et chaque fois identique : prises au piège de la logique du progrès, ces civilisations ont littéralement bâti leur perte, échouant à faire cohabiter impératif moral et innovation technique. Comment ne pas voir les parallèles avec le monde actuel ? Si le tableau dresse par Wright est alarmant, il n’est pas désespéré. A la lumière du passé, de nombreux écueils peuvent encore être évités. Notre civilisation est à la croisée des chemins. Reste à choisir la bonne route...
Christopher Lasch, Le Seul et vrai paradis, Une histoire du progrès et de ses critiques , Flammarion, Champs, réédition février 2006. Les fractions les plus modestes des classes moyennes européennes et américaines, grâce à leur culture du sens des limites, surent un temps se prémunir contre les mirages de la surabondance illimitée. La tradition de radicalisme plébéien qui fut celle de cette petite bourgeoisie donna lieu à la seule tentative sérieuse de poser l’une des grandes questions politiques refoulées des XIXe et XXe siècles : l’abandon de ce fondement matériel de la vertu civique qu’était la propriété des moyens de production annonçait-il vraiment des temps meilleur ? George Orwell, Walter Benjamin ou encore Hannah Arendt ont montré qu’il n’était pas nécessaire d’être progressiste pour être démocrate. Christopher Lasch montre que les mouvements démocratiques des trois derniers siècles, aussi bien en Europe qu’outre Atlantique, se constituèrent tous en opposition à un « mouvement de l’histoire » auquel ils ne croyaient pas. « L’Histoire n’a pas de sens unique et le progrès de la société passe parfois par le refus de certaines modernisations sociales. (...) La nostalgie politique est un désastre, mais pas la volonté de garder en mémoire certaines leçons du passé. L’optimisme est une sottise, mais l’espérance une valeur. La pensée critique a du mal à se faire entendre. En voici une voix puissamment articulée » (Michel Schneider, Le Point). L’article du magazine Teknicart pour découvrir C.Lasch.
Jean-Claude Michéa, Impasse Adam Smith. De l’impossibilité de dépasser le capitalisme sur sa gauche , réédité en février 2006 chez Flammarion, Champs. « Ce qu’on appelle, de nos jours encore, la Gauche, s’abreuve exactement à la même source philosophique que le liberalisme moderne - en sorte, par exemple, qu’il n’y aurait aucune absurdité de principe à soutenir que Turgot et Adam Smith étaient déjà des hommes de Gauche. C’est précisément l’existence de cette matrice originelle, commune à la pensée de Gauche et au Libéralisme des Lumières, qui explique, selon moi, que les raisons qui ont toujours conduit, la première à valider l’esprit du second sur l’essentiel, quand bien même il lui est assez souvent arrivé (et il lui arrivera encore) de vouloir l’amender (ou le réguler) sur tel ou tel point de détail particulier, ne tiennent pas d’abord à la psychologie singulière de la plupart de ses chefs (leur amour caractéristique du pouvoir et le sens de la trahison qu’il implique). Ces raisons sont fondamentalement « ontologiques », c’est à dire qu’elles tiennent à l’être et à la nature de la Gauche elle même. De ce point de vue, l’idée d’un anticapitalisme de Gauche (ou d’extrême Gauche), apparaît aussi improbable que celle d’un catholicisme renouvelé, ou “refondé”, qui ferait l’impasse sur la nature divine du Christ et l’immortalité de l’âme. Ce sont donc, en réalité, les exigences mêmes du combat contre l’utopie liberale et la société de classes renforcée qu’elle engendre inévitablement (j’entends simplement par là un type de société où la richesse et le pouvoir indécents des uns ont pour condition majeure l’exploitation et le mépris des autres) qui rendent à présent politiquement indispensable une rupture radicale avec tous les paradigmes métaphysiques de la Gauche historiquement constituée. Je comprends parfaitement que l’idée d’une telle rupture puisse poser à beaucoup de graves problemes psychologiques, car la Gauche est avant tout une religion de substitut (la religion du “Progrès”) et l’on sait bien que toute religion a pour fonction première de conferer une identité à ses fidèles et de leur assurer la paix avec eux mêmes. J’imagine même sans difficulté que de nombreux lecteurs tiendront cette manière de distinguer radicalement le projet philosophique du Socialisme aux differents programmes de la Gauche et de l’Extrême Gauche, pour un paradoxe inutile voire pour une provocation aberrante et dangereuse de nature à faire le jeu de tous les ennemis du genre humain. J’estime, au contraire, que cette manière de voir est la seule qui permette d’éclairer ces défaites et échecs historiques à répetition demeurés en partie obscurs, dans le siècle qui vient de s’écouler (et qui visiblement le demeurent encore pour beaucoup dans l’étrange situation qui est la nôtre). De toute façon, c’est à peu près la seule possibilité non explorée qui nous reste si nous voulons réellement aider l’humanité à sortir enfin de l’impasse Adam Smith. » Plus d’informations. Le point de vue d’Arnaud Spire dans L’Humanité.
Christian Comeliau, La Croissance ou le Progrès ? Croissance, décroissance, développement durable , Seuil, février 2006. « La croissance économique est devenue un principe absolu de notre temps. Il faut se demander pourquoi il en est ainsi. Accélerer la productivité et la production du revenu et de la richesse serait-il un critère exclusif du “progrès social”, terme que l’économiste Christian Comeliau emploie dans son sens le plus général, c’est-à-dire “l’idée selon laquelle la société de demain peut être meilleure que la société d’aujourd’hui” ? Ce spécialiste du développement, qui a enseigné dans diverses institutions internationales et au COmmissariat du Plan, cherche une réponse à quelques-unes de ces interrogations, “qui soit moins sommaire, mais soit aussi politique”. On l’aura compris, l’auteur doute du discours unilatéral en faveur de la poursuite indéfinie de la croissance globale, mais il doute aussi d’une “décroissance indéfnie de cette économie globale”, thèse qu’un penseur comme Nicolas Georgescu-Roegen a soutenue dans les années 1970. Comeliau se défend aussi de présenter dans ce livre un compromis entre deux thèses radicalement opposées. Il est convaincu que ce monde “est devenu trop complexe pour se prêter à des modes d’organisation qui puissent se résumer à travers un slogan unidimensionnel tel que celui de la croissance ou de la décroissance”. Et c’est ce qui fait l’intérêt de ce livre à contre-courant, qui cherche à renouveler la réflexion politique sur les finalités de ce progrès. » (Recension parue dans le magazine Politis 16 mars 2006). Cependant M. Comeliau semble penser que la décroissance est l’inverse de la croissance, alors que ce slogan est simplement un mot d’ordre pour sortir de l’économisme et de l’économie. La décroissance n’est donc pas une « politique de développement économique », comme le croit M. Comeliau. Si par les problématiques qu’il ouvre, ce livre est d’un grand intérêt, l’objection de croissance n’y est pourtant pas véritablement reconnue dans ce qu’elle est, ce qu’elle critique fondamentalement. Les auteurs de l’après-développement ou du courant de la bio-économie, brillent avant tout dans ce livre, par leur étrange absence.
Serge Latouche, L’invention de l’économie , Albin Michel, 2005. La prégnance de l’économie sur la vie des hommes n’est pas plus à démontrer que leur morosité et leur souffrance. Comment s’est construit notre " imaginaire économique ", notre vision économique du monde ? Pourquoi voyons-nous aujourd’hui le monde à travers les prismes de l’utilité, du travail, de la compétition, de la concurrence et de la croissance sans fin ? Nous avons inventé la valeur-travail, la valeur-argent, la valeur-compétition, et construit un monde où rien n’a plus de valeur mais où tout possède un prix. Au fil d’une passionnante mise en perspective historico-économique, Serge Latouche revient aux origines de cette économie que les premiers économistes appelaient la " science sinistre ". Servi par une brillante érudition économique et philosophique, cet ouvrage montré la manière dont s’est façonnée notre obsession utilitariste et quantitative, et nous permet ainsi de porter un regard neuf sur notre monde.
La revue Ecorev , Revue critique d’écologie politique, n°21 automne-hiver 2005-2006, vient de publier un dossier spécial sur les « Figures de l’écologie politique ». C’est un véritable tour d’horizon des principaux auteurs inspirant l’objection de croissance en France. La revue aborde ainsi les apports de C. Castoriadis, J. Ellul, B. Charbonneau, I. Illich, H. Jonas, la Gueule Ouverte, R. Dumont, S. Latouche, P. Rabhi, M. Bookchin, V. Shiva, F. Guattari, mais le numéro présente aussi les pensées de A. Gorz, S. Moscovici, R. Passet, A. Lipietz, H. Marcuse... Un panorama non exhaustif mais très intéressant sur la généalogie intellectuelle et historique de l’objection de croissance. Plus d’informations. L’article de Patrick Troude-Chastenet sur « Ellul et Charbonneau, pionniers de l’écologie politique » et le très intéressant entretien donné par Serge Latouche, « De Marx à la décroissance », sur son parcours dans le Tiers monde et ses différentes ruptures intellectuelles, sont disponibles en ligne.
Revue Mouvements , numéro 41 « Developpement Durable ou Decroissance Selective ». Un numéro collectif avec des articles de Fabrice Flipo, Bernard Guibert, J.-M. Harribey... La Découverte, 2005. « Le développement durable est partout » constate la revue bimestrielle Mouvements dans l’éditorial de son dossier des mois de septembre et octobre 2005 consacrés aux thèmes du « développement durable » et de la « décroissance sélective ». Il est partout, c’est là le problème, et même dans la publicité pour les grandes entreprises polluantes comme Lfargue. J.-M. Harribey membre du conseil scientifique d’Attac, note que l’apparition de l’expression « développement durable » dans le rapport de Brundtland en 1987 présentait une « faille dès l’origine » car elle était associée à la croissance économique (p.24). Pour Bernard Guibert, responsable économique des Verts « toutes les productions ne sont égales pas égales devant les besoins humains. » Les auteurs sont d’accord qu’il faut une décroissance « sélective » de notre production de biens de consommation, sauf au Sud, précise Harribey car « il faut bien » des écoles, des centres de soins, des adductions en eau, donc de l’argent pour les payer et donc de la croissance... Vraiment ? C’est là où le bât blesse entre partisans du développement durable et de la décroissance. Car il existe bien une médecine, une éducation informelles rappelle B. Guibert et des façons traditionnelles de collecter de l’eau. Parler de croissance, c’est dès lors se situer dans une économie formelle, monétaire, chiffrable, avec comme critère le PIB. Or dans certains pays, on vit bien avec moins d’un dollard par jour. Quelles alternatives alors pour sortir du tout économique ? La revue propose quelques pistes. Par le « lobby des citoyens » répond Jacques Testart, ancien président de la Commission française du développement durable dont il a démissioné et qui reconnaît toutefois que la conférence d’une dizaine de citoyens que le gouvernement a organisé suyr les OGM a été tuée dans l’oeuf dès qu’elle est sortie des voies de l’agro-industrie. Autre exemple plus heureux : les paysannes de Via Campesina préfèrent l’agriculture biologique car elles peuvent sélectionner elles-mêmes les semences pour éviter de les payer (ce qui pourtant serait facteur de croissance sur le papier) ! (recension parue dans L’Ecologiste n°17 décembre-janvier-février 2006).
La revue anarchiste Réfractions vient de mettre entièrement, et gratuitement, en ligne son numéro consacré au thème « Des alternatives à l’économie de marché », qui présente largement la pensée de l’après-développement et de la sortie de l’économie. Ce numéro a été coordonné par S. Latouche. On y trouve un article de ce dernier mais aussi des présentations de F. Partant, de M. Bonaiuti sur Georgescu-Roegen, du ROCADe, des Sels... Un numéro capital sur la réflexion autour de l’objection de croissance.
Marche Grenoble-Die : "Explorons les chemins de la décroissance !" Du 29 Avril au 6 ou 8 Mai 2006
Tous les participants marchent selon des règles de respect des autres et
de l’environnement et dans un esprit de convivialité.
Aucun signe d’appartenance organisationnelle n’est accepté dans le
cortège.
Un lieu est proposé le soir pour camper.
Les marcheurs doivent être autonome.
Cette marche n’est liée à aucune structure.
Les détails d’organisation de la marche
Longueurs des étapes
Possibilité de rejoindre la marche
Possibilité de ravitaillement
seront mis en ligne sur le site :
http://www.grenoble.ouvaton.org/dok...
Mail : grenoble-die (at) ouvaton.org
Semer, planter des arbres fruitiers dans tous les lieux communs où c’est possible, pour le bien commun et l’abondance partagée, c’est la proposition de Yunaï et Vero qui vivent en pleine nature dans les Pyrénées orientales à tout-e un-e chacun-e et plus particulièrement lors des futures marches.
Un pas sur le chemin qui mène de la rareté et l’appropriation caractéristiques de l’économie capitaliste vers le don et le partage des sociétés conviviales.

La décroissance* n’est pas une affaire de choix : dans un monde fini une croissance infinie est impossible ou suicidaire. Nous devons prendre en compte les limites physiques de la planète car nous allons nous y heurter prochainement. Nous allons être contraint.e.s à une remise en cause des notions de confort et de besoin. Déjà notre consommation de ressources premières, à l’échelle mondiale, dépasse de plus de 50% ce que la planète produit. Les ravages de la croissance sont visibles partout : sur les plans économique, écologique et social. Il devient plus qu’urgent de renverser la vapeur et d’élaborer un projet de société et des pratiques décroissantes.
Tout l’enjeu de la décroissance est là : quelle société de décroissance voulons nous ? Une société autoritaire qui imposera des mesures de limitation draconiennes ou une société conviviale et autonome où la population décidera par elle-même de son fonctionnement ?
C’est pourquoi nous proposons la création d’un réseau de décroissant.e.s sur Nancy et ses environs. Réseau d’individus qui aura pour objectif de mettre en commun des réflexions et des pratiques sur la décroissance, ici et maintenant, pour vivre, habiter, produire et consommer autrement... Ce réseau permettra donc d’aller au delà d’actions individuelles (nécessaires mais insuffisantes) pour construire dès aujourd’hui des alternatives collectives afin de vivre un autre présent.
Cette initiative s’inscrit plus dans une démarche fédéraliste que dans
une démarche unitaire. Elle sera un lieu de rassemblement, d’échanges
et d’expérimentations dans la multiplicité plutôt qu’un lieu de
compromis et d’uniformisation. Ce réseau sera donc ouvert mais
néanmoins fondé sur des bases claires :
Anti-autoritaire car nous sommes contre tout pouvoir, toute
domination et toute discrimination.
Anti-capitaliste car nous nous opposons à ce système économique basé
sur le monopole des moyens de production, de distribution et d’échange
accaparés par une classe sociale.
Anti-industriel* car l’organisation de la société industrielle, à
force de s’accroître et de s’étendre à tous les aspects de la vie,
devient d’une complexité telle qu’elle dépasse nos capacités de
maîtrise individuelles et collectives.
Anti-Progressiste* dans le sens où l’idéologie du Progrès
s’accompagne de la croyance que la technique peut et doit résoudre
tous les problèmes, nous livre à la merci des expert.e.s et des
technicien.ne.s.
Partant de ces refus, nous proposons de regagner notre autonomie, c’est à dire notre capacité à conduire librement notre vie et à maîtriser notre société, les organisations et les outils que nous nous donnons.
Construisons ensemble un espace local pour la décroissance.
Mouvement pour Une Société Conviviale Autonome et Décroissante
MUSCAD c/o Planète Verte BP 600 22 54002 Nancy Cedex
contact@nancy.decroissance.info
* Nous vous conseillons vivement de lire quelques livres de la bibliographie afin d’approfondir ses notions qui pourraient paraître réactionnaire de prime abord.
Bibliographie pour aller plus loin :
Besset Jean-Paul : Comment ne plus être progressiste... sans devenir
réactionnaire
Castoriadis Cornelius : Les carrefours du labyrinthe (6 tomes)
Dumont René : L’utopie ou la mort
Ellul, Jacques : Le système technicien ; Le bluff technologique ; La
Technique ou l’enjeu du siècle
Georgescu-Roegen Nicolas : La décroissance
Illich Ivan : Oeuvres complètes (2 volumes)
Latouche Serge : Survivre au développement ; La Mégamachine
Louart Bertrand : Quelques éléments d’une critique de la société industrielle
Mongeau Serge : La simplicité volontaire, plus que jamais...
Partant François : La fin du développement ; Que la crise s’aggrave
P.M. : Bolo’Bolo
Porquet Jean-Luc : Jacques Ellul, l’homme qui avait presque tout prévu
Tertrais Jean-Pierre : Du développement à la décroissance, de la
nécessité de sortir de l’impasse suicidaire du capitalisme

Grenoble, 30-31 mai et 1-2 juin :
4 jours contre Minatec et son monde : Minatec, Sciences serviles pour Industries totalitaires.
Le 2 Juin, le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), l’Institut National Polytechnique de Grenoble (INPG) et le Conseil Général de l’Isère, inaugurent Minatec, le plus grand pôle de recherche publique européen pour les nanotechnologies.
Décidé dans l’opacité, avec le soutien des industriels et de l’armée, Minatec est un symbole de cette société où la technologie est au service des profits et du contrôle social. Prévue de longue date pour le 1er Juin à 14h, l’évènement a été décalé par crainte de la contestation. Le président Chirac, pourtant annoncé, renonce à être présent, craignant d’être associé à une opération contestée.Le texte « Pourquoi nous manifesterons contre l’inauguration de Minatec à Grenoble le 1er juin 2006 ? ».
Quatre jours de réflexions et d’actions contre Minatec et son monde Ces quatre jours sont l’occasion de montrer notre opposition tant aux recherches qui seront menées à Minatec qu’à la façon dont le projet nous est imposé, et à ce monde qui croit pouvoir résoudre les problèmes sociaux et écologiques par la fuite en avant technicienne.
Il serait inconvenant de ne pas gâcher cette fête. L’Opposition Grenobloise aux Nécrotechnologies (OGN) propose un programme que nous vous encourageons à enrichir d’actions, discussions et idées diverses. Toutes les initiatives sont évidemment bienvenues.
Programme :
- Mardi 30 Mai
Journée : “Toute la ville en parle” : déambulations, débats publics impromptus, infokiosks ambulants....
17 - 22h à la Bifurk : ateliers de réflexions thématiques et d’échanges de pratiques sur : la carte d’identité INES, la biométrie, le puçage électronique des animaux et des humains, la démarche d’enquête critique (avec des groupes en résistance).
- Mercredi 31 Mai
Journée : “Toute la ville en parle” : déambulations, débats publics impromptus, infokiosks ambulants...
A partir de 12h : Pique Nique : amenez de quoi partager un repas au Parc Paul Mistral.
20h30 à La Bifurk : réunion publique sur “les nanotechnologies et les raisons de s’y opposer” avec des intervenants de toute la France et d’au delà.
- Jeudi 1er Juin
Midi, Place Félix Poulat : Grande Manifestation contre Minatec et son monde.
A partir de 18h : Pique Nique sur les hauteurs de la Bastille.
Interventions de Pat Mooney (d’ETC Group, ONG Canadienne lanceur d’alerte sur les nanos). Musique et débats impromptus.
- Vendredi 2 Juin
Nous serons encore là.
De la théorie... à la pratique !
Si vous voulez participer à ces quatre journées, différents lieux sont prévus pour se loger, se rencontrer et s’activer. Prévenez nous à l’avance au 06 83 64 13 35 si vous avez besoin d’un hébergement. Prévoyez duvet et tapis de sol, voire du matériel de camping pour l’extérieur.
Si vous souhaitez organiser des départs groupés (location de bus, covoiturage, etc.), contactez-nous, nous vous mettrons en relation avec d’autres personnes de votre région.
Toute aide pour l’hébergement est également la bienvenue (appartements, matériel de cuisine collective, champs pour camping, coups de mains, etc).
Permanences d’accueil mardi et mercredi de midi à 21h et jeudi de 9h à 11h à la Bifurk, : 2 rue Gustave Flaubert, en face de la MC2 (tram A arrêt MC2, Sud de Grenoble).
Informations :
http://ogn.ouvaton.org http://grenoble.indymedia.org http://www.piecesetmaindoeuvre.com
Contact : ogn@ouvaton.org
Soutien financier bienvenu à l’ordre de Fra-K, 15 rue Georges Jacquet, 38000 Grenoble
Voici un relais aux marches en projets... Une « traversée du Nord-Pas-de-calais » pour la Décroissance est en chantier !!
Nous quitterons la centrale nucléaire de Gravelines le 25 juin 2006, pour nous diriger vers les terres de l’Avesnois, du nord-nord au sud du nord ! Marche d’ à peu près un mois ... à raison d’une quinzaine de kilomètres par jour, d’étapes sur des lieux alternatifs, maraîchers ou villages où nous proposerons des chantiers (par exemple, fabrication d’un four) ou des aides (désherbage à 100 mains...) en échange de l’accueil (et pour l’échange tout court...)
Les étapes seront proposées au collectif... à la mode de la marche de juin 2005... pour colporter les propos de la Décroissance, pour les vivre aussi...
Bienvenue donc aux marcheurs, cyclistes, cavaliers...
Amitiés,
Cécile
Note de l’admin :
Pour plus d’informations, vous pouvez contacter cecile à l’adresse ceciledubart AROBASE hotmail.com
ou vous rendre directement sur le forum Lillois
Le réseau décroissance Morbihan propose une marche pour la décroissance qui partira le jeudi 27 avril de Rochefort en Terre (56) en direction de Notre Dame des Landes (44), lieu du "futur" méga-aéroport breton . L’arrivée se ferait le 1 Mai sur le sîte retenu par les « aménageurs du progrès », en relation avec les copains de Nantes, dont c’est une étape de leur marche qui continuerait vers Tréffieux (44). 75 kms en 4 étapes, avec visites de lieux décroissants et actions de sensibilisation dans les villages traversés .
Contact : Jean-Marie ROBERT - 02 97 66 54 93 bleiz56@wanadoo.fr
Voici les dernières infos concernant la marche de la décroissance partant le jeudi 27 avril de Rochefort en Terre (56) .
départ 10h du Café de la pente aprés un petit déjeuner pris en commun .
arrivée à St Vincent s/Oust et campement chez Yves De Villeneuve . ( animation :
en cours )
Vendredi 28 avril
départ 8h30 de St Vincent s/Oust pour Redon ( action de sensibilisation à la
décroissance aux halles à 11h ) + rencontre avec les marcheurs venant de Rennes du
Groupe décroissance 35 .
arrivée à Fégréac, au lieu-dit " Le Bellion " où nous camperont à la carrière . A
la veillée, Gabriel et Brigitte Chauvel viendront nous raconter l’histoire de ce
lieu trés particulier, et nous présenter le projet de l’association artistique et
jardinière " la carrière" .
Samedi 29 avril
départ de Fégréac ( la carrière ) pour La Bourlinguette en Guenrouët chez Paul
Roulleaud où nous déjeunerons ; aprés Paul Roulleaud nous proposera une information
sur les dangers de la contamination de l’irradiation interne .
arrivée à Quilly, au lieu-dit " Le Grand Betz " chez Annie et Luc Gattepaille ;
une soirée festive est en préparation ...
Dimanche 30 avril
départ de Quilly " Le Grand Betz " aprés la grasse matinée*
arrivée à Fay de Bretagne, au lieu-dit " La Mordellais " chez René Loquet, qui
nous propose un campement dans son centre équestre . En soirée, nous organiserons un
débat sur la décroissance .
Lundi 1 mai
départ de Fay de Bretagne pour le sîte de Notre Dame des Landes, que nous devons à
12h précise pour le rassemblement organisé par l’ACIPA ( convergence des marches
35/56 + 44 ), en coopération avec les Groupes décroissance de Nantes et 35 + le
réseau décroissance Morbihan . Journée d’action contre le projet d’aéroport avec
animations sur la décroissance . Repas pris en commun et organisés par l’ACIPA (
midi et soir ), soirée festive ...
Infos supplémentaires : soutien de la Conf 44 et d’Elémenterre ( Questembert ) ... le pain sera fait par Milène pour la marche, possibilité 100 kg : qui est intéressé ?
manif régionale anti-OGM le 8 avril à Vannes,
manif contre l’EPR à Cherbourg le 14 avril .
Kenavo,
Jean-Marie Robert
Chers amis, quel bon temps avons-nous passé ensemble l’été dernier !
Cette année j’organise une marche pour la décroissance et peut-être pourriez-vous en publier l’information.
Dans les Cévennes du 20 mai au 20 juin. Nous marcherons chaque jours 10 à 15 km et colporterons la décroissance dans les villages que nous traverserons Nous camperons dans les lieux de vies alternatifs de la région. Prévoir tente et sac de couchage, assiette, tasse et couverts. Sur les chemins nous ramasserons des plantes sauvages comestibles, pour manger avec du riz ou des pâtes achetées en commun. Repas partagés autour du feu de camp.
Les soirs, cercle de parole sur divers thèmes comme la pollution, la liberté, la propriété privée, le partage du territoire, l’éducation, les communautés alternatives. Suivis de veillées musicales, les instruments sont les bienvenus. Nous partirons des Drouilhédes entre Besseges et Peyremale à 12km de St Ambroix entre Alès et Aubenas. Après le pont des Drouilhédes à gauche à 300m. La grande yourte blanche (tente)
L’itinéraire de la marche n’est pas encore déterminé. Il sera possible de nous rejoindre en cours en téléphonant au 06.19.42.18.69. Vous pouvez dormir la nuit du 19 au 20 mai dans la yourte.
Du 22 juin au 30 juin : chantier festif. Nous construirons une autre yourte pour la tribu vivace. Ce groupe d’écolos désire une vie respectueuse de la terre et des générations futures. Elle rassemble des familles qui éduquent leurs enfants elles-mêmes.
Plusieurs lieux de vie sont en cours de création.
Alain et Morena (4 ans)
Ramasseur de plantes sauvages comestibles pendant la marche et faiseur de chapatis
Note de l’admin : On reçu ce texte sous forme manuscrite. Il y a peut-être des coquilles dans les noms de lieux...
L’emploi tue plus que la guerre
Quatre morts par minute. Les accidents et maladie du travail font chaque année plus de victimes que les conflits armés, a affirmé le 27 Avril 2004 l’Organisation internationale du travail (O.I.T) qui dépend des Nations unies dans un article publié à l’occasion de la Journée mondiale de la santé et de la sécurité.
Le vendredi 20 janvier 2006 à la Charité rue Fernand Bar à Béthune à partir de 18h30 se tiendra l’Assemblée constitutive pour la création d’une association en faveur de la simplicité volontaire en Artois
« Sois le changement que tu veux voir dans le monde. » Gandhi
L’association se proposera notamment :
de rééditer de façon régulière le Guide alternatif du Béthunois (édition 2006 en cours) et de soutenir la création d’autres guides alternatifs ;
d’organiser des conférences et des réunions sur la simplicité volontaire et les multiples thèmes qui y sont liés (le travail, la consommation, la publicité, la santé, les transports, la décroissance, etc) ;
d’intervenir auprès d’un maximum de publics pour populariser l’idée de simplicité volontaire ;
de soutenir toute initiative allant dans le sens de la simplicité volontaire (ex : défense des cyclistes en ville, covoiturage, organisation d’une AMAP, etc) ;
de relayer au niveau du Béthunois les manifestations (inter)nationales telles que la journée sans achat ou la semaine sans télé, et de créer nos propres actions de sensibilisation ;
de mettre à disposition des citoyens des informations sur la simplicité volontaire (bibliographie, textes de référence, sites, journaux, etc) ;
de favoriser la naissance d’autres groupes ailleurs en France et en Europe, avec à plus long terme la possibilité de créer un Réseau Français pour la Simplicité Volontaire (un Réseau Québécois existe).
J’attends bien sûr vos propositions afin d’enrichir nos possibilités !
Stéphane Charlier stephmontag451@aol.com
S’il vous est impossible de vous rendre à cette réunion mais que cela vous intéresse, n’hésitez pas à me faire part de vos idées, de vos suggestions. Je ferai diffuser un compte-rendu auprès des personnes intéressées.
Ces rencontres, autour du thème de la décroissance, auront lieu du mercredi 25 au dimanche 29 janvier 2006 dans différents lieux autour du quartier de la Croix-Rousse à Lyon.
Les Rencontres conviviales sur la décroissance se veulent un moment d’échange pour toutes et tous les sympathisant-e-s du mouvement pour la décroissance mais aussi pour ceux et celles que ce terme intrigue. Ces rencontres souhaitent dépasser les oppositions telles que discours / pratique, politique / affectif ou encore individu / société, en montrant que dans un cadre chaleureux et convivial des discussions politiques – terme que nous considérons comme très noble – peuvent avoir lieu. Elles permettront de croiser les regards que nous avons sur nos réflexions et nos modes d’action tant au niveau individuel que collectif.
Programme non définitif :
Ce pré-programme à trous possède des espaces vides afin de laisser la place pour accueillir les différentes propositions de chacun-e.
19h : Apéro - Club tricot
Inauguration tricotante afin de tricoter ensemble les thèmes et le déroulement des ateliers des rencontres. Lieu : chez Mika
10h : Atelier - thème à définir
14h : Atelier Projet Cyclane
Table ronde autour des projets de villages sans voiture. Lieu : Pignon sur rue
17h : Atelier - thème à définir
20h30 : Voyage, tourisme, et décroissance
Discussion sur le thème du voyage et des enjeux sociaux et environnementaux liés à celui-ci. Lieu : Pignon sur rue
10h : Atelier - thème à définir
14h : Et que fait-on après ?
Discussion sur les suites de la Marche pour la décroissance et autres rencontres conviviales. Lieu : Pignon sur rue
16h30 : Atelier - thème à définir
19h : Colportage de la décroissance
Discussion autour de la diffusion et du partage des idées liées à la décroissance. Présentation des brochures des Renseignements Généreux. Lieu : Pignon sur rue
21h : Joie de vivre et décroissance
« Moins de biens, plus de liens » : seulement un slogan ? Atelier convivialité appliquée : grande fête dans la joie et la bonne humeur. Lieu : chez Didier

8h : Chocolat chaud et dé(s)croissant(s) : est-ce compatible au petit matin ?
Petit déjeuner avant de partir à la marche pour rejoindre le Forum Social des Villages à Aveize dont le thème cette année est la décroissance.
9h : Départ en transports en commun puis marche jusqu’à Aveize (horaires à re-préciser). 14h : La croissance économique en question
Table ronde au Forum Social des Villages avec notamment Paul Ariès et Aurélien Boutaud.
Fin d’après-midi : retour (horaires à définir).
20h30 : Recherche et décroi-science
Discussion sur la recherche, la science et la technique avec le collectif Pièces et Main d’oeuvre. Analyses et actions à Grenoble et à Lyon Lieu : aux Ateliers
10h : Une vie sans voiture ?
Déménagement en fanfare et discussion sur la déplétion du pétrole avec le Regroupement pour un déménagement sans voiture. RDV chez Mika.
13h : Pique-nique au soleil (ou soupe aux choux et au chaud s’il fait mauvais temps) Lieu : jardins de l’esplanade
15h : Politique et décroissance.
Discussion autour des Etats généraux de la décroissance et de la création du Parti de la décroissance.Débat sur les formes d’engagement individuelles et collectives. Lieu : jardins de l’esplanade
17h : Et que fait-on après ? (2) / Atelier Projet Cyclane (2)
Propositions concrètes concernant les projets de suite de la marche et de villages sans voitures. Lieu : à définir
19h : Soirée de clôture
Apéritif musical. Lieu : à définir Après-midi : possibilité de participer au pliage de du journal La décroissance. Lieu : les Ateliers
Thèmes possibles pour d’autres ateliers
Groupes locaux sur la décroissance :
Echange d’expériences sur ce que font chacun et chacune au niveau local.
Alimentation et décroissance :
Discussion autour de la diversité alimentaire, des différents modes d’alimentation (omnivore, végétarien, etc.) et de la nourriture à base de plantes dites sauvages.
Energie, eau, déchets, matières premières : quelle décroissance matérielle ?
Possibilité de présenter la démarche NégaWatt : sobriété, efficacité et énergies renouvelables. Comment agir au quotidien et au niveau institutionnel ?
Mais pourquoi ce mot décroissance ?
Discussion sur le pouvoir des mots et la pertinence du terme « décroissance » (qu’on retrouve beaucoup dans ce programme…).
Atelier Faîtes-le vous même
Echange de savoirs et de savoir-faire pour appliquer la décroissance au quotidien.
Déroulement des ateliers :
Au-delà d’un nombre trop important de personnes, un ou plusieurs autres lieux seront proposés pour la réalisation d’ateliers en parallèle afin de permettre le bon déroulement d’ateliers où tout le monde puisse parler. Lieux des activités :
Pignon sur rue : 10, rue Saint Polycarpe, 69001
Le 26 : 26, rue Leynaud, 69001
Les Ateliers : 4, rue Dumenge, 69004
Forum Social des Villages : salle Jean Moulin 69610, Aveize
Pratique :
Pour venir :
Il est très simple d’atteindre Lyon en transports en commun (arrivée par la gare de la Part Dieu ou celle de Perrache). Des bus mènent au quartier des pentes de la Croix-Rousse. Des vélos peuvent également être loués à la semaine pour presque rien (voir site VéloV).
Pour dormir et manger :
Un réseau d’hébergements sera mis en place pour pouvoir loger tout le monde de manière chaleureuse et sans frais. Merci de prévenir à l’avance du nombre de personnes à héberger. Des repas communs en différents lieux seront possibles.
Contacts :
Mika Wyborska : 5, rue Diderot, 69001 Lyon Tél : 04 78 28 79 46 E-mail : yellowred AROBASE no-log.org
Didier Laurencin : 10, rue Pouteau, 69001 Lyon Tél : 04 72 00 24 83 E-mail : didier_laurencin AROBASE yahoo.fr
Vu dans le Parisien :
Le Bureau international du travail (BIT) constate, dans une étude publiée hier, que le lien entre la croissance économique et la création d’emplois s’est affaibli ces dernières années. Dans la 4e édition des « Indicateurs clés du marché du travail », le BIT explique que la croissance économique ne se traduit pas nécessairement par la création de nouveaux emplois.
Le Parisien, 10 décembre 2005 page 12
Voir aussi le rapport du BIT : "La croissance économique n’engendre pas de création d’emplois"
A toutes et tous, sympathisant-e-s du mouvement pour la décroissance,
Une rencontre conviviale sera organisée à Lyon fin janvier 2006. L’idée de cette rencontre est de pouvoir se retrouver, discuter, échanger, partager … entre marcheuses et marcheurs mais également avec toutes les personnes intéressées par le thème de la décroissance. Elle se déroulera sur plusieurs jours du mercredi 25 janvier au dimanche 29 janvier dans différents lieux de Lyon et des environs.
Ces dates correspondent aux derniers jours du Forum Social des Villages organisé autour de Montrottier dans le Rhône sur le thème de la décroissance. Ce pourrait être l’occasion de faire une petite marche sur un ou deux jours afin de rejoindre le Forum dans les Monts du lyonnais le samedi 28 janvier. Ce jour là, un débat est prévu avec entre autres Aurélien Boutaud et Paul Ariès.
La rencontre elle-même sera composée de petits ateliers de discussion sur des thèmes que nous élaborerons ensemble (un premier atelier sur le thème du rapport entre voyage, tourisme et décroissance a déjà été proposé). Elle permettra aux personnes intéressées par les projets d’éco-village sans voiture lancés par François et d’autres personnes de se retrouver. Elle donner également l’opportunité de faire le point à un moment où le mouvement pour la décroissance est en pleine effervescence mais traversé par de nombreuses interrogations..
Un réseau d’hébergements sera mis en place afin de limiter les frais des personnes venant de loin (nous espérons qu’il y aura des gens de toute la France) et l’inauguration aura lieu le 25 janvier au soir au croisement des rues Diderot (n°5) et Pouteau (n°10) entre chez Mika et Didier dans le 1er arrondissement à Lyon.
Certains trouverons que beaucoup (trop ?) de choses se déroulent à Lyon (Journal de la décroissance, Colloque sur la décroissance, Etats-Généraux de la décroissance…). Nous souscrivons à cette remarque et nous serions heureux que des rencontres soient organisées à travers toute la France (et à l’étranger) afin que chaque groupe au niveau local puisse partager ses expériences avec d’autres.
En attendant, nous organisons cette modeste rencontre dans le but de stimuler « la contagiosité rayonnante » qui était à l’œuvre lors de la marche pour la décroissance et nous espérons que le maximum d’entre vous pourra partager un moment avec nous autour d’un verre, de quelque chose à grignoter ou lors d’un atelier de discussion.
Cette rencontre n’est organisée ni par la revue La décroissance ni par le Parti pour la décroissance.
Vous pouvez contacter et Mika et Didier par e-mail à yellowred@no-log.org et didier_laurencin@yahoo.fr
Nous espérons que de nombreuses personnes parmi vous pourrons venir.
Didier et Mika
Depuis la fin de la marche pour la décroissance, dans le Morvan, au mois de Juillet, je n’ai pas croisé un marcheur sans que nous fassions allusion à celle de l’année prochaine. Nombreuses ont été les idées émises sur le sujet, les suggestions enthousiastes allant bon train et c’est tant mieux.
Ainsi, il semblerait interressant de fédérer les idées afin d’organiser ensemble un colportage de décroissance qui soit protéïforme et hétéroclite (ce qu’il fût de manière tout à fait spontanée au mois de Juin dernier). La promenade de Lyon à Magny-Cours a porté de jolis fruits. Entre autres, de nombreux liens se sont tissés et des groupes locaux se sont constitués. Il serait judicieux de profiter de cette vivacité pour charpenter la future marche.
Je ne sais pas si les casseurs de pub ou certains goupes locaux ont prévus de réitérer cette sympathique vadrouille. Je sais seulement que l’on en cause ici ou là .
Plusieurs marches peuvent avoir lieu, sous divers intitulés, de durées différentes, partants d’horizons multiples et se joignant vers une même destination... ou se séparant vers maintes arrivées. On peut aussi partir de Lyon et aller à Magny-Cours, pour changer. Que sais-je ? Toutes les propositions seront nécessairement les bienvenues.
Nous pouvons en debattre par le biais des groupes locaux ou à tout autre occasion qui se prête à la causerie (apéro, repas, promenade digestive...). Ceux qui ont un accès facile à internet peuvent discutailler sur le forum. Voilà.
Merci de votre attention.
Jérôme
NdA : un sujet spécial a été créé sur le forum : c’est là . De plus le groupe de Nantes est en train d’ organiser une marche locale . j’encourage chaudement les autres groupes à faire de même !
Bonjour à vous amis dessinateurs/trices en herbe,
La lutte contre le monde des spécialistes et autres « compétents » s’étend aussi à l’univers des pratiques artistiques. Vous griboullez ? Mieux, vous dessinez !!! Alors le site decroissance.info ne peut qu’accueillir vos dessins habillant les articles et brèves qui y paraissent.
Envoyez vos dessins (de préférence) au format XCF (Gimp) ou PSD (Photoshop) à l’adresse suivante : proposer_un_dessin@decroissance.info
C‘est vrai, après tout, lorsqu’on entre dans cet escalier, pourquoi est-ce que le cinquième doit-il être éclairé alors qu’on habite, peut-être, au second ? Pourquoi ne pas diviser l’éclairage en plusieurs parties, du RDC au 3 (il n’y a pas de logement au RDC), par exemple, puis 4 et 5, avec un bouton au palier du 3 pour allumer 4 et 5 lorsque l’on monte et un au 4 pour allumer du 3 au RDC en descendant ?
A raison de 3 ampoules de 100 watts par étage, pour quelqu’un habitant au second, 9x100 watts brûlent sans aucune utilité...
De plus -mais ceci est une particularité de ma cage d’escalier- une veranda sur le palier du cinquième crée un puit de lumière qui decend jusqu’au second étage par temps clair. Ce qui fait que, dans la journée, l’éclairage est inutile jusqu’au troisième étage. Alors, lorsque la dame du premier descend de chez elle, elle allume 12x100 watts pour rien... alors qu’elle en a besoin elle. En divisant la gestion de l’éclairage, on diviserait la consomation.
Idem, lorsque deux voisins discutent sur le pas de leurs portes, ils allument TOUT l’escalier de ses milles feux.
De même, le TEMPS pendant lequel l’éclairage se maintient peut-être réduit. Si on considère que les gens qui ont conçu le temporisateur d’éclairage se sont basés sur le temps nécessaire pour monter au cinquième (ce qui est plus ou moins le cas), il suffit de donner 2/3 de ce temps au temporisateur de la zone d’éclairage RDC-3 et 1/3 à celle 4-5.
Ainsi, non seulement MOINS d’ampoules sont allumées en même temps, mais elles le sont aussi pour une durée MOINDRE.
Je ne saurais faire les calculs de consommation mais cela doit quand même représenter quelque chose... Au moins de l’ordre de plusieurs appareils electro-ménagers laissés en veille...
Pourquoi ne pas édicter une règle d’urbanisme pour les immeubles de
peut-être- 4 étages ou plus, avec obligation de subdiviser la gestion
de l’éclairage des cages d’escaliers ? Ce serait sans douleur... au moins
après un certain temps.
J’ai soumis l’idée à quelques architectes de mes amis qui ne la trouve pas plus idiote qu’une autre -au contraire de certains de mes amis "Verts" qui semblent se préocuper plus de 2007-08 que d’autre chose mais ceci est un autre débat.
Voilà,
Jean-Philippe Gervais (Paris 11ème)
Communiqué du parti pour la décroissance :
Suite aux Etats-généraux de la décroissance équitable qui se sont déroulés le 15 octobre 2005 à Lyon en rassemblant plus de 300 personnes, le PARTI POUR LA DECROISSANCE annonce sa naissance. Le mouvement pour la décroissance prend de l¹ampleur dans la société et il se concentre maintenant sur son indispensable articulation politique. Au moment où nous atteignons le pic d¹extraction du pétrole, le choix ne se pose pas entre croissance et décroissance mais entre récession ou décroissance, c¹est-à-dire entre le chaos ou une décroissance soutenable et équitable préservant et renforçant la démocratie et l¹humanisme. Le PARTI POUR LA DECROISSANCE s¹attelle aujourd¹hui à présenter des candidats dans toutes les circonscriptions françaises en 2007 pour présenter la décroissance à l¹ensemble de nos concitoyens. Le PARTI POUR LA DECROISSANCE appelle toutes celles et tous ceux qui souhaitent que la décroissance soit portée dans le champ politique à le rejoindre.
La nébuleuse decroissance.info est heureuse d’accueillir en son sein deux nouveaux sites !
montpellier.decroissance.info
toulouse.decroissance.info
D’autres mini-sites consacrés aux groupes locaux vont suivre
Restez à l’écoute !
DÉCROISSANCE DE GAUCHE et INTERNATIONALE
Le bilan de la société libérale dans laquelle nous vivons, où la consommation est devenue le moteur de notre existence, est sombre :
croissance de la consommation irréfléchie d’objets
croissance du mal être, de la précarité
l’avoir comme seule raison d’exister
la consommation à la place de l’être
l’économie qui prime toute autre considération
perte des valeurs humaines
l’individualisme
la tristesse, la grisaille de la pensée capitaliste
le monde malade de la domination, de l’exploitation de la nature et des hommes
Et… Les crises que nous traversons, ou que nous voyons pointer :
crise de la citoyenneté, du politique
crise de l’être, de la personne humaine
crise écologique présente et à venir (l’effet catastrophique d’une croissance infinie dans un monde forcément fini),
C’est une démarche Individuelle et Collective qui va remettre en cause les modes de vie et de consommation occidentale.
ON PEUT L’APPELER DÉCROISSANCE DE GAUCHE … SOCIALE…et à volonté INTERNATIONALE.
- Il s’agit donc d’inventer ensemble, d’autres modèles, ici et aussi dans les pays émergents ; de sortir des schémas économiques actuels. D’autres modèles qui prennent en compte les limites imposées par la nature et par notre humanité, et qui au travers de ce prisme puisse penser mondialement au partage des richesses.
Le problème du partage des richesses, ici posé, doit pour nous, englober le social, la création, la pensée, mais aussi les richesses matérielles, la redistribution. Il n’est pas concevable pour nous de penser à d’autres modèles oublieux des Inégalités sociales.
Dans ce nouveau projet, nous devons redonner place au temps ; temps de s’approprier des pensées, des réflexions ; temps de se construire, êtres humains tous différents ; temps pour rêver, pour créer …
et aussi le « qu’allons nous laisser aux générations futures » qui doit à nouveau prendre corps dans notre société.
Que peut-on mettre en place ?
- Construire et opposer un nouvel imaginaire à l’imaginaire de toute puissance, de possession.
faire avancer notre pensée vers une remise en question de notre mode de vie.
rencontrer, prendre en compte le bouillonnement de résistance des expériences actuelles (AMAP, SEL, Rentrée sans marques…), qui émergent, y compris dans les « banlieues »
repenser la ville, et intégrer dans cette réflexion, la diversité culturelle, les déplacements, la production, le bien être…
redévelopper la sphère de la gratuité (en France : le service publique)
mettre en place le revenu universel couplé avec le salaire maximum
repenser le travail et l’activité
travailler à l’émancipation de l’être, éducation :
-* assurer l’éducation permanent * redonner à l’école son sens de gratuité et de laïcité
.-* redonner à l’école son sens de gratuité et de laïcité
relocaliser notre fonctionnement sans se renfermer, en préservant les échanges, en mutualisant les expériences, en acceptant (intégrant) la diversité du monde.
repenser globalement le transport, les échanges.
C’est bien, une Décroissance de gauche vers un monde que nous voulons, dont il s’agit.
Le Groupe Décroissance de PAG 69
Référent : PATRICK MAGNIER (04 37 69 02 52) magnier.p@wanadoo.fr
Courriel général de PAG69 : info@pag69.org Site : http://www.pag69.org Adresse postale PAG69 – ESGC – 44 rue Saint-Georges – 69005 Lyon
Decroissance.info possède désormais un forum de discussion public... Vous êtes cordialement invités à y participer !
http://forum.decroissance.info
Des forums dédiés ont été créés pour les groupes locaux : Bruxelles , Grenoble , Le Mans , Lyon , Montpellier , Nantes , Paris , Rennes , Toulouse
La liste n’est pas exhautive ! Pour ajouter votre ville, envoyez un messages à moderateurs@decroissance.info
En espérant que ce moyen de communication permettra aux différents groupes locaux de s’organiser et d’échanger ...
PS : Les habitués du forum ZECC ne seront pas perdus !
Depuis octobre 2004, un groupe de militants pour la Décroissance se réunit dans un bistrot "chez Ramon et Pedro", 45 rue DUHAMEL à Rennes, tout les quinze jours, le vendredi soir à partir de 19h00.
Les objectifs de ses rencontres sont simples :
Permettre aux personnes convaincues par les idées de "la décroissance"
de se rencontrer.
Favoriser les échanges d’idées, d’informations, sur tout ce qui bouge
localement.
Provoquer le débat sur les thèmes soulevés par l’avènement d’une société
décroissante.
Parler politique et entretenir le désir de révolution qui ne se décrète
pas mais se prépare.
Soutenir les expériences voisines de "la décroissance".
Cultiver la tolérance et la démocratie.
Nos thèmes de réflexions actuelles :
Organisation de marches locales sur deux jours afin d’aller à la
rencontre de la population et d’installer un dialogue sur la décroissance.
Recensement des activités locales (agriculture paysanne, artisanat,
éco-construction, associations diverses…) allant dans le sens de la
décroissance. Nous espérons ainsi constituer un annuaire qui nous
permettra d’apporter des solutions concrètes, de proximités, faciles
d’accès, de présenter des interlocuteurs locaux, éléments qui nous paraît
indispensable pour une meilleure compréhension et appropriation de notre
message.
Discussions sur les Etats Généraux de la Décroissance.
Nos actions actuelles :
Nous colportons le journal sur le marché des lices (tous les samedi
matin à partir de 10h), dans les festivals et salons éco/bio, dans les
manifs.
Participation au salon Ille et Bio à Guichen le 8 et 9 octobre 2005
(pour plus d’info : www.culturebio.org)
- Prochaine réunion "chez Pedro" vendredi 14 octobre 2005 à partir de 19h00.
Vous pouvez nous contacter en nous écrivant à decroissance35@no-log.org
Photos souvenirs d’une marche en forêt de Brocéliande ; on a pas vu Merlin, ni Viviane ... mais une vingtaine de korrigans objecteurs de croissance, qui de Morlaix à la Vendée, du Mans à l’Atantique, se sont donnés rendez-vous ici pour aller ensemble sur les chemins de la décroissance ... et c’était pas triste !

Aprés une p’tite pause, on trouvera enfin la route pour rejoindre La Guette, chez Alexis ... non loin du Val sans retour .

Aprés la chaleur des échanges à table, rien de tel qu’un feu de bois pour réchauffer les marcheurs !
Le Groupe Nantais pour la Décroissance réunit des personnes autour de la conviction que la Décroissance est le concept-clef qui fournira les solutions pratiques pour répondre au malaise social et au défi écologique actuels.
En vue de faire partager cette conviction à un maximum de personnes, le groupe développe des actions propres à faire parler de Décroissance et à en être le relais politique sur l’agglomération nantaise.
Pour l’instant, les actions programmées sont :
la diffusion du journal "la Décroissance"
la participation à un Festival d’écologie à St-Herblain les 24-25 Septembre
l’organisation d’un café-débat en Octobre
la participation à une manifestation contre un projet de route qui
détruira des jardins bio à caractère social le 15 Octobre
des réunions de réflexion par thème en lien avec les Etats Généraux de la
Décroissance
Autres actions envisagées :
vélorutions pour la journée sans achat et la
journée sans voiture de Car Busters,
organisation d’une marche régionale en lien avec d’autres groupes sur la Bretagne au printemps 2006,
participation au Forum Social du Pays Nantais, ateliers échanges-formation
Vous pouvez contacter le groupe en écrivant à decroissance.nantes@no-log.org
MERCI DE DIFFUSER LARGEMENT
A partir du 21 septembre, nouvelle émission mensuelle sur
Radio Panik
105.4 fm à Bruxelles
Écoutez les émissions en allant directement sur radio.decroissance.info
20 % des habitants de la planète consomment 80 % des ressources. Si tous les habitants de la planète consommaient comme le belge moyen, il faudrait 3 planètes. Face à ce constat, les partis politiques, organisations syndicales et institutions internationales continuent malgré cela de promouvoir et de gérer péniblement un système basé sur l’augmentation illimitée de la production et de la consommation. Il ne se passe pas un jour sans que les médias nous parlent de la croissance économique qui à elle seule permettrait soi-disant le bien-être pour tous.
ON SAIT POURTANT DEPUIS LES ANNéES 70 QUE CE MODèLE éCONOMIQUE GéNèRE PLUS DE PROBLèMES QU’IL N’EN RéSOUT :
En 1972 le président de la communauté européenne Mr Sicco Mansholt prévenait déjà : "La croissance économique n’est qu’un objectif immédiat au bénéfice des classes dominantes". Aujourd’hui partout dans le monde des voix s’élèvent pour remettre en question ce modèle de croissance qui constitue le fondement de l’organisation néo-libérale, capitaliste et productiviste de l’économie.
L’émission OBJECTEURS DE CROISSANCE donne la parole à des associations, en Belgique et ailleurs, qui dans leurs analyses et leurs pratiques contestent le mythe de la croissance économique et combattent ses effets dévastateurs.
A partir du mercredi 21 septembre tous les mois à 19h sur Radio Panik 105.4 à Bruxelles et en ligne à l’adresse : decroissance.info [4]
SARAH FAUTRé
JEAN-BATISTE GODINOT
HERVé BRINDEL
Après notre participation à la marche pour la décroissance en juin dernier, nous créons un groupe local de discussion à Toulouse sur le thème de la décroissance.
Nos objectifs : rassembler sur Toulouse les personnes intéressées par la
décroissance pour pouvoir :
discuter de façon régulière sur le sujet, se donner des conseils pour la vie quotidienne, échanger des idées,
réfléchir aux moyens d’actions pour diffuser autour de nous la démarche de décroissance (bouche-à-oreille, interventions dans des congrès, participations à des débats, organisation de conférences, visibilité, etc.).
Toute personne intéressée est la bienvenue !
1ère réunion prévue fin septembre
Contacts : Valérie Chastanet & Gilles Monchoux
Téléphone : 05 34 36 55 73
E-mail : valeriechastanet@hotmail.com
Un groupe décroissance va se créer sur le Pays de Vannes (56), avec comme lieu de réunion le café de la pente à Rochefort en Terre .
1 réunion prévue le 10 octobre à 20h30
Covoiturage assuré depuis Vannes .
Contact : Jean-marie Robert
Téléphone : 02 97 66 54 93
E-mail : bleiz56@wanadoo.fr
Réunion + p’tite bouffe conviviale :
Le mardi 20 Septembre à 18 h au 126 rue du Pavé (proche parc Monod)
Action de barbouillage et recouvrement de pubs à Angers avec les collectifs antipub de l’Ouest, à priori le vendredi 30 septembre [5]
Projection – débat à l’Epicerie du pré sur le thème de la lutte anti-pub dans le cadre d’une journée rencontre, le dimanche 25 Septembre
Désemballage de sur-emballage en supermarché le samedi 15 octobre : Il s’agit de se rendre collectivement dans une grande surface, faire ses courses avec nos propres bocaux et autres contenants puis de laisser les emballages inutiles à ceux qui les diffusent.
En 30 ans, le volume des déchets d’emballage a été multiplié par 5, et par 50 pour le plastique. Le succès fulgurant des mini-portions, du « jetable » (jus de fruit, biscuits, et autres lingettes,…) provoque un accroissement important du volume des déchets.
Face à ce gaspillage organisé, des solutions existent, véritables alternatives à la surconsommation : consignes, achat direct aux producteurs, AMAP, …
Concert de soutien aux deux anti-pubs arrêtés au Barouf’ le vendredi 21 octobre avec « Cheerikawas » : skacore, Mix reggae jamaïcain par Manu,…
Et autres projets : déversement de prospectus publicitaires (45 kg /boîte /an) en décembre, tractage collèges-lycées « Rentrée sans marques »,…
Contact :
Bonjour,
Je suis enseignant sur Béthune et je cherche à mettre en place un groupe de simplicité volontaire, sous forme d’association 1901. Il s’agit, comme l’affirmait Jacques Ellul, "d’agir local et de penser global" pour initier une société de décroissance.
J’ai déjà pas mal réfléchi aux statuts et aux actions possibles. Outre les réunions permettant de diffuser les principes de la simplicité volontaire, je propose de servir de relai local pour les actions nationales (déversement de prospectus, journée sans achat, semaine sans télé, etc), d’organiser des manifestations en faveur des cyclistes et des piétons en ville, et d’éditer un "guide alternatif" recensant les initiatives écologiques et solidaires et permettant de vulgariser les notions de décroissance et de simplicité volontaire. Bien sûr, plein d’autres actions seront possibles. Je pensais également aider Casseurs de Pub à diffuser le journal La Décroissance dans le secteur.
Je n’ai pas pu participer à la marche pour la décroissance, mais les commentaires qui ont suivi m’ont conforté dans ma volonté de faire bouger les choses à mon niveau, dans ma ville et ses environs. Saurons-nous faire les grandes choses si nous ne pouvons faire les petites ? En outre, un groupe étant en formation sur Lille, nous pourrons également être en contact avec la métropole.
En attendant de trouver des personnes motivées, j’ai déjà commencé la mise au point d’un guide alternatif, inspiré du guide altern’actif de Chiche !Nord. Il est quasiment au point et sortira à l’automne, vraisemblablement en octobre.
Imaginez que commencent à fleurir un peu partout des groupes de décroissance. Des gens souriants et non-violents qui ne consomment que le strict nécessaire, et communiquent avec simplicité et pédagogie, à l’aide de guides alternatifs. Une communication lucide mais ouverte, partant de la situation vécue par les gens au jour le jour afin de leur montrer tous les intérêts qu’ils peuvent avoir à changer leur mode de vie.
Stéphane Charlier
_stephmontag451@aol.com_
En parallèle du chantier du morvan , un deuxième projet issu de la marche vient d’éclore.
Il s’agit d’une caravane permanente qui se déplacera entre différents lieux alternatifs , éco-villages, etc...
Un groupe d’une dizaine de marcheurs est actuellement en train de constuire des yourtes dans le Gard, chez Alain

Pour plus de détails, consultez Rebellyon.info
Des nouvelles de celles et ceux qui ont continué la marche et sont actuellement chez Jean-Luc de Passerelle-Eco pour un chantier-rencontre autogéré.
Voir ici : http://www.passerelleco.info/articl...
Ceci est une invitation à les rejoindre... :-)
Lors de la marche pour la décroissance, un groupe de parigots s’est formé et a décidé de ne pas en rester là....
Une liste de diffusion , paris@decroissance.info a été créée . Elle compte aujourd’hui une quarantaine d’inscrits...
Pour le moment les premières actions proposés sont des pique-niques pour se rencontrer et discuter . Un pique-nique est d’ailleurs organisé demain midi (Samedi 23 !) à coté du musée Rodin . Pour plus de détails contactez-moi
Si vous souhaitez faire parti de ce groupe, envoyer simplement un mail à : paris-abonnement@decroissance.info
Le 2 février dernier, deux militants du collectif avaient tagués des messages sur des espaces publicitaires du centre ville du Mans. La marée chaussée passait par là, et les barbouilleurs étaient alors retenus 14 h en garde à vue. Inculpés dans le cadre d’une composition pénale validés début juillet par le président du tribunal de grande instance du Mans, le collectif va devoir s’acquitter d’une amende de 500 € pour le Trésor public ainsi que 900 € de dommages à versés à la « victime » : la société JC Decaux.
Continuant tout de même leurs actions, les antipub manceaux opéraient une nouvelle fois le 1er Avril, choisissant des modes d’actions moins « agressifs » en barbouillant quatre panneaux de pub 4m x 3m à visage découvert avec du Blanc d’Espagne, une craie blanche lavable à l’eau. Malgré ces précautions, la BAC (brigade anti criminalité) est intervenue pour relever les identités. Par la suite, 4 militants ont été convoqués devant le procureur le 2 Juin, ou ils leurs a été proposés 600 € d’amende au total. Reconnaissant leurs actes mais refusant cette fois la composition pénale, ils ont signalés au représentant de la loi qu’ils n’avaient pas commis de dégradations (car barbouillage au Blanc d’Espagne) et qu’ils souhaitaient une reconnaissance collective de leur action. Le collectif attend maintenant la décision du juge : classement sans suite ou poursuites devant un tribunal.
Pour soutenir ou recevoir des infos du collectif : Chèque à l’ordre « Des Idées et du bruit »
Adresse :
Tel : 06 73 34 00 54
Internet : http://www.antipub72.dynalias.org
e-mail : antipub72@cooperation.net
Appel à tous les décroissants du Nord !
Un groupe décroissance à lille est en cours de création ...
Pour avoir plus d’information, contactez Cécile DUBART à l’adresse suivante : ceciledubart@hotmail.com
Suite à la marche, un groupe décroissance est en train de se former en Normandie...
Une des premières actions envisagées serait de participer au forum social local qui aura lieu dans l’Orne l’année prochaine.
Pour plus d’informations ou pour rejoindre ce groupe, vous pouvez contacter François Lenoir
La marche pour la décroissance est arrivée à Magny Cours dimanche 3 juillet...
500 personnes dont Albert Jacquard, José Bové, Serge Latouche ont demandé l’annulation du grand prix de France de Formule 1.
Un discours rédigé par les marcheurs a été prononcé.
Ensuite François Schneider et Jujube sont allés jusqu’au circuit pour livrer symboliquement "les deux derniers barrils de pétrole" aux rois de la F1.
La manifestation s’est déroulée pacifiquement et les marcheurs se sont séparés dans la joie ...
Quelque marcheurs ont décidé de prolonger la marche et d’accompagner François pendant l’été... Nous vous enverrons plus d’informations sur leur parcours dès que possible....
Un rendez-vous est proposé le 28 juin (pendant la marche ?) au MNEI
plus d’infos sur Indymedia Grenoble
Vous pouvez également contacter grenobledecroissance@gmail.com
Au début du mois de juillet, une initiative similaire sera organisées à Paris et peut être dans d’autres coins de la France ...
Restez à l’écoute !
La marche pour la décroissance débutera demain à Lyon ( Rendez-vous à 10h place Antonin Poncet)
Ce soir (lundi 6 juin ) un conférence sur la décroissance aura lieu à la salle Victor Hugo, 33 rue Bossuet, Lyon 6e à 20h
plus d’infos là : decroissance.org
et un suivi sur : rebellyon.info
Je tenterai de mettre en ligne des commpte-rendus tout au long de la marche suivant mes possibilités
à bientôt
Après plusieurs mois de , le site decroissance.info voit enfin le jour !!!
Faites circulez la nouvelle : "www.decroissance.info est né !" ;-)
Le nombre d’articles est encore restreint mais le contenu s’étoffera progressivement . Vous pouvez d’ailleurs nous aider à faire vivre ce site en rédigeant des articles et en les envoyant à contact@decroissance.info
Il va être mis en place un module sur le site des états-généraux pour organiser l’hébergement et le co-voiturage pour ce week-end là.
Les personnes qui ont de la place pour héberger m’envoient un mail (aurelienlafarge@free.fr) ou me téléphonent (08-71-04-69-68) et me donnent leur nom, adresse, téléphone et nombre de places. Idem pour le co-voiturage en précisant le lieu de départ (et les grandes villes traversées éventuellement).
Les personnes qui se proposent essaient de me contacter régulièrement pour que je mette à jour le nombre de places restantes sur Internet.
Il faudrait demander aussi à ceux qui ont des listes de diffusion de faire passer le message le plus largement possible.
Merci