C’est bien connu, « La bonne santé des Nations et le bonheur des populations dépendent du « développement industriel et de la croissance économique »... Pourtant, dans bien des pays développés, la Santé semble de plus en plus en difficulté. Elle n’arrive plus vraiment à suivre les « progrès prodigieux » de la science médicale. Cette situation préoccupe un nombre toujours croissant de gens, d’associations et d’institutions. La question peut même se poser de savoir si la Santé ne souffre pas plus de la Croissance (...)
L’Hypocrisie du discours de l’emploi et de remise des exclus au travail !
Comment passer d’une société de tout emploi à une société de toute activité-créativité ?
La religion de la croissance
Si une entreprise embauche par croissance de son chiffre d’affaire, c’est qu’elle embauche Pierre pour débaucher Paul dans l’entreprise adverse, si nous sommes dans un contexte de croissance zéro ! Donc il faut de la croissance pour que le jeu soit « à somme positive » ! Tout homme de la rue le comprend.
Ce que l’homme de la rue ne sait pas, c’est que la croissance de la décennie 1990-1999 a été globalement de 18% (1,8% en moyenne annuelle) . La population active avec (...)
Le « Point IV » du Président Truman : l’invention du développement ou l’intégration des " Sud " au mythe occidental de la croissance.
A la sortie de la Seconde guerre mondiale et alors que la « Guerre froide » s’installait, les conseillers du nouveau président américain en ce mois de décembre 1948 préparaient le discours d’investiture que celui-ci devait prononcer le 20 janvier 1949. Une première réunion dégagea trois idées qui firent rapidement l’unanimité : les Etats-Unis continueraient de soutenir la nouvelle organisation des Nations unies, ils poursuivraient leur effort de reconstruction européenne à travers le plan Marshall et, enfin, ils (...)
Le « développement » : Histoire d’une croyance et d’une domination occidentales.
« La destinée des hommes est au Sud [...]. Le moment est venu de faire remarquer à l’Europe qu’elle a, à côté d’elle, l’Afrique [...]. Au XIXe siècle, le Blanc a fait du Noir un homme ; au Xxe siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde. Refaire une Afrique nouvelle, rendre la vieille Afrique maniable à la civilisation, tel est le problème ; l’Europe le résoudra. Allez, peuples ! Emparez-vous de cette terre ! Prenez-là ! A qui ? A personne. Prenez cette terre à Dieu ! Dieu donne la terre aux hommes. Dieu offre (...)
La croissance pour ethnocider les Indiens de Guyane.
La décroissance, c’est la remise en question de la notion de « développement ».
En janvier 1949, le président Truman a inventé la notion de " développement " et de " sous développement" pour remplacer le mot " colonisation ".
Car comme l’explique un collègue de Gilbert RIST dans " Crédits sans frontières, la religion de la banque mondiale ", Fabrizio Sabelli, les USA avaient besoin de trouver des débouchés pour maintenir leur machine industrielle à plein régime, régime fonctionnant à fond du fait de la guerre de 39-45. Il explique que dès 1943, les USA s’inquiétaient de la baisse probable de la (...)
La destruction du système agraire indien en Amérique latine, ou l’histoire écocidaire du « développement ».
« La civilisation occidentale s’est entièrement tournée, depuis deux ou trois siècles, vers la mise à la disposition de l’homme de moyens mécaniques de plus en plus puissants. Si l’on adopte ce critère, on fera de la quantité d’énergie disponible par tête d’habitant l’expression du plus ou moins haut degré de développement des sociétés humaines. La civilisation occidentale, sous sa forme nord-américaine, occupera la place de tête, les sociétés européennes venant ensuite, avec à la traîne, une masse de sociétés asiatiques et (...)
Quelle oeuvre, en anthropologie, est plus salutaire et jubilatoire que celle de Pierre Clastres ? Celle de Marshall Sahlins, répondrait l’intéressé. Ouais... disons que ça se vaut.
Pourtant, à la lecture de ses textes on est vite désemparé par le caractère atypique et novateur qui échappe à toute incorporation dans les clivages habituels de l’anthropologie politique. Miguel Abensour, qui lui a consacré une étude, ne tente de cerner Clastres que par des propositions négatives : il n’est pas structuraliste mais ne (...)
La pauvreté, mauvaise conscience des âmes sensibles et invention perverse des maîtres du monde.
Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, le "bon" docteur James Wolfenson, Président de la Banque Mondiale déclarait qu’il fallait lancer des programmes de lutte contre la pauvreté. Son compère, le "brave" Mickael Moore, secrétaire de l’Organisation Mondiale du Commerce, renchérissait : Il faut accélérer la libéralisation du commerce pour en finir avec la misère du monde. Et cela, en dépit des résultats catastrophiques de l’Uruguay Round pour les Pays les moins avancés (PMA). L’instrumentalisation et la (...)