
Foire aux questions
Cette page est là pour répondre à vos interrogations...
Si vous n’y trouvez pas votre bonheur, envoyez nous votre question et nous la feront apparaitre ci-dessous...
Nous sommes un ensemble hétéroclite d’individus sans liens directs entre eux. Actuellement (juin 2007) le site compte 8 administrateurices-modérateurices, et une cinquantaine de rédacteurices.
Notre but n’est pas définir et prêcher une doctrine ou une vision mais au contraire de proposer un espace de débats libres et constructifs.
La décroissance n’est pas un concept mais un « mot-obus » pour mettre à bas l’idéologie de la croissance pour la croissance. Cependant la décroissance n’est pas le contraire de la croissance économique, elle n’est donc pas la récession, car il n’y a rien de pire que l’inverse de la croissance dans une société de croissance. La décroissance n’est donc pas un autre modèle économique, ni même une politique économique alternative. Pour mieux comprendre la signification du mot d’ordre de « décroissance », on devrait même parler d’« a-croissance » comme l’on parle d’a-théisme. La mouvance de la décroissance entend ainsi faire décroître l’empreinte écologique de nos sociétés, tout en remettant en cause l’économisme qui empreint nos imaginaires collectifs et individuels. C’est-à-dire qu’il faut par la décolonisation de notre propre imaginaire « sortir de l’Economie » pour la remettre à sa place, c’est-à-dire la réenchâsser dans le social et le politique, et plus largement dans nos vies. Pour une société où il y ait « plus de liens et moins de biens ! »
C’est aussi l’idée de ne produire que ce qui est vraiment utile et de trouver des modes de productions cohérents avec des besoins cernés. Nous voulons être responsable et gagner notre autonomie.
C’est enfin, maintenant que nous approchons sensiblement des limites de notre écosystème, l’idée d’apprendre à vivre avec lui au lieu de le détruire.
Pour se questionner plus :
Un dossier de decroissance.info
Ces deux notions peuvent paraître proches mais ne le sont pas.
En quelques mots on peut dire que le ’développement durable’ cherche à concilier croissance économique et respect de l’environnement alors que la ’décroissance’ considère que la croissance économique est un des principaux facteurs de la destruction de notre environnement. Par ailleurs la problématique de la ’décroissance’ déborde largement la question écologique.
Pour plus d’informations consultez la comparaison détaillée de ces deux concepts. On peut également voir la traduction en anglais de ce même tableau : « Degrowth vs. Sustainable development ».
Si le terme "décroissance" vient s’opposer à "développement durable", c’est aussi en raison de la récupération simple et sans complexe qui a été faite de ce dernier par les industriels.
Voir par exemple " le bétisier de la décroissance ", établi sur le site www.décroissance.org
C’est le fait d’adopter un mode de vie sans fioriture, où seul l’essentiel a sa place, en tout cas d’un point de vue purement matériel.
En pratique, cela va consister à avoir peu de besoins et à utiliser les produits de la manière la plus économique, de manière à aller le moins souvent possible dans les magasins.
Cela a pour conséquences directes de tranquilliser l’esprit, d’économiser la planète, et de faire gagner moins d’argent aux multinationales.
On peut tenter de résumer la simplicité volontaire en citant Mahatma Ghandi : « Vivre plus simplement pour que d’autres puissent tout simplement vivre »
Certains reprochent aux décroissants de refuser en bloc le confort et la technologie, de prêcher l’ascétisme et la privation lorsqu’ils parlent de simplicité volontaire, bref d’être un peu des crispés. C’est là se méprendre sur un point essentiel, car ça sous-entend qu’une simplicité volontaire ne peut pas être agréable et appétissante, et qu’on ne peut adopter un tel mode de vie qu’en s’y contraignant.
Une simplicité volontaire est un mode de vie qui pollue moins, produit moins de déchets, et qui consomme moins de ressources non renouvelables. Mais vivre dans une simplicité volontaire ne consiste aucunement à se priver ni à s’auto-réprimer, ce n’est pas vivre dans la frustration. Il ne s’agit pas par exemple de prendre les transports en commun ou son vélo "pour la bonne cause" en pensant que quand même on préfèrerait y aller en voiture, de se forcer à ne pas acheter des choses dont on a envie, de préparer ses repas au lieu de réchauffer des plats cuisinés au micro-ondes mais en râlant parce que ça prend du temps, etc... Il ne s’agit pas de se forcer à le faire, mais de le faire parce qu’on en a envie. La simplicité volontaire consiste dans un premier temps à décoloniser l’imaginaire, à désirer autrement, comme le dit entre autres Miguel Benasayag. Comment peut-on trouver le vélo plus désirable que la voiture individuelle ? Comment cultiver un potager peut-il être plus désirable que de consommer des légumes achetés en grande surface ? Comment, pendant trois heures et demie par jour [1], faire autre chose que regarder la télé peut-il être plus désirable que de la regarder ?
Pour cela, il s’agit d’abord de garder un regard critique, de ne pas considérer comme une certitude que le mode de vie classique des pays riches est par essence le meilleur, et surtout il s’agit de découvrir d’autres modes de consommation associés à d’autres modes de vie, plus riches, plus agréables, plus appétissants. Peut-être ce site vous permettra-t-il de trouver quelques pistes de réflexion à ce sujet.
[1] Durée moyenne que passe un habitant de l’union européenne à regarder la télévision
Pourquoi les objecteurs de croissance ne revendiquent-ils pas l’écologicisation de l’économie ou des sciences économiques, ni une sorte de croissance économique zéro et encore moins une croissance économique à l’envers (une décroissance économique), mais carrément une sortie de l’économie ?
« Sortir de l’économie », c’est instiller le doute sur ce qui peut paraître évident : les catégories de base de l’économie. Car est-il si universel et évident que les échanges soient réglés par l’argent, le salaire, la valeur d’échange, les prix, les dites « lois » économiques ? D’où sortent toutes ces représentations devenues notre réalité quotidienne ? Quelle est leur histoire, quelle est leur genèse, où et comment sont-elles apparues ? Ce sont là des questions que peu de personnes posent... donc, nous les posons en nous inspirant de travaux d’anthropologues, d’historiens, de philosophes, voire d’économistes en rupture de ban. En effet, les catégories de base de l’économie (aussi bien classique que fordiste, keynésienne, néo-libérale comme altermondialiste) sont-elles les seules conditions de possibilité de l’échange ?
Cette généalogie des catégories de base de l’économie, permet ainsi un relativisme qui chasse l’évidence si partagée du caractère normal et naturel des conditions actuelles de nos existences réduites à des marchandises et à de simples choses. En sortant de ces catégories de base de l’économie, nous montrons clairement que nous pouvons construire sur autres choses que l’universalisme d’une vision dominante qui réduit la réalité du monde et la sensibilité humaine à de la simple « réalité économique ». La vie n’est pas la « vie économique ».
Pour aller plus loin voir cet article : Sortir de l’économie ça veut dire quoi ?. On peut aussi lire ce livre de Serge Latouche, L’invention de l’économie, Albin Michel, 2005. Gilbert Rist, Le développement. Histoire d’une croyance occidentale, Presses de Science-Po, 2001. Ou encore, Anselm Jappe, Les Aventures de la marchandise. Pour une nouvelle critique de la valeur, Denoël, 2003.
On ne peut pas considérer la démographie humaine au même titre que la production de biens et de services... Ainsi nous ne cautionnons pas les idéologies « anti-natalistes » et les propositions de réduction de la population mondiale, en particulier celles issues des travaux de Thomas Malthus
De la même façon, nous refutons le principe selon lequel tous les êtres vivants se valent. Que la vie d’un homme en quelque sorte vaut autant que celle d’une fourmi ou d’un ver de terre. Nous considerons qu’une vie humaine ne peut pas être comparée à une autre forme de vie et ce sans pour autant considérer l’humain comme une espèce supérieure et dominante.
D’une manière générale, nous refusons les pensées et les théories qui désignent l’humanité comme un « problème » ou un « cancer ». Nous cherchons avant tout à regarder le monde sans haine et à ce titre les propos qui ne respectent pas la dignité humaine n’ont pas leur place sur ce site.
Cela étant dit, il existe bien évidemment des limites à la densité des populations, temporellement et géographiquement variables. Sur cet épineux problème, deux tendances se dégagent et peuvent être énoncées comme suit :
Soit, en vue d’adapter la population mondiale aux ressources globales, on programme arbitrairement, et depuis un point aveugle (un éventuel gouvernement mondial ?) une diminution de la population de telle ou telle région, avec tous les effets désastreux qu’on peut imaginer.
Soit on vise à ce que telle population soit capable de s’approprier les ressources du territoire sur lequel elle vit (et donc à ne voir d’autres populations le faire à leur place), et à ajuster elle-même sa reproduction dans le temps en fonction de ces ressources ainsi contrôlées. C’est ce que l’on peut appeler une « autonomie relocalisée ».
Pour ce qui est de ce site en lui-même, les rédacteurs et les administrateurs forment un collectif informel . Il n’y a pas de cartes de membre , de bulletins d’adhésion et surtout pas de frais d’incription. Le meilleur moyen pour faire partie de ce collectif est d’écrire un article ou un témoignage et de l’envoyer à proposer_un_article@decroissance.info
Pour ce qui est du champ politique et associatif, la décroissance n’a pas encore été récupérée par est un thème plus ou moins bien mis en avant chez certains partis politiques . Notre rôle n’est pas de vous "orienter" vers l’un ou l’autre de ces partis.
Par contre à un niveau personnel vous pouvez adhérer aux idées de décroissance en réduisant vos besoins et votre empreinte écologique. Vous trouverez sur ce site des liens , des exemples , des réflexions et des débats de personnes qui sont à la recherche d’un mode de vie plus équitable, plus simple et plus convivial...
L’empreinte écologique est une mesure de la pression qu’exerce l’homme sur la matière et notament sur celle qui peut servir nos projets énergétique. C’est un outil qui évalue la surface productive nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins d’absorption de déchets.
Par exemple : Un européen a besoin de 5 Hectares pour maintenir son niveau de vie, Si tout les êtres humain vivant comme des européens , il faudrait 2 planètes supplémentaires.
Calculez votre empreinte écologique On peut aussi consulter ce diaporama très didactique sur l’empreinte écologique. Il comprend également un mode de calcul de votre propre empreinte écologique.
Nous souhaitons soutenir les groupes locaux de décroissance qui fleurissent un peu partout . Si un groupe souhaite créer un site web ou un journal en ligne ou une simple page d’information, Nous pouvons fournir l’adresse correspondant à la ville ( par exemple : http://paris.decroissance.info ou http://montpellier.decroissance.info )
Attention ! Nous fournissons le nom de domaine (l’adresse) mais pas l’hébergement des pages web . Vous devrez aussi trouver un hébergeur internet ( L’apinc et Ouvaton sont très bien ! )
Oui ! Vous pouvez même le modifier et le redistribuer à condition de respecter les deux clauses suivantes :
- Vous devez citer le ou les auteurs du document
- Vous ne devez pas utiliser le document à des fins commerciales...
Plus d’informations par là
Quatre photos ont été réalisées par Mélodie Chevalier
Deux photos proviennent du camembert magique
Le reste appartient au domaine publique.
Si vous êtes intéressé par les dessins de la talentueuse Jojo la marguerite, vous pouvez contacter cet énigmatique personnage : jojo-la-marguerite(a)wanadoo.fr
Non.
Nous n’avons pas de liens direct avec le parti pour la décroissance , ni avec le parti français pour la décroissance, ni avec aucune autre organisation politique d’ailleurs...
Le code HTML du site ("squelette SPIP") est disponible sous licence GPL...
Un rumeur tenace se ballade sur quelques pages web et dans certains journaux, désignant ce site comme "nauséabond" ou "contaminé".
Après un examen clinique approfondi, nous pouvons vous rassurer : toute l’équipe des administrateurs de ce site se porte bien. Hormis le fait de devoir répondre à des accusations délirantes et mesquines, nous ne souffrons d’aucune affliction particulière. De plus les experts sont formels : les sites internet sont composés de pages HTML qui ne dégagent pas d’odeurs et ne constitue pas un vecteur de transmission virale.
Par ailleurs nous notons des témoignages contradictoires qui font état d’un doux parfum ressenti lors de la lecture du site .
Pour être honnêtes, toutes ces rumeurs sur les propriétés odorantes de ce site web nous laissent perplexes. Si vous éprouvez une gêne ou un plaisir olfactif à la lecture de decroissance.info, merci de nous tenir au courant. Vérifiez également que votre ordinateur n’est pas en train de cramer et si une fumée noire s’échappe du boitier de l’unité centrale, envoyez rapidement un e-mail à la caserne de pompiers la plus proche.
Nous sommes une équipe de 8 personnes bénévoles. Nous nous efforçons de garantir la qualité des textes que nous vous proposons. Tous les textes publiés sur le site sont relus par plusieurs personnes. Nous vérifions en particulier que chaque article respecte notre charte et nous luttons vaillamment contre les fautes d’orthographe et autres coquilles. Ainsi nous pouvons vous garantir que la partie rédactionnelle de decroissance.info ne comporte pas de messages contraires à notre charte.
Concernant notre forum, le fonctionnement est différent. Nous ne pouvons pas et ne voulons pas effectuer une censure unilatérale des messages écrits par les membres du forum. Nous considérons le forum comme une agora : un espace de débat public où chacun est libre de s’exprimer et reste responsable de ses propos. Concrètement parmi les milliers de messages du forum, certains passages ( une infime minorité ) peuvent être considérés comme violents ou en désaccord avec notre charte.
Nous avons donc mis en place un système de modération collective qui permet à tous les membres du forum de signaler et d’agir contre les messages litigieux. Il est possible notamment de proposer un vote pour demander le retrait d’un message. tous les membres du forum dispose d’une voix. Cette méthode de modération collective est néanmoins plus évoluée qu’un vulgaire système de vote, voici une explication détaillée pour comprendre comment ça marche :
http://forum.decroissance.info/view...
En mettant en place ce système de modération, nous essayons d’impliquer l’ensemble des membres du forum. La qualité des débats sur le forum et le respect de la charte est l’affaire de tous et non pas une tache attribuée à une minorité de modérateurs.
Cette méthode de modération collective est assez rare. Elle provoque parfois l’incompréhension . Une personne qui tombe de but en blanc sur un des rares propos agressifs du forum pourraient nous traiter de laxistes ou d’irresponsables. Cependant la méthode que nous avons mis en place nous parait plus transparente et plus démocratique. Elle est également nettement plus complexe.
Encore une fois nous invitons à prendre connaissance du mode d’emploi de ce système de modération.
Nous sommes ouverts à toutes remarques constructives qui nous aidera à améliorer la qualité et la transparence des débats sur le forum.