
Reflexions
Un projet. Soutenir un projet c’est refuser l’acquiescement à l’ordre de choses. C’est renoncer à la résignation conformiste de la pensée unique et de sa colonisation de l’imaginaire avec sa logique unidimensionnelle, son positivisme illogique et son cynisme confortable qui aspirent à la fin de l’histoire et à la gestion loyale d’un monde désormais sans autre projet que son infinie parthénogenèse. c’est ensuite récuser tous les projets alternatifs qu’on a vu fleurir depuis une quinzaine d’années sous les titres les plus risibles : projet de vie, projet d’établissement, projet d’entreprise, projet de voyage, projet de changement, projet de sauvegarde, projet de projet. Autant de vocables mystificateurs qui cachent mal le vide politique, l’accomodement au principe de réalité, l’absence d’idée, l’abîme existentiel, le néant culturel.
La pléthore de projets vendus comme autant de gadgets dans les discounts du savoir spectaculaire, les sex-shops politiques, les peep-shows télévisuels dissimule fondamentalement l’absence d’un réel projet au sens où l’entendaient Kant, Sartre, Bloch, c’est-à-dire l’anticipation concrète dans l’ici et maintenant d’un futur humain à faire advenir. Utopie diront certains, réalisme politique répondrons-nous, car il y a aujourd’hui une dynamique d’idéal et de necessité qui peut se conjuguer.
Notre projet s’insère dans la perspective d’une réhabilitation de la pensée, de la réflexion et de la critique à l’encontre du bateau ivre qu’est notre monde fonçant droit comme un bolide sans pilote et sans possibilité de changer de vitesse, dans le mur certain du ravage planifié de la Terre comme de l’auto-destruction de l’humanité.
Autrefois les moissons s’accompagnaient de grandes fêtes symboliques. Aujourd’hui, cela se passe sans tambour ni trompette avec des travailleurs qui utilisent des outils productifs telles que les moissonneuses-batteuses, ainsi que de lourdes remorques pour transporter le grain.
Autrefois les moissons s’accompagnaient de grandes fêtes symboliques. Aujourd’hui, cela se passe sans tambour ni trompette avec des travailleurs qui utilisent des outils productifs telles que les moissonneuses-batteuses, ainsi que de lourdes remorques pour transporter le grain.
La crise structurelle que vivent nos sociétés, bien qu’elle prenne des formes différentes dans les pays du Nord et du Sud, a partout le même sens : il n’est raisonnablement plus possible de croire au développement qu’incarnent les pays du Nord et vers lequel tendent ceux du Sud. Ce modèle productiviste, on s’en rend compte aujourd’hui, n’est ni extensible, ni même viable. Il ne fonctionne pas. C’est pourquoi nos sociétés - qui comportent des zones de "Nord" au Sud, et des zones de "Sud" au Nord - sont des (...)
Voici une année qui pourrait bien être le début du tourment dans lequel les sociétés occidentales sont plongées depuis maintenant près de 30 ans.
Voici une année qui pourrait bien être le début du tourment dans lequel les sociétés occidentales sont plongées depuis maintenant près de 30 ans.
A travers les reflexions d’Albert Jacquard (Halte aux Jeux ! publié en 2004) ou encore la Marche du mouvement de la décroissance pour l’abolition du Grand Prix de Formule 1 de Magny-Cours, la critique du sport de masse entretient une relation privilégiée avec la décroissance.
Contre le sport de compétition de masse et ses multiples effets narcotiques, oniriques et aliénants. Pour un autre sport, pour une autre éducation, pour une autre société.
A travers les reflexions d’Albert Jacquard (Halte aux Jeux ! publié en 2004) ou encore la Marche du mouvement de la décroissance pour l’abolition du Grand Prix de Formule 1 de Magny-Cours, la critique du sport de masse entretient une relation privilégiée avec la décroissance.
À l’échelle individuelle, la décroissance passe par un niveau de consommation compatible avec la disponibilité des ressources de la planète, c’est à dire par une empreinte écologique globale viable (ce qui n’est pas le cas actuellement). C’est entre autres ce que visent ceux qui prônent la simplicité volontaire dans les pays riches, c’est à dire la réduction de ce niveau de consommation jusqu’à un niveau viable pour la planète. Beaucoup espèrent que cette simplicité volontaire pourra s’étendre à la plupart des gens, de façon à (...)
Fabrice Flipo est ingénieur et responsable des Amis de la Terre. Il vient de publier un article - différent de celui publié ci-dessous -, intitulé « La décroissance : une utopie au présent » dans la revue Mouvements (n°41 sept-oct. 2005).
Fabrice Flipo est ingénieur et responsable des Amis de la Terre. Il vient de publier un article - différent de celui publié ci-dessous -, intitulé « La décroissance : une utopie au présent » dans la revue Mouvements (n°41 sept-oct. 2005).
Dans le numéro d’été du journal politicien La Décroissance, le politologue Paul Ariès étouffait dans un fameux article intitulé « Le train manqué de l’anti-CPE » (n°32, p.16), l’ensemble des luttes de terrain d’Objecteurs de croissance qui avaient tenté de « souffler nos questions » à la révolte du printemps 2006, c’est-à-dire qui avaient introduit la critique de l’économisme dans les luttes sociales [1].
Le texte qui suit est un extrait du bulletin A trop courber l’échine (# 18 - juin 2006) qui illustre bien ces nouvelles luttes qui cherchent à décoloniser un imaginaire économiste que partagent trop souvent néo-libéraux, altermondialistes, quand ce n’est pas certains « Objecteurs de croissance » qui affirment que la croissance économique n’est finalement ( !) « pas si négative » que ça (Vincent Cheynet in l’éditorial du journal La Décroissance, n°32, p.3). Ils ont peut-être déjà courbé l’échine devant un replâtrage réformiste économiciste cherchant à éterniser la survie de la Méga-machine. On comprend ainsi mieux certains cris de Vierges effarouchées appelant à l’aide l’Etat, la Loi, l’Ordre et tous les « dispositifs » de la « gouvernementalité » (Michel Foucault), pour faire taire le mouvement " Ni CPE, ni CDI " et la critique de l’idéologie du Travail .
Dans le numéro d’été du journal politicien La Décroissance, le politologue Paul Ariès étouffait dans un fameux article intitulé « Le train manqué de l’anti-CPE » (n°32, p.16), l’ensemble des luttes de terrain d’Objecteurs de croissance qui avaient tenté de « souffler nos questions » à la révolte du printemps 2006, c’est-à-dire qui avaient introduit la critique de l’économisme dans les luttes sociales [[Voici une liste de liens qui affirment la réalité des luttes d’objecteurs de croissance que l’on a cherché à étouffer : (...)
La critique du sport de masse est aujourd’hui dans les milieux libertaires/décroissants une des questions les plus débattues et ce bien souvent avec le plus de passion. L’opposition entre les thèses de Jean-Claude Michéa (Les intellectuels et le ballon rond, chez Climats) favorables au football dans la perspective des analyses de Christopher Lasch [2], et celles des écoles de Jean-Marie Brohm et Marc Perelman ou celle de Michel Caillat, innerve profondément ce débat. On peut tout de même se rassurer du surgissement parfois féroce de ces oppositions puisque au moins Jean-Marie Brohm reconnait être en accord total avec ce que J.-C. Michéa a pu écrire dans Impasse Adam Smith. De l’impossibilité de dépasser le capitalisme sur sa gauche (Climats). Parmi d’innombrables points en commun allant de la critique de l’humanisme de la marchandise à celle du Spectacle en passant par celle de l’idéologie de la croissance, la décroissance du sport est ainsi, bien souvent, le seul élement qui nous distingue. Continuons à débattre !
Le texte qui suit intitulé « Vive la décroissance du sport ! » est paru dans le n°1448 du Monde Libertaire (28 septembre-4 octobre 2006).
La critique du sport de masse est aujourd’hui dans les milieux libertaires/décroissants une des questions les plus débattues et ce bien souvent avec le plus de passion. L’opposition entre les thèses de Jean-Claude Michéa (Les intellectuels et le ballon rond, chez Climats) favorables au football dans la perspective des analyses de Christopher Lasch , et celles des écoles de Jean-Marie Brohm et Marc Perelman ou celle de Michel Caillat, innerve profondément ce débat. On peut tout de même se rassurer du (...)
« Si l’ampleur et la réalité même des ‘‘ terreurs de l’An Mil ’’ sont encore des sujets controversés parmi les historiens, la terreur de l’An Deux Mille est aussi patente que bien fondée ; elle est dès à présent certitude scientifique. Cependant, ce qui se passe n’est rien de foncièrement nouveau : c’est seulement la fin forcée du processus ancien. Une société toujours plus malade, mais toujours plus puissante, a recrée partout concrètement le monde comme environnement et décor de sa maladie, en tant que planète malade. »
Guy Debord, La planète malade, 1971.
« Si l’ampleur et la réalité même des ‘‘ terreurs de l’An Mil ’’ sont encore des sujets controversés parmi les historiens, la terreur de l’An Deux Mille est aussi patente que bien fondée ; elle est dès à présent certitude scientifique. Cependant, ce qui se passe n’est rien de foncièrement nouveau : c’est seulement la fin forcée du processus ancien. Une société toujours plus malade, mais toujours plus puissante, a recrée partout concrètement le monde comme environnement et décor de sa maladie, en tant que planète malade. (...)
Voici en format pdf la retranscription de la conférence de Serge Latouche de passage à Toulouse :
Il ne manquait plus que lui ! Avec l’arrivée de Claude Allègre, annoncée à grand renfort de médias, dans le décor des présidentielles, le spectacle va prendre des allures de grande comédie ! Car vous l’avez compris : le problème du réchauffement climatique, c’est que chacun de nous est comme M. Jourdain : Par ma foye, il y a plus de quarante ans que je cause de l’effet de serre sans que j’en susse rien ? Je vous suis le plus obligé du monde de m’avoir appris cela.
Il ne manquait plus que lui ! Avec l’arrivée de Claude Allègre, annoncée à grand renfort de médias, dans le décor des présidentielles, le spectacle va prendre des allures de grande comédie ! Car vous l’avez compris : le problème du réchauffement climatique, c’est que chacun de nous est comme M. Jourdain : Par ma foye, il y a plus de quarante ans que je cause de l’effet de serre sans que j’en susse rien ? Je vous suis le plus obligé du monde de m’avoir appris cela.
Le tableau qui suit et qui essaye de donner quelques repères doit pour ne pas tomber quelque peu comme un cheveu sur la soupe, être explicité . C’est-à-dire qu’il me faut faire un petit laïus sur mes propres choix interprétatifs, pour avouer au moins en toute transparence, les présupposés de ce tableau : Comment les catégories et les flèches que j’identifie dans le tableau ont été construites par moi au travers de ce qui se passe dans ma tête comme dans ma vie, comme dans celles des gens que je rencontre et que je (...)
Notre objectif est de contrôler le plus grand nombre, à la fois par la réalité de la consommation et par des valeurs destinées à l’esprit.
Pour parvenir à cela, notre travail est des plus complexes.
Notre objectif est de contrôler le plus grand nombre, à la fois par la réalité de la consommation et par des valeurs destinées à l’esprit.
Une traduction en français du livre The subsistence perspective de Maria Mies et Veronika Bennholdt-Thomsen (2000) est disponible ici.
Dans le texte ci-dessous, Maria Mies présente la notion de perspective de subsistance.
Une traduction en français du livre The subsistence perspective de Maria Mies et Veronika Bennholdt-Thomsen (2000) est disponible ici.
Les sabotages récents des lignes TGV ont provoqué une indignation féroce et consensuelle. « Des actes inqualifiables », selon la CGT. Comment ?! On s’en prend au fleuron de l’industrie française ! Ce moteur de la croissance ! Ce privilège incontesté dont bénéficient les Français ! On a même parlé d’« exactions », terme que l’on aurait cru réservé à des actes de violence sur des personnes, ce qui justement était soigneusement exclu par les procédés employés.
Est-ce que nos vaillants travailleurs de choc du monde occidental, qui tous les jours arrivent à découvrir et percer des nouveaux besoins chez les consommateurs insatiables, se portent bien ?
Est-ce que nos vaillants travailleurs de choc du monde occidental, qui tous les jours arrivent à découvrir et percer des nouveaux besoins chez les consommateurs insatiables, se portent bien ?