Notes sur l’écologisme d’Etat et le capitalisme vert
Du grenelle et de son environnement.
« Et, sur le fond, les décroissants les plus en vogue ont martelé encore une fois que la solution passe par la « simplicité volontaire », plus d’Etat et la contrainte. Comme si l’Etat avait besoin d’eux pour multiplier ses lois, ses règles, ses filières, ses seuils, son quadrillage. Comme si la « simplicité involontaire » n’était pas déjà quotidienne et imposée à tous les pauvres par l’économie elle-même. Le capitalisme, tout en continuant à développer les forces productives et à promouvoir le consumérisme, anticipe sur (...)
De l’appel au citoyen dans l’administration du désastre.
De la décroissance à l’Ecologie d’Etat en passant par la consomm’action.
Maman, à toi pour toujours.
« Nous assistons au développement de l’illusion de l’homme politique qui croit maîtriser la machine de l’Etat, qui croit prendre des décisions politiques toujours efficaces, alors qu’il se trouve de plus en plus impuissant en face de la rigueur croissante des appareils étatiques. [...] Réciproquement, paraît l’illusion du citoyen, qui vivant encore sur l’idéologie de la souveraineté populaire et des constitutions démocratiques, croit pouvoir contrôler la politique, l’orienter, (...)
De Grenelle à l’ONUE : Sauver la planète pour sauver le capital ?
Le texte qui suit est tiré d’un feuillet de 4 pages du magazine Offensive (OLS, organisation libertaire et sociale)
De Grenelle à l’ONUE : Sauver la planète pour sauver le capital ?
Entre autres manœuvres gouvernementales, l’automne 2007 aura été marqué par l’organisation d’un médiatique « Grenelle de l’Environnement », opération ayant un but évident de pacification sociale sur le front environnemental. Au delà du vieux coup de l’union sacrée, cette opération pourrait bien n’être qu’une étape dans un plus vaste (...)
Ce Manifeste a été souscrit le 5 décembre 2007 par des participants au colloque La convivencialidad en la era de los sistemas, organisé à Cuernavaca (Mexique) en l’honneur d’Ivan Illich à l’occasion du cinquième anniversaire de sa mort.
Le temps des célébrations est venu. L’heure du changement est arrivé et il nous faut célébrer ensemble notre réveil et la capacité d’agir de chacune et chacun d’entre nous. Célébrons l’aube d’une nouvelle espérance. L’un après l’autre, les rêves brisés se sont transformés en cauchemars : (...)
Texte original de la conférence donnée par Albert Camus au McMillin Theater de l’université de Columbia (New-York) le 28 mars 1946
La crise de l’Homme.
Les hommes de mon âge en France et en Europe sont nés juste avant ou pendant la première grande guerre, sont arrivés à l’adolescence au moment de la crise économique mondiale et ont eu 20 ans l’année de la prise de pouvoir par Hitler. Pour compléter leur éducation, on leur a offert ensuite la guerre d’Espagne, Munich, la guerre de 1939, la défaite (...)
Appel à la vigilance des milieux antiproductivistes et décroissants contre l’extrême-droite
Ce texte est une reproduction d’un appel publié dans le Sarkophage de janvier 2008, auquel se sont associés plusieurs signataires
Face à l’effondrement environnemental et à la crise sociale deux dangers menacent. D’un côté, une frange des courants d’extrême-droite et de droite extrême lance actuellement une tentative de récupération tout à fait inamicale sur les milieux antiproductivistes et anticonsuméristes pour passer en contrebande leurs thèses néo-malthusiennes, eugénistes, racialistes, bref tout le bric à brac (...)
Paul Ariès vu de près : La décroissance doit-elle rentrer dans le moule politique ?
« Post-politique » et décroissance ( 1 ).
Cette série de textes sous-titrés « “ Post-politique ” et décroissance » veut essayer de poser quelques jalons et proposer des éléments épars au pot commun du débat. Elle veut surtout garder une cohérence critique envers l’idéologie du progrès et du développement qui est au fondement des sociétés spectaculaires de croissance, car la politique au sens moderne est bien une des formes innombrables de l’idéologie du progrès sous laquelle se meurt chaque jour ce qu’il nous reste de monde commun.
Mais rien de (...)
« Comment, réaction contre l’organisation, le sentiment de la nature ramène à l’organisation », par Bernard Charbonneau.
Voici un extrait de l’ouvrage de B. Charbonneau Le Jardin de Babylone (1969), où il met par écrit les fondements de ce qui sera dans Le Feu Vert : auto-critique du mouvement écologiste, sa critique de l’écologie politique alors naissante. Le paradoxe du « sentiment de la nature » sera ainsi plus largement celui de toute l’écologie politique : voulant sauver la nature, il faudrait la sur-organiser (toujours plus) pour pouvoir se donner les moyens de la sauver, ce qui n’aboutit finalement qu’à la détruire (...)
Lire Bernard Charbonneau. La décroissance contre le totalitarisme de l’écologisme politique.
« La protection de la nature suppose un minimum d’organisation, mais celle-ci étant l’antithèse de la nature, l’organiser équivaut le plus souvent à la détruire ».
« Nous courons d’abord le risque, non négligeable, d’une destruction de l’homme par celle de son milieu ; car une bonne prospective ne doit pas oublier qu’un siècle de société industrielle n’est rien, et qu’elle vient juste de naître. Et même si la connaissance scientifique et la maîtrise technique du milieu humain devaient progresser au même rythme (...)
José Bové, le candidat condamné, la décroissance dans la campagne
Extraits de l’ouvrage de Paul Ariès
Un livre d’accompagnement critique de la campagne de José. Pour que Bové ne soit pas seulement un antilibéral de plus. Pour une véritable candidature de fondation
Extraits de l’ouvrage de Paul Ariès José Bové : le candidat condamné, la décroissance dans la campagne (Editions Golias, mars 2007) Ce texte peut être librement reproduit avec indication de la source.
Sept ans après le fameux démontage du McDo de Millau, José Bové sera-t-il à même de démonter le système politique français entre une droite porteuse d’un véritable (...)
Aujourd’hui et maintenant depuis quelques années, face au défi écologique majeur qui se profile, au « Feu vert » (B. Charbonneau) qui se propage efficacement dans la tête des écologistes d’Etat comme « alternatifs » pour toujours sur-organiser la société spectaculaire de croissance, comme devant la réalité maintenant criante de l’impuissance de l’économisme “ révolutionnaire ”, écologiste comme altermondaliste finalement immanent au reste de l’ontologie capitaliste, de plus en plus de personnes ici, (...)
INVITATION
à organiser les fêtes du désastre politique
à déserter certaines campagnes
et à en rejoindre d’autres
Et d’abord à entendre pourquoi il ne nous semble pas utile d’aller voter et pourquoi nous sommes engagés dans une autre campagne
Résumé :
Le désastre écologique dont sont victimes les êtres vivants qui se trouvent enfermés dans un système social chaque jour plus totalitaire et artificiel, n’est pas directement lié aux politiques libérales mais au processus historique d’industrialisation lui-même couplé à (...)
L’œuvre de George Orwell est souvent réduite à 1984, satire maintenant inoffensive d’un totalitarisme supposé défait. La publication récente des essais permet de dresser un tout autre portrait d’Orwell, celui d’un socialiste moral forgeant son opposition au totalitarisme dans la participation aux grandes aventures politiques du Xxe siècle.
Tout en lui dénotait l’aristocrate anglais : son accent oxfordien, le ton de sa voix, ses fines moustaches et sa longue silhouette hiératique qui le faisait passer (...)
" Quatorze grands groupes industriels viennent de créer Entreprises pour l’environnement, une association destinée à favoriser leurs actions communes dans le domaine de l’environnement, mais aussi à défendre leur point de vue. Le président de l’association est le P.D.G. de Rhône-Poulenc, Jean-René Fourtou. (...) Les sociétés fondatrices, dont la plupart opèrent dans des secteurs très polluants, dépensent déjà au total pour l’environnement plus de 10 milliards de Francs par an, a rappelé Jean-René Fourtou. Il a d’autre (...)
Partageons déjà un constat : dans notre société riche jusqu’à l’obésité, l’existence d’îlots de pauvreté n’est pas seulement inacceptable - aucune pauvreté n’est acceptable - elle est surtout aberrante. Lorsque les « grands » patrons français gagnent l’équivalent de 300 SMIC par mois et côtoient les 4 millions de français (sur)vivant aujourd’hui sous le seuil de pauvreté, la nécessité d’un rééquilibrage est-elle encore à démontrer ? C’est pourquoi on adhèrera sans peine à cette affirmation avancée par les signataires de la motion du (...)
Une Tribune dans Politis [Politis du jeudi 14 septembre 2006] et un débat à la Fête de l’Humanité ont abordé la problématique de la décroissance au regard de l’analyse marxiste.
Jean-Marie Harribey et Cyril Di Méo considèrent que les décroissancistes « rejettent une des principales avancées de l’économie politique marxiste : la description de différents modes de production, de consommation et de répartition des richesses ». Il est certain que Karl Marx ne compte pas parmi les inspirateurs du mouvement de la (...)
La gauche et l’extrême-gauche vivent sous le soleil crépusculaire de la dernière des Grandes Religions de la Marche Royale du Progrès : la p-o-l-i-t-i-q-u-e. Marx ne disait-il pas déjà que " la politique est la forme profane de la religion ".
La mouvance de la décroissance qui promeut la décroissance de l’empreinte écologique de nos sociétés par la sortie des catégories de base de l’économie, doit-elle alors se fondre dans le moule politique, quand la politique n’est que de la politique économique et fiscaliste ? (...)
La décroissance est-elle une nouvelle forme de militance ? Il faut reconnaître que cette question n’a jamais été posée jusqu’à aujourd’hui dans la mouvance de la décroissance. Militer, s’activer, marcher, manifester, réclamer, colporter, antipuber, créer des partis, etc., tout cela va de soi, comme pour d’autres il va de soi que la croissance et la société économique sont quelque chose de naturel, de transhistorique, d’universel et bien entendu d’évident . Pour nous empêcher de penser et militer toujours plus en (...)
Il commence à y avoir pas mal de textes qui circulent sur Castoriadis , peut-être moins sur Illich. Mettre en parallèle, et de manière critique, leurs deux conceptions de l’autonomie permet de souligner à quel point nous pouvons entendre dans ce terme assez répandu des choses bien différentes. L’enjeu de ce texte est, au départ, d’engendrer un débat dans le cadre de rencontres précises, à Longo Maï. J’aimerais qu’il permette également à d’autres groupes, collectifs, etc. de reprendre et de ré-élaborer cette notion (...)
Texte paru initialement dans Politis, n°905, du 8 juin 2006.
Le thème de la décroissance opère une percée remarquable. Il fait débat au sein des Verts, des altermondialistes, mais aussi d’un public bien plus vaste. Il s’est invité dans la campagne électorale italienne. Il est aussi au coeur des vives contestations locales contre de « grands projets ». L’apparition de cet ovni a mis en ébullition les médias - peu informés et déformant souvent les rares analyses disponibles. Au départ, la décroissance est une bannière (...)
Voici un texte de Catherine Tarral, tel qu’il est paru dans le bulletin de La Ligne d’Horizon numéro 34 (aout-septembre 2005). Ce texte constitue la version écrite (et améliorée, disons - le) d’une intervention faite à Montpellier pendant les Journées François Partant, intervention qui tentait d’éclairer les convergences et divergences entre la PFP (Pensée François Partant pour les intimes) et les réflexions les plus fréquemment rencontrées dans le courant de la Décroissance.
Tout de suite surgit une difficulté de (...)
Le 8 avril à Dijon (Cote d’Or, France), 65 représentants du Parti pour la Décroissance venus de 10 régions de France, réunis en assemblée générale constitutive ont adopté la Charte constitutive et les statuts du parti.
Le Parti pour la Décroissance conditionne l’écologie à l’humanisme et à la démocratie. Il défend un modèle de démocratie basée sur la subsidiarité et la décentralisation et les valeurs républicaines, humanistes et les droits de l’Homme. Il s’engage contre toutes les formes de totalitarisme et de discrimination. (...)
Cet appel est le fruit d’un travail collaboratif motivé par l’envie d’aller plus loin que la lutte contre le cpe, de ne pas voir toutes les énergies se démobiliser alors qu’il reste tant à faire.
APPEL DE PRINTEMPS Pour aller plus loin que le CPE ou « Le monde de Oui-Oui »
« NON » Ecrit sur nos banderoles, sur nos tracts, clowné, chanté et crié dans nos foulards : il en faut de la détermination et de la créativité pour essayer de faire (...)
Aux étudiants, chômeurs, salariés plus ou moins précaires, de France et de Navarre, à tous ceux qui sont ces jours-ci en lutte contre le Contrat Première Embauche, et peut-être contre bien plus que ça...
Puisque nous parvenons de plus en plus précisément à envisager le moment où la Terre sera entièrement consumée par notre mode de vie, Puisque les scientifiques en sont réduit à nous promettre la colonisation d’autres planètes à consommer,
Nous, salariés et étudiants, stabilisés ou (...)
A l’adresse des lycéennes et lycéens, des apprenti(e)s, des étudiantes et étudiants...
Puisque nous parvenons de plus en plus précisément à envisager le moment où la Terre sera entièrement consumée par notre mode de vie, Puisque ce monde industriel considère que l’évolution ne reste possible qu’en hybridant le vivant et la machine,
nous (c’est-à-dire quelques uns de la génération qui vous précède) réfléchissons à ce que pourrait être une vie joyeuse et souhaitable dans un monde fini. Et aussi à ce à quoi il nous paraît désirable de (...)
Le concept de décroissance doit se concevoir comme un paradigme heuristique, un modèle exploratoire qui vise à sortir d’une économie et d’une société de croissance. La décroissance n’est pas un objectif en soi, elle n’implique pas nécessairement une croissance négative. Davantage qu’un idéal, elle constitue un impératif pour réduire une empreinte écologique qui, en France est trois fois supérieure aux capacités biologiques de la Terre.
Ses partisans prônent souvent la sortie de l’« économisme ». Or, l’économie n’est pas le (...)
Le 15 octobre ont été lancés à Lyon les Etats Généraux de la Décroissance Equitable (EGDE). Cette journée nous a permis d’avancer dans notre réflexion sur le concept de décroissance et sur la stratégie à adopter pour diffuser l’idéal qu’il porte.
Qu’est-ce que la décroissance ?
Selon Paul Ariès, initiateur de ces Etats Généraux, la décroissance est un « mot-obus » destiné à pulvériser l’idéologie productivo-consumériste.
Pour Jean-Claude Besson-Girard, autre intervenant, « la décroissance n’est pas la croissance négative. Elle (...)
« Comment passer de l’utopie et de la théorie au projet politique ? »
Hervé Kempf : Comment caractérisiez-vous, du point de vue de ce qu’on appelle le développement durable, l’état des sociétés humaines en ce début de XXIe siècle ?
Hubert Védrine : Notre développement n’est pas éternel, en ce sens qu’il est fondé depuis la révolution industrielle sur l’exploitation de ressources non renouvelables. Cela a permis au système occidental d’atteindre un degré de performance économique inégalé, mais il est impossible de faire vivre (...)
Voici le programme des états généraux de la décroissance équitable en vue des élections présidentielles et législatives de 2007
[ sources : http://www.alternatifs.org - http://www.etats-generaux.org ]
Etats généraux de la décroissance le 15 octobre 2005 à partir de 9h, salle du foyer de Montchat, 53 rue Charles Richard, à Lyon (bus 25 ou 38)
Matin
8h45 - 9h15 : accueil et table de presse
9h15 - 9h30 : Présentation des états-généraux par Jean-Claude Besson-Girard.
9h30 - 9h40 : Intervention de Vincent Cheynet (...)
Ce document fait suite à l’Appel du 5 mars 2005. Il résulte d’une rédaction synthétique et collective effectuée fin mai. Il n’est, toutefois, pas normatif mais incitatif à partir de fondamentaux partagés.
En particulier pour les thématiques des « ateliers locaux de la décroissance » les groupes concernés ont toute latitude pour les compléter et les enrichir. Il est à diffuser sans modération et joyeusement !
Pour porter le choix de la décroissance sur le terrain politique,notamment en 2007. L’état général du monde, (...)