
Rappel :
c’est ce mois de février que le Premier Ministre, sous la pression d’un Chirac pressé, est censé signer le décret de création d’un parc national en Guyane, en supprimant le "Pays Indien", créé en 1970 pour empêcher l’invasion des touristes chez les Indiens.
Les décroissants sont conscients de la nécessité de sauvegarder les derniers peuples qui, parce qu’ils échappent encore à la colonisation occidentale, vivent encore hors de l’influence de l’imaginaire développementiste et économiciste. De ce fait, leur existence est essentielle pour nous aider à redécouvrir l’art de mener un mode de vie écologiquement soutenable, aux antipodes de toute soumission aux pseudo "impératifs économiques"...
Ce texte ci dessous de ICRA est retrouvable sur : http://www.icrainternational.org/ur...
Environnement.
Le parc national, nouvellement créé, privilégie les orpailleurs aux populations.
En Guyane, l’or mieux protégé que les Indiens Par Eliane PATRIARCA QUOTIDIEN : jeudi 8 mars 2007
Après quinze ans de gestation, le Parc de Guyane va voir le jour : le décret de création a été publié au Journal officiel le 28 février. Grand comme la Belgique, avec 3,39 millions d’hectares, le huitième parc national français s’étend sur l’un des derniers massifs tropicaux forestiers encore relativement intacts. Sa création devrait être accueillie avec enthousiasme. Pourtant, c’est une avalanche de réactions négatives ? de la consternation à la colère ? qu’elle suscite. Motif : le parc, dont la mission est de protéger l’environnement, mais aussi les populations vivant dans la forêt guyanaise, a « oublié » les Amérindiens du Haut-Maroni. Au profit du lobby des orpailleurs.
Le Parc de Guyane se compose, selon la loi de 2006 qui a réformé le statut des parcs nationaux, de deux types d’espaces : la « zone coeur », très protégée, où ne sont autorisées que les activités de subsistance des populations autochtones (chasse, pêche, cueillette) ; et la zone de « libre adhésion », où sont autorisées les activités industrielles, et donc la recherche d’or. « Mépris ». Afin d’être protégés des ravages de l’orpaillage ? gangrène de la Guyane, synonyme de violence, de criminalité, de pollution des fleuves et des sols, de paludisme ?, les Wayanas avaient demandé, en octobre 2006, lors de l’enquête publique, à « bénéficier de la proximité du coeur du parc ». Mais leur revendication n’a pas été entendue : les villages de Elahé, Cayodé, Twenké ou Antécume-Pata se retrouvent en zone de libre adhésion.
Les conclusions des commissaires enquêteurs suggéraient à l’Etat de donner suite aux revendications des Amérindiens ; mais celles-ci n’ont finalement pas été retenues », remarque l’ONG Survival International, déplorant « le mépris avec lequel ont été traitées les populations amérindiennes de Guyane ». « C’est une trahison. Le lobby minier l’a emporté. L’Etat n’a pas tenu compte de la demande des plus faibles », dénonce Brigitte Wyngaarde, chef coutumier du village de Balaté et membre du collectif des Amérindiens du Haut-Maroni. L’orpaillage va désormais être légalisé sur les terres des Wayanas... »
Au ministère de l’Ecologie, Philippe Caron, conseiller de Nelly Olin pour la biodiversité et les paysages, temporise. « La revendication des Wayanas est intervenue tardivement, durant l’enquête publique. Après la délibération de la commune de Maripasoula, dont dépendent les Wayanas. Or, la commune a choisi de ne pas faire partie du coeur du parc. Pour prendre en compte la demande des Amérindiens, il aurait fallu procéder à une nouvelle enquête publique, une nouvelle délibération des communes. On n’aurait pas pu créer le parc, en projet depuis 1992, avant la présidentielle... Au risque qu’il ne voit jamais le jour ! »
Du côté des anthropologues qui ont travaillé durant trois ans comme experts auprès de la mission pour la création du parc, la colère et l’amertume dominent. Francis Dupuy a claqué la porte l’été dernier pour éviter de cautionner la version finale du parc. « Les Wayanas attendaient du parc qu’il les protège de l’orpaillage et de ses multiples méfaits. Ce ne sera pas le cas. L’inquiétude est grande quant à l’avenir de cette communauté. »
« Trahis ». Membre du comité de pilotage pour la création du Parc de Guyane, l’anthropologue Françoise Grenand est, elle aussi, consternée : « Le parc a trahi ses promesses. Il ne reflète aucunement les recommandations des membres du comité de pilotage qui, tout au long du processus d’élaboration, ont été manipulés, tout comme les populations locales. » Et Françoise Grenand d’expliquer : « On nous a fait travailler durant tout l’avant-projet sur une carte, alors que la "vraie", celle du tracé final, circulait à notre insu dans les ministères, dans le syndicat des orpailleurs, à la direction régionale de l’industrie et de l’environnement. Nous avons été dupés ! »
Au ministère de l’Ecologie, Philippe Caron se félicite du « renforcement depuis 2003 de la lutte contre l’orpaillage illégal en Guyane, avec la multiplication des opérations Anaconda sur les chantiers clandestins et la coopération qui s’est mise en place dans ce domaine avec le Brésil ».
Sur le terrain, les choses sont ressenties différemment. Amer, l’anthropologue Francis Dupuy résume : « C’est toujours le Far West ! »
Benoît de Thoisy, responsable scientifique de Kwata, association de protection de la nature (spécialisée dans la faune), de retour d’une mission d’inventaire au coeur du futur parc, décrit « des criques davantage orpaillées qu’il y a trois mois, des échanges de coups de feu entre légionnaires et orpailleurs, des pasteurs évangélistes brésiliens envoyés par les orpailleurs et qui prêchent la "bonne parole" dans des familles amérindiennes, des pirogues avec des chargements de gasoil et de prostituées... ».
Ambiance minée, donc, pour la première réunion du conseil d’administration du parc, lundi à Cayenne, en présence de la ministre de l’Ecologie, Nelly Olin.
Refus de la Ministre de l’écologie Nelly OLIN de recevoir la délégation des Indiens de Guyane...
extraits de la page d’accueil de www.blada.com du mardi 13 mars, à ce sujet, et exposé des 4 principales revendications des Amérindiens de GUYANE :
Infos citoyennes Communiqué du Collectif de soutien aux Amérindiens du Haut-Maroni13/03/07 Malgré une demande officielle d’audience avec la ministre de l’écologie et du développement durable formulée deux jours à l’avance auprès de la préfecture, le collectif de soutien aux Amérindiens du Haut Maroni, pourtant enrichi de la présence de l’autorité suprême des Wayana Gran Man Aïmaïpoti Touenké en personne, ne fut reçu que par un simple attaché parlementaire, accompagné du directeur de cabinet du préfet et ceci avec une heure trente de retard sur l’horaire prévu. La seule excuse de la Préfecture étant qu’ils n’ont reçu le mail qu’aujourd’hui ... à quoi bon les nouveaux moyens technologiques !!!
La délégation, composée du Grand Man et de deux chefs coutumiers wayana, de Brigitte Wingaarde et de Jean-Paul Ferreira, Maire de la commune d’Awala-Yalimapo et conseiller régional, de Philippe Aquila, Alexis Tiouka et Kumale Pleike, était venue réaffirmer la position officielle du Peuple Wayana. Elle a dû supporter une fois encore un discours jacobin, centralisateur, stéréotypé, formaté, promettant monts et merveilles à coup de millions d’€uro sans prendre en compte la dimension humaine et la notion de peuple autochtone.
La ministre a fait savoir qu’elle prévoyait une rencontre avec les chefs coutumiers wayana à Elahe mardi ... Pourquoi donc alors que ceux-ci étaient présents à Cayenne jusqu’à lundi, justement pour la rencontrer !
L’état continue à mépriser et à bafouer nos revendications les plus élémentaires. De notre côté nous continuerons donc à revendiquer nos droits : création d’une commune wayana, maintien de l’arrêté préfectoral de 1970, révision du zonage du parc amazonien, et rétrocession du foncier aux Amérindiens.
Cette revendication a pris la forme d’une requête déposée par le Gran Man auprès de l’attaché de la ministre.
COLLECTIF DE SOUTIEN AUX AMERINDIENS DU HAUT MARONI Cayenne, le 11 mars 2007
à : Mme la Ministre de l’écologie et du développement durable, en déplacement en Guyane - Préfecture de Guyane, rue Fiedmont - 97 300 Cayenne
Madame la Ministre,
A l’occasion de l’enquête publique relative à la création du Parc national amazonien de Guyane, les amérindiens Wayana et Teko du Haut Maroni ont exprimé dans leur pétition un refus motivé.
Tout au long des travaux de préparation du projet, les Communautés amérindiennes ont souhaité être protégées du fléau de l’orpaillage. Au regard du contexte terrible que vous connaissez et que vivent ces citoyens depuis plusieurs années, la meilleure des réponses aurait été de délimiter le coeur de Parc à proximité de leurs lieux de vie, conformément à leur demande. Nous signalons à votre attention que la requête de ces populations a été rapportée par MM. Les Commissaires-enquêteurs, qui ont suggéré d’y donner droit.
Tout au contraire, dans le zonage finalement retenu par l’administration, les limites de la zone coeur de parc se situent à grande distance des lieux de vie et d’activité. Les villages se trouvent ainsi dans des espaces non protégés, où vous le savez, l’orpaillage pourrait bien être légalisé.
Nous vous interpellons également sur les incertitudes concernant les mutations que ne manquera de provoquer l’ouverture du Parc sur les sociétés traditionnelles, alors qu’il est évident que ces sociétés ne sont pas préparées à la mise en concurrence économique et culturelle qui va inévitablement s’établir dans un avenir proche. On n’a jamais abordé la question de la propriété foncière (les amérindiens ne sont pas propriétaires de leurs terres), on n’a pas abordé la question de la commune du très Haut Maroni. La pétition des amérindiens Wayanas contient ainsi de nombreuses interrogations, bien au delà de la douloureuse question de l’orpaillage. En prenant cette décision en déni de leurs demandes, l’Etat abandonne de nombreux problèmes aux générations à venir.
L’idée de consensus entretenue par l’Etat autour du projet de Parc national est factice : cette décision constitue un déni de solidarité. Elle n’est pas acceptable, car elle conduira à maintenir et aggraver l’insécurité sanitaire, mais également, à long terme l’amertume et le ressentiment.
Réunis en Collectif, nous vous demandons de bien vouloir reconsidérer la délimitation des zones de coeur et libre adhésion du Parc amazonien de Guyane, afin de déterminer de meilleures conditions de réalisation, en plein accord avec les populations concernées.
Nous souhaitons également que vous apportiez votre appui aux propositions suivantes :
le maintien des dispositions réglementant l’accès au territoire (arrêté de 1970/77) ; la cession des terres du Domaine aux Communautés traditionnelles ; la création d’une nouvelle Commune sur le Haut Maroni. Enfin, nous vous prions instamment d’agir en faveur de l’intensification de la répression de l’orpaillage clandestin.
En l’attente nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos salutations respectueuses.
Brigitte Wyngaarde, porte-parole aruacay@nplus.gf
En savoir + sur le Collectif de soutien aux Amérindiens du Haut-Maroni
salut ! j ai 63 ans. je suis tres surpris de votre de votre etonement aux sujet des indiens de guyane. je les connais depuis 1973 date des premiers travaux de la base spatiale de kourou.je discutais tout les jours avec robert le chef du village de fourgassier.qui me demandait des toles ondulees pour restaurer son village. car a cette periode j etais le chef de chantier construction metallique claude ribault. a restaurer le bac qui est je pense toujour en service entre saint laurent et le surinam. ensuite j ai fait les pieux fores avec spie bat. avant le pont des cascades entre monsinery et le gallion.je les ai bien connu car dans annees on voulais les intregrer a la vie et au developpement guyanais.de plus j ai pratiquer l orpaillage sur chantal et dorlin. la guyane je la connais a fond avec ses populations creoles et amerindienes. j aime ses peuples pour les avoir cotoiller sur des travaux specifiques en guyane.
les bac le gros bec larivot route de kourou et l autre a roura j ai oublie. pourtant j ai travaille 2 ans dessus. le pont des cascade .
le pont de mana
le pont de roura
le port de degrade des cannes
les fondations de la cimenterie. en fin de course l apontement de kaw. ensuite le pont de regina saint georges ouanary et j en passe...... j ai toujours des amis en guyane notament la scierie de roura pk , route de kaw. je me nome gigi pour les guyanais.....de vielles connaissance depuis 1973. revenons a nos soucis en vers les amerindiens .qui les a interdit de peches et chasses avec vente de gibiers sur les marches de guyane........ l europe !!.. en amerique du sud.. ! en echange d un RMI leur permetant de ce detruire dans l alcoolisme chez les chinois du nvillage le plus proche. je suis toujours actif actuelement sur le congo. ce sera avec plaisir de vous donner de plus amples informations sur la guyane.
gigiaventures@aol.com