
Les individus agitant l’étendard de la décroissance, tels que les rédacteurs de ce site par exemple, utilisent des méthodes fourbes et pernicieuses d’argumentation, et j’ai pensé qu’il serait utile de rappeler les dangers qu’il y a de discuter avec eux, ainsi que les moyens de leur répondre.
Règle n°1 : Ne discutez jamais avec un-e décroissant-e. N’engagez aucun débat, quelle que soit la valeur de son argumentaire. Fainéant-e, il (elle) n’a que cela à faire et excelle dans le blabla.
Vous risqueriez de passer pour ridicule ou, pis encore, d’être séduit-e par sa propagande pernicieuse et finalement de vous remettre en question.
Règle n°2 : insultez-le(la) immédiatement grâce à ces mots simplistes et réducteurs dont les grands médias raffolent : "khmer vert-e", "écolo intégriste", "ayatollah de l’écologie", "extrémiste" (de droite ou de gauche, ça n’a pas d’importance, l’essentiel est qu’il (elle) passe pour extrémiste, voire un-e terroriste. Cela plaît toujours). Vous pouvez aussi le-la qualifier de fasciste, ce qui marche quasiment à tous les coups. Vous garderez les mots "utopiste", "idéologue", "passéiste", "réac", "archaïque", "communiste" pour des argumentaires plus fins dont vous userez uniquement si vous en avez la capacité.
Les formules "Vous voulez retourner au temps des cavernes !" ou "Vous voulez nous faire revenir à la bougie !" vous assureront l’immédiat adhésion du bon sens populaire. En cas de résistance, utilisez l’inusable "Mais on n’arrête pas le progrès ! (sous-entendu pauvre imbécile)" qui fait un malheur dans le registre philosophie de comptoir. N’ayez aucune mauvaise conscience à utiliser des argumentaires bien dégueulasses, du type "L’écologie, c’est un truc de riche, d’enfants gâtés !". Cela permet de se complaire dans l’irresponsabilité et la passivité tout en cherchant à culpabiliser ceux qui agissent.
Règle n°3 : psychologisez-le (la) : il (elle) est malade, sous-entendu "malade mental". Il y a forcément quelque chose "qui ne va pas dans sa tête". S’il (elle) n’aime pas la Formule 1 ou les voitures en général, "il (elle) ne doit pas aimer la vie". Il (elle) est "aigri", "triste"... voire pédé ou impuissant (gouine ou frigide pour une fille). Il (elle) est tout-e verdâtre, "à force de manger des poireaux". Dites-lui d’aller se faire soigner, de consulter un psy, de manger de la viande rouge bien saignante pour retrouver des couleurs et le goût de vivre.
Source : d’après la lettre de "Casseurs de pub", novembre 2003.