
L’organisation (prise en charge par Casseurs de pub) a consisté à :
établir l’itinéraire
chercher des lieux d’accueil
jalonner le parcours d’évènements
préparer la vie quotidienne du groupe
diffuser l’information (affiche, journal)
Il m’a fallu 2 mois de temps plein pour préparer cette marche. Ce qui a pris le plus de temps était la recherche de lieux d’accueil (surtout dans la Nièvre) et la recherche d’associations locales sympathisantes de la décroissance pour nous aider à jalonner le parcours d’évènements.
L’itinéraire s’est construit :
selon les lieux d’accueil possibles
selon les évènements qui pouvaient jalonner le parcours
selon la capacité des marcheurs (15 km en moyenne, 25 km est un maximum)
en respectant 1 à 2 jours de repos par semaine
en suivant au maximum les chemins (moins de voitures, n’agresse pas le sabot des ânes)
selon le jour du marché dans les villes traversées
en fonction de la présence ou non de gare SNCF pour ceux qui ont rejoint la marche en cours de route
On a commencé par faire une première ébauche de l’itinéraire qui s’est affiné ensuite selon les possibilités d’hébergement et d’évènements. Des cartes IGN 1:25000 ont été utilisés. On peut les photocopier pour que l’ouvreur et le fermeur de chemin en ait chacun une. L’itinéraire peut être consulté à http://www.decroissance.org/marche/...
Les maires des villages à proximité de l’itinéraire ont été contactés pour prévenir de notre passage et demander la mise à disposition gracieuse du stade (pour les tentes) et des sanitaires (voir exemple de lettre à la fin du fichier pdf). Il est important de préciser le nom du maire dans la lettre. Si pas de nouvelle après un mois, relancer par téléphone (60 lettres envoyées aux maires, 20 réponses, 10 réponses positives).
Nous avons aussi fait appel à des campings ce qui suppose une participation aux frais des marcheurs.
Parfois aussi des particuliers (paysans, éclusiers...) nous ont accueilli gracieusement sur leur terrain. Voir éventuellement avec les auberges de jeunesse.
Pour la visibilité médiatique et pour porter notre message il est bon d’organiser un
évènement initial, un évènement final et des évènements intermédiaires (le weekend par
exemple).Voici les évènements (souvent organisés en partenariat avec des associations
locales) qui ont jalonnés la marche :
6 juin : conférence de lancement de la marche avec Paul Ariès, Majid Rahnema,
François Schneider et Jean-Luc Wingert à la salle Victor Hugo à Lyon
7 juin : rassemblement place Antonin Poncet (Lyon) et départ de la marche
9 juin : soirée-débat à la salle des fêtes (prise de parole du maire et des marcheurs)
organisée par la « ruche de l’écologie » à la salle des fêtes de Montrottier
12 juin : conférence sur les énergies avec Michel Bernard de la revue Silence sur
l’herbe au camping du lac des Sapins
18 juin : conférence avec Paul Ariès organisée par des associations locales (« une
autre croissance », « les faucheurs volontaires », producteurs bio, « sortir du
nucléaire »...) et animations musicales avec des groupes locaux
24 juin : conférence au cinéma René Fallet à Domperre-sur-besbres, prise de parole
de François Schneider, Vincent Cheynet et René Chanaud de l’association « Allié
Nature », animation dansante au marché, repas organisé par l’ass. Viendez
2 juillet : rencontre avec Serge Latouche et José Bové au lieu de rassemblement à
Sermoise, vélorution nous rejoint de Paris
3 juillet : manifestation (500 personnes) de Sermoise à Magny-Cours où nous rejoint
Albert Jacquard, prise de parole (avec mégaphone) des marcheurs et des
personnalités sur la place de la mairie
Pour la soirée de lancement de la marche le 6 juin on a réservé la salle Victor Hugo auprès du service de gestion des salles municipales. Une personne assurait la sécurité à l’entrée. La soirée était couverte par l’assurance de Casseurs de pub (les évènements en salle sont couverts mais pas ceux à l’extérieur).
Pour le départ de Lyon le 7 juin on a remplis le dossier « demande d’organisation de manifestations sur la voie publique » (1 mois de délai) auprès du service OTEP (Occupation Temporaire de l’Espace Publique) de l’hôtel de ville de Lyon.
Pour la manifestation finale de la marche on a fait une demande d’autorisation auprès de la préfecture de la Nièvre en précisant le but de notre action, notre principe de non-violence et l’itinéraire de la manif.
Sinon le reste du temps nous étions de simples marcheurs donc pas besoin d’autorisation spéciale pour circuler. Mais il peut être nécessaire de prévenir les autorités voire demander une encadrement auprès de la préfecture si la circulation automobile risque de mettre en danger les marcheurs (grande ville par exemple).
Il est très important de rappeler souvent notre principe de non-violence.
Pour préparer la vie quotidienne nous nous sommes fait prêter par le centre de randonnée Tzig’âne l’ânesse Rita (+matériel de bât) qui venait en renfort des deux ânes qui voyageaient déjà avec François Schneider pour transporter le matériel collectif. Faute de temps pour marcher avec elle on est allé chercher Rita en camion loué. On a aussi commandé une grosse marmite et un tripatte à gaz (le gaz lui-même a été acheté en cours de route). On a aussi préparé une trousse à pharmacie.
On a demandé aux participants d’être le plus autonome possible. C’était une marche ouverte (pas d’inscriptions) et chacun venait avec le nécessaire de randonnée (chaussures, tentes...) et de l’argent pour acheter de la nourriture dans les villages traversées. Casseurs de pub a pris en charge quelques achats collectifs comme la trousse à pharmacie, le pain, du gaz et des marmites (finalement on aurait pu se passer de gaz vu qu’en général on faisait du feu de bois) puis vers la mi-parcours une caisse commune s’est mise en place pour les achats collectifs (pâtes, riz, pain, farine pour les chapatis...). Le repas était individuel le matin (sauf pour le pain) et à midi et il était collectif le soir. Il s’est avéré nécessaire de réserver le pain auprès des boulangeries surtout vers la fin quand nous étions plus de 200. L’idéal est les marchés où on peut s’approvisionner tout en portant notre message sur la décroissance.
Comme nous avions décidé de nous passer de voiture-balai les ânes et les vélos se sont révélés très utiles. Vers la fin de la marche il y avait une avant-garde à vélo pour commencer à préparer le repas du soir avant l’arrivée des marcheurs (Francis portait les marmites et la nourriture dans sa carriole tirée à vélo). Les vélos se sont révélés important aussi pour la reconnaissance du chemin, pour les courses en ville, pour aider les marcheurs fatigués, pour les cas d’urgence...
Les marcheurs se sont engagés à respecter les règles de vie suivantes :
Tous les participants doivent marcher ensemble selon des règles de respect, de non-violence,
d’entraide et de convivialité.
Aucun signe d’appartenance organisationnelle, politique ou syndicale n’est accepté dans le
cortège.
La marche fait environ 15 kilomètres par jour.
Un lieu est proposé le soir pour camper.
Les marcheurs doivent venir équipés de leur nécessaire de randonnée : tente, gourdes,
bonnes chaussures, pharmacie, anti-soleil, etc. Vous devez être le plus autonome possible.
Les lieux d’accueil doivent être laissés parfaitement propres ; aucun chemin ne doit être
souillé. On ne fume pas dans les lieux d’accueil.
Pour que tous les marcheurs se sentent en sécurité, les chiens ne sont pas acceptés pendant la
marche.
La marche est organisée pour les randonneurs et les cyclistes, elle croisera régulièrement une
ligne de train.
Les instruments de musiques sont les bienvenus, seulement s’ils sont acoustiques.
Aucun abus d’alcool ou de toutes autres drogues ne sera toléré.
La règle concernant l’alcool n’était pas clair d’où des problèmes pendant la marche. Il faudrait plutôt par exemple « pas de boisson alcoolisée sur les lieux du campement de la marche » ce qui n’empêche pas d’aller au bar du village.
Il s’est révélé important de planter les tentes loin du feu pour que ceux qui ne veulent pas chanter toute la nuit puissent dormir.
L’organisation quotidienne (quand se lever ? comment préparer les repas ? comment porter notre message ?...) s’est faite grâce à nos « cercles » d’autogestion qui réunissaient chaque soir tous les marcheurs. Pendant les jours de repos nous avons fait également de petits cercles : chacun pouvait proposer un atelier sur un thème de son choix (énergies, botanique, politique...).
On a demandé à ceux qui voulaient nous rejoindre en cours de route de le faire à l’étape du soir (sinon ils se débrouillent, on ne peut pas tout gérer). Il aurait été agréable de se passer de téléphone portable (on est toujours dérangé). Pour cela il aurait fallu que l’itinéraire avec les indications pour rejoindre chaque étape soit fait plus à l’avance et diffusé largement (sans oublier les correspondants de presse locaux). Evidemment cela exclut toute modification de dernière minute et ne pas avoir de contact sur la marche peut être problématique.
Les fonctions rotatives dans le groupe
Fonctions rotatives qui se sont révélés indispensables dans le groupe :
Fonctions rotatives optionnelles selon les objectifs de la marche :
Il faut préciser que le responsable d’une fonction ne fait pas tout, il est simplement « responsable » et fait appel aux bonnes volontés.
L’affiche a été tiré en 20000 exemplaires. De nombreuses personnes nous l’ont commandée à travers toute la France.
Pour plus de renseignements contacter :
Thomas Waring
04 72 00 09 82
tom@casseursdepub.org
Les drogues légales causent toujours forcément un problème.On ne fume pas dans les lieux d’accueil.
Aucun abus d’alcool ou de toutes autres drogues ne sera toléré.
La règle concernant l’alcool n’était pas clair d’où des problèmes pendant la marche. Il faudrait plutôt par exemple « pas de boisson alcoolisée sur les lieux du campement de la marche » ce qui n’empêche pas d’aller au bar du village.
Il s’est révélé important de planter les tentes loin du feu pour que ceux qui ne veulent pas chanter toute la nuit puissent dormir.
Autre drogue légale : l’alcool (et j’ajoute le cannabis à ce paragraphe parce que les conséquences sont similaires).
C’est simpa de boire un verre ou de tirer sur un joint. Le problème, c’est que ça rend ivre. Il peut donc y avoir des problèmes pour le sommeil des autres ainsi que pour le lever et le départ de tous (être assomé par ce que l’on a consommé n’aide pas à se lever pour la suite de la marche). Si des gens veulent consommer de l’alcool, du chanvre, ou d’autres choses, il faut qu’ils le fassent de manière responsable et en respect des autres.
ouais, bon topo
moi je suis en train d’en lancer une sur la charente maritime pour août 2006 et je me rends compte qu’il faut vraiment arriver à trouver des gens pour déléguer car c’est quand même beaucoup de boulot de préparation même si je ne compte pas forcément organiser autant "d’évènements" durant la marche
j’aimerais que ça reste assez simple
en tout cas merci pour cette source d’info