
Pour comprendre ce qu’est véritablement le réchauffement climatique, il faut bien distinguer les deux phénomènes qui l’engendrent : la destruction de la couche d’Ozone et l’effet de serre. Ces deux phénomènes sont totalement différents.
Il faut d’abord mettre en avant le « temps long » de l’histoire de notre planète.
Si l’Europe a connu une vaste période de glaciation au Quaternaire, elle n’a pris fin qu’il y a 20 000 ans. Depuis, un réchauffement mondial se fait sentir, mais ce phénomène cyclique n’est pas continu. Ainsi la période comprise entre 1450 et 1850 de notre ère, est appelée par les spécialistes, le « Petit âge glaciaire ». Cette période correspond à une diminution de 0,5°C par rapport à la température d’aujourd’hui.
Pourtant depuis 1850, les températures mondiales remontent (pour les experts du G.I.E.C., la température mondiale a augmenté de 0,6°C depuis la révolution industrielle). On est donc dans un trend (tendance) croissant.

Le réchauffement climatique c’est quoi ?
Ce que nous appelons le réchauffement climatique, ne correspond pas au cycle naturel des évolutions mondiales de température.
Le premier élément qui engendre le réchauffement est ce qu’on appelle la destruction de la couche d’Ozone (O3). En effet, cette ozone se situe dans l’atmosphère entre 7 et 10 kilomètres d’altitude, sa principale propriété est d’arrêter certains éléments de la radiation solaire, les ultra-violets (U.V.). La couche d’ozone permet de réfléchir la moitié du rayonnement solaire en U.V. Ainsi l’autre moitié des U.V. qui a franchi la couche d’ozone, traverse l’atmosphère, celle-ci ayant là encore un rôle de filtre de la radiation. Le problème surgit quand la production de Chlorofluoro carbone devient importante, car celui-ci détruit l’ozone, et donc la proportion du rayonnement solaire en U.V. qui touche le sol terrestre, est plus important.
Le deuxième élément du réchauffement climatique est ce que l’on appelle " l’effet de serre ". En effet, l’atmosphère à un rôle important dans le renvoi des infra-rouges. Or le Co2, produit par les rejets carbonés et le méthane, produit naturellement par les flatulences bovines et les zones humides, arrêtent les infra-rouges une fois qu’ils ont réfléchi sur la surface terrestre. Les infra-rouges ne peuvent plus repasser l’atmosphère et sont alors prisonniers. Ils réchauffent donc fortement l’air.
En mars 2005, un groupe de 1200 experts mondiaux regroupés dans le G.I.E.C., et mandaté par les nations unies, a prévu pour le XXIe siècle un réchauffement mondial moyen compris entre 2°C et 6°C.
Les conséquences du réchauffement climatique :
Contrairement à une représentation largement partagée, il n’est pas sûr, que le réchauffement provoque plus de sécheresse. En effet, à l’inverse, les spécialistes pensent, que la chaleur augmentant, l’évaporation des océans se fait plus importante. Ce serait donc la pluie qui se ferait le plus sentir. Ainsi plusieurs spécialistes pensent que la répétition de nombreuses inondations dans le domaine méditerranéen depuis les années 1990, viendrait du réchauffement. De manière général, les pluies devraient s’intensifier dans les régions sèches (donc continentales)
Cependant il y aurait également des disparités géographiques importantes. Ainsi la zone intertropicale ne serait peut-être pas touchée pareillement que les autres zones.
la montée du niveau des mers et océans. Ce phénomène viendrait de deux éléments. Tout d’abord la fonte des glaciers qui est dèjà amplement confirmée (glaciers du Groënland et de l’antarctique notamment). Mais c’est aussi et surtout la dilatation de l’eau par réchauffement, qui provoquerait une montée du niveau des eaux. Des espaces seraient très exposés, comme les atolls de l’Océan Pacifique (exemple à Tuvalu), l’essentiel du territoire du Bangladesh, mais aussi par exemple les Pays-Bas. Le risque est aussi de voir disparaître des étangs de bord de mer (avec notamment la submersion des flèches littorales).
la progression des phénomènes climatiques brutaux comme les cyclones. En effet, un cyclone apparait quand l’eau océanique de surface est à 27°C. Depuis 20 ans, les spécialistes enregistrent un nombre de cyclones plus important. Cependant un débat scientifique important existe sur le lien entre l’activité cyclonique exacerbée et le réchauffement climatique. La plupart des spécialistes pensent que le réchauffement climatique ne crée pas plus de cyclones (le nombre est constant et il fluctue seulement selon des cycles naturels), mais par contre les cyclones seraient beaucoup plus intenses à cause du réchauffement. Donc des cyclones pas plus nombeux mais plus intenses.
L’ère d’une " bombe à carbone " dégagée par les sols. En fait sous l’effet du réchauffement climatique, l’augmentation de la température entraîne laccélération du processus de minéralisation du carbone organique contenu dans les sols (résidus organiques de végétaux, d’animaux...). Ce carbone organique piégé dans les sols se dégage alors dans l’atmosphère sous forme de CO2. Il s’agit là d’un tout autre phénomène que les rejets de CO2 provoqué par la civilisation " thermo-industrielle ". Sachant que les sols mondiaux piègent un volume de carbone organique égal à 300 fois ce que dégage l’humanité en CO2 chaque année, le risque est grandiose. En septembre 2005, d’importants articles parues dans la revue Nature, ont prouvé ce phénomène dans les sols britanniques. En 2007, la France sera elle aussi en mesure de prouver ce phénomène sur son propre territoire.
La modification de l’Albédo moyen de la Terre et un effet de " bombe à carbone " par la simple augmentation de la couverture végétale des territoires arctiques (Russie, Scandinavie, Canada, Alaska) [1]. Le réchauffement climatique induit une augmentation de la couverture végétale de ces régions par simple augmentation de la température moyenne. Mais l’augmentation de la couverture végétale réduisant l’enneigement hivernal, l’indice de réflexivité (ou albédo) de ces régions arctiques change : elles réfléchissent moins la lumière du soleil et absorbent plus d’énergie contribuant à encore plus augmenter la pousse de la couverture végétale. Cet excès d’énergie reçu dû à un enneigement réduit implique donc deux phénomènes aux conséquences catastrophiques :
1) les sols sont susceptibles de libérer dans l’atmosphère sous forme de CO2 une part importante des stocks de carbone organique qu’ils piègent.
2) l’enneigement contribue à modifier l’albédo moyen de la Terre, ce qui contribue majestueusement à son réchauffement.
Les scientifiques redoutent la modification des courants marins verticaux qui pourrait transformer les puits de carbone en sources, en libérant ainsi les quantités considérables de réserves d’hydrates de méthane piégées dans les fonds marins sous haute pression. Elles feraient monter la température sur Terre de plusieurs centaines de degrés. L’arrêt de la circulation verticale des courants marins pourrait se produire avec une élévation de la température de quelques degrés.
Un risque de retour du paludisme en Europe. Les régions européennes du pourtour méditerranéen vont dans les 50 années qui viennent, connaître une translation vers elles du climat actuel du Maghreb. Les plaines sub-littorales (régions du Languedoc, Camargue, littoral espagnol..) vont alors devenir [2]des plaines paludéennes et marécageuses infestées de moutisques. Les services de Météo-France pour le réchauffement climatique ont déjà fourni aux préfets en 2005, les cartes du réchauffement et de ses risques majeurs pour le Languedoc-Roussillon.
La sécheresse au Sahel, et par contre-coup de nouvelles migrations de pasteurs nomades vers le Sud du Tchad par exemple. Les conflits autour de la terre et de l’eau dans ces régions pourraient donc s’intensifier.
On peut lire également « L’Europe méditérranéenne en première ligne face au réchauffement climatique » et « L’ère de la bombe au carbone a commencé ».
Pour aller (beaucoup) plus loin pour comprendre ce qu’est le réchauffement climatique on peut consulter http://www.laterrechauffe.com/bibliographie.htm
Pour contacter Jojo la Marguerite.
[1] Une étude vient d’être publiée le 7 septembre 2005 dans le Journal of Geophysical Research
[2] Ou redevenir, car certaines d’entres elles étaient déjà infestées par le paludisme il y a 2 siècles
Le trou dans la couche d’ozone n’a aucun rapport avec le réchauffement climatique puisque elle-même n’intervient pas dans les variations climatiques sur Terre.
Voir le lien suivant :
Bonjour,
Les modèles qui sont appliqués aujourd’hui, prennent en compte les différents caractères des grands espaces bio-climatiques : Sahel, Milieux tropicaux, tempérés, continentaux... Le climat est un système très complexe d’inter-dépendances et d’interelations d’un ensemble d’éléments. Tout entre en compte dans son évolution : l’oscillation astronomique d’abord qui est le grand paramètre. Mais aussi les mouvements aérologiques, les circulations thermohalines (les courants marins)... La climatologie n’en est quand même qu’à ses débuts, et la compréhension des phénomènes climatiques a encore de grands pas à parcourir.
La carte mondiale du réchauffement climatique est donc très inégale suivant les espaces considérés. Ainsi ce sont les calottes qui connaitront les hausses de température les plus importantes (entre 5° et 10°) et plus généralements les espaces mondiaux immergés, car les socles continentaux ont hélas cette capacité de conserver la chaleur solaire qu’ils reçoivent.
Les caractéristiques des milieux tropicaux c’est la chauleur et l’humidité (une saison sèche-une saison humide où il pleut tout le temps). C’est en partie, à cause de l’absence de la force de Coriolis (une force engendrée par la rotation de la planète sur elle-même, et qui entraine les masses aérologiques) mais aussi à cause de l’axe terrestre qui fait de cet espaca bioclimatique, le plud chaud. Ainsi les milieux intertropicaux, connaissent une hausse modérée sauf pour l’afrique dont la température continentale augmentera environ de 3°. Par contre il semble que les milieux intertropicaux indonésiens et centraméricains soient moins touchés en terme de hausse de température (mais certainement pas en terme de phénomènes cycloniques). Cependant les milieux intertropicaux, en particulier le Sahel et le Venezuela, vont connaitre la poursuite (accélérée) du phénomène de désertification des terres. Pour trouver une carte des prévisions du réchauffement climatique vous pouvez aller consulter le numéro du 30 novembre 2005 du journal Le Monde (on le trouve notamment dans les bibliothèques municipales). Dans sa page 21, le journal publie une carte simple et pédagogique.
Voilà résumé la situation avec mes modestes compétences. Pour en savoir plus http://www.rac-f.org/ ou encore http://www.manicore.com/
Bien à vous, Clément.
Si hugo peut encore lire cette discussion. en tout cas la question peut servir d’exemples pour tous les appareils de consommation... En effet même un discman engendre un impact important sur l’effet de serre (entre autre, on pourrait aussi parler des conditions de travail dégradantes nécessaires à sa fabrication). Cet appareil en l’occurence est constitué de matières plastiques, de métaux transformés, les cd’s aussi, l’emballage d’origine à la rigueur...Les plastiques (du boitier, des fils, etc...) sont produits à partir de pétrole, et lorsque des travailleurs (sous-payés) extraient le pétrole, la pollution est évidente. Puis ce pétrole est acheminé dans d’autres pays (via des moyens de transport polluants) pour être raffiné et transformé en vrai plastique grâce à des méthodes polluantes (rejets de chimie dans les rivières, émanations de gazs toxiques...ce qui est aussi indirectement une cause du réchauffement climatique). Enfin, ce même plastique est difficilement recyclable (le recyclage est également un travail polluant... :-) ).
Et ce qui vaut pour le plastique vaut également pour tous les matériaux contenus dans ton discman, le cd, également. On peut aussi parler des piles ou du système électrique qui sont aussi un désastre pour l’envirronement. Par exemple, si comme tout le monde tu es branché sur le système EDF, les centrales nécessaires sont de véritables usines de mort. Que ce soit les centrales électriques au gaz ou au charbon (pollution évidente), des centrales nucléaires (là c’est la totale : l’uranium est importé de l’autre bout de la planète, il est consommé dans le réacteur nucléaire, puis il est stocké à 100m de profondeur dans des villages ou les manifestants se font rares...et pourtant ces déchets seront extrèmement toxiques pendant des centaines de milliers d’années !!!). Les dégâts que je cite ne sont que les quelques uns nécessaires pour écouter de la musique électronique...tu parles d’un progrès ! Maintenant apprend à jouer d’un instrument de musique, récupère ta dignité !
Sacrée couche d’ozone et ses CFC. Ils sont si lourds qu’on se demande comment ils peuvent monter au ciel. Avant 1968 on apprenait encore la physique et la chimie élémentaires qui permettaient de ne pas dire tant d’âneries LA LEVITATION DES GAZ LOURDS
La lévitation, en général, est un phénomène fantastique qui permet de s’affranchir de la pesanteur. C’est une spécialité indienne comme la planche à clous du fakir. L’Europe, elle aussi, possède ce génie du merveilleux hérité de ses origines ethniques indo-européennes. Les sciences divinitratices ont longtemps était rassemblées dans la science de l’astrologie, discipline divinatoire, reposant sur une poétiques relationn entre la position des astres et l’avenir inéluctable. La tentation était grande de donner un vernis scientifique à ces sciences divinatoires pratiquées par nos modernes astrologues qualifiés de météorologues ou de climatologues. De mauvais esprits ont été jusqu’à trouver une rime riche d’une seule syllabe pour qualifier ces fantastiques disciplines. Pour justifier cette lévitation, indépendante de la densité, on fait appel aux courants de convexion, aux jet-streams en altitude, et aux courants d’air un peu plus bas. Il parait parfaitement admissible que des gaz, quatre fois plus lourds que l’air, lévitent jusque dans les zônes stratosphériques, voire, dans les espaces interstellaires.
Combien pésent les gaz concernés générateurs d’’effets de serre
Onb peut en faire un inventaire des plus légers aux plus lourds :
L’Hydrogène est le plus léger, soit densité par rapport à l’air de : 0,07 le méthane : 0,55 l’oxyde de carbone CO : 0,966
là on arrive aux conditions idéales de mélange et de lévitation
le monoxyde d’azote NO : 1,036 le dioxyde d’azote NO2 : 1,588 Le gaz carbonique CO2 : 1,52 l’ozone O3 : 1,66 le gaz sulfureux SO2 : 2,21 le chlore Cl : 2,45 le fréon CCl2F2 : 4,42
Que les plus légers montent au ciel cela se comprend. C’est d’ailleurs avec eux qu’on gonfle les ballons de baudruche et autres, comme les ballons-sondes des météorologues et autres astrologues. Mais, que deviennent-ils au ciel ? Depuis que la terre en produit l’atmosphère devrait en être enveloppée. La nature fait bien les choses, car, les plus légers sont de puissants réducteurs. Tellement sensibles qu’ils s’oxydent au contact de l’air pour se transformer en gaz lourds qui retourneront au sol. On ne risque donc pas de les voir exploser dans la haute atmosphère qu’ils n’auront pas le temps d’atteindre. Alors ? Les plus lourds comment vont-ils monter pour suspendre une couche d’ozone, plus ou moins trouée, attaquée par les "encore plus lourds" que sont le chlore et le fréon de nos frigos et nos bombes aérosols ? REPONSE de nos "scientifiques" : par la convexion et les courants d’air. Ils n’ont pas osé dire "par lévitation", mais cela revient au même. EXPLICATION : elle est résumée dans une pensée militaire popularisée par les médias : "chercher à comprendre c’est commencer à désobéir". Oppose ce négationisme à la pensée médiatique officielle est scandaleux : c’est la négation de la poésie. Vous n’avez pas honte ! Hommes de peu de foi. Contester cette lévitation est aussi "politiquement" incorrect que de nier le miracle de la pompe à chaleur. Tous nos hommers politiques, fantastiques monuments d’inculture scientifique et technique, chantent la même chanson, "sûrs d’eux et dominateurs", cuirassés dans la belle ignorance qu’ils partagent avec les plus diplômés de leur électorat. Ne vont-ils pas jusqu’à pleurer sur la disparition des coraux du Pacifique rongés par l’acide carbonique dont ils sont pourtant constitués ? Ne voient-ils pas ces iles coraliennes submergées par la montée des eaux dilatées et soulevées par la fusion des glaçons de l’océan arctique ? Dommage que, par ailleurs, apparaissent des iles nouvelles à l’occasion d’éruptions volcaniques sous-marines. Ce sont peut-être là ces fameuses exceptions qui confirment la règle. Alors, notre Président de la République, trouve la parade, la solution ultime, le reméde à tous les mots : une taxe à la consommation : "Merci on a déjà donné"
Cela ne fait rien. Continuez, votez pour eux...Amen.
Pour la "lévitation" des gaz lourds, pas besoin de yogi, il suffit juste de prendre en compte un phénomène que l’on connait depuis presque 200 ans : la diffusion.
Pour plus d’informations, voir par exemple l’article de Wikipédia : Diffusion de la matière
Il aurait peut-être mieux valu ne pas faire mention de l’école dans laquelle enseignait le professeur Nimbus, cela lui aurait évité une contre publicité génante...
L’intoxication mentale mondiale
A la fin du 18° siècle et au début du 20°, circulaient des hypothèses farfelues pour expliquer l’incompréhensible. On notera :
le fluide calorique que les lois de Joule vont anéantir mais qui restera dans les esprits littéraires pour faire croire à la pompe à chaleur aux rendements supérieurs à l’unité.
Le mouvement perpétuel pour lequel il faudra attendre le début du 20° siècle pour voir refuser les brevets par l’Institut de la propriété industrielle.
La génération spontanée que seul le grand Pasteur réussit à éradiquer.
L’effet de serre provoqué par des gaz erratiques particuliers ce qui entraînait la notion de lévitation des gaz lourds par convexion, dilution et courants d’air.
De nos jours ne subsistent de ces ragots d’ignares, que la pompe à chaleur et l’effet de serre.
De ces deux là, seul l’effet de serre connaît une exploitation commerciale en devenir. Cette exploitation est concentrée sur le gaz carbonique qui nourrit nos végétaux, avant de nourrir les hommes et les animaux.
Comment gagner de l’argent avec le gaz carbonique ?
La Société l’Air Liquide, un de nos meilleurs placements boursiers dits « de père de famille », vous communiquera les cours de vente au détail du CO2 comprimé dans des bouteilles d’acier. Le CO2, sans être rare par rapport à la demande, ne se trouve pas disponible n’importe où. On peut le récupérer, assez propre, dans les cuveries de fermentation. Moins pur, vous le trouver sortant des sols volcaniques. Alors, direz-vous, pourquoi ne pas le prendre là où il est sensé provoqué le réchauffement climatique en vitrifiant notre atmosphère, par convexion ou dilution ? Parce que à raison de trois litres de CO2 pour 10000...litres d’air ce n’est pas une mince affaire. Rendez vous compte ; C’est comme s’il vous fallait trouver trois billes noires insérées dans un tas de neuf mille neuf cent quatre vingt dix sept billes blanches, du même diamètre. C’est ce qu’on appelle chercher une aiguille dans une botte de foin.
« Mais ! Monsieur ! Vous n’allez pas me faire croire qu’il n’y a que trois billes noires dans près de dix mille billes blanches pour changer le climat. Il y en aurait-il le double, soit 200% que cela ne changerait rien à la chose. Donc vous me mentez et les « scientifiques » du GIEC rectifieront vos mensonges »
« Ah bon ! Vous ne voulez pas me croire parce que vous ne voulez pas apprendre les propriétés des gaz ? »
« Non Monsieur ! Je ne vous crois pas parce que vous n’êtes pas le patron du CNRS, ni de l’ADEME. Tous les dirigeants politiques le confirment. C’est même écrit dans les journaux »
« Alors si c’est écrit dans le journaux c’est que c’est vrai. Donc, désormais vous paierez pour récupérer un gaz que les autres vendront »
« Non Monsieur « ils » ont déjà commencé à le stocker dans la terre et ce n’est pas pour le vendre »
« Ah Bon ! Mais dites-moi : j’ai besoin de l’échelle ; Tenez bien le pinceau.
Des dérives encore plus graves : les biocarburants
« Parfaitement, les journaux le disent : la France st toujours en retard, même sur le Brésil qui roule au sucre de canne. Pardon à l’éthanol » « Détrompez-vous cher Monsieur et un peu de patriotisme ! Que diable ! En effet, dès 1938 la France carburait à l’alcool et pas seulement dans le pinard et le pastis. Les excédents vinicoles et les marcs des vendanges étaient distillés. Ce n’était pas une mesure économique, mais politique, si on ne voulait pas voir le Sud vinicole se révolter avec violences. C’était déjà arrivé. Cet alcool était additionné à l’essence pour livrer un carburant au rabais appelé CARBURANT NATIONAL. Il était considéré, à juste titre, comme une belle saloperie. La consommation augmentait, le moteur peinait, n’avait plus de reprise, d’autant plus que les véhicules français étaient sous-puissants donc d’un très mauvais rendement, puisqu’il fallait les pousser à leurs limites. Vous voyez qu’on n’a pas attendu les Brésiliens et qu’on en a tiré une leçon qu’ils tireront plus tard à leur tour »
Ce qu’on a fait en 1938 pour nos vignerons, l’Etat moutonnier s’apprête à le refaire pour nos betteraviers, enfants gâtes du blocus continental napoléonien. On va même l’étendre à toute l’agriculture en comblant les jachères imposées par l’EUROPE de Bruxelles.
Intoxications financières
Quand les services de l’Etat prétendent chiffrer leurs projets insensés, la même démarche les conduit à truquer tous les chiffres et de refuser de comparer ce qui est comparable. Ainsi des biocarburants dont le prix de revient hors taxes est comparé au prix de l’essence à la pompe. Ainsi des éoliennes qui s’amortissent sur un prix du KWH supérieur aux prix du KWH payé par l’abonné à l’EDF. Ce cadeau qui leur est fait est payé par le consommateur.
Curieuse démarche de la pensée universelle. Nos « Marie Chantale » de l’écologie nous bourrent le mou avec l’appui des médias. Incapables de faire un simple calcul énergétique ou financier ils plaident pour éradiquer la « faim dans le monde » en conseillant aux affamés de produire un mauvais carburant plutôt que de la nourriture. Il y a quelques années, la presse spécialisée dans le sensationnel, pseudo scientifique, celle qui répand les âneries de l’effet de serre, claironnait qu’on avait réussi à extraire ou synthétiser des protéines à partir du pétrole. Les mêmes plaident, maintenant, pour transformer notre nourriture en carburant. Il faut vraiment que le lecteur ait une toute petite cervelle pour ne pas s’apercevoir qu’on se « paie sa tête ». Gille de Gennes vient de mourir. Sa grande âme n’aurait pas admis ces supercheries. Mais il n’est pas seul à refuser de suivre les papagalos de l’écologie officielle. Malheureusement, il y a tant de craintifs qu’on est pas à la veille de les entendre.
LA DAME DE L’ADEME ET LES BIOCARBURANTS
Superbe exemple de parité administrative, la dame de la Dème, est en tous points conforme au modèle masculin dans les domaines techniques, comptables et fiscaux. Même inculture soixante huitarde, même langue de bois, même refus de l’évidence et des réalités physiques et financières. Elle pérore sur les ondes autant sur le bluff de l’effet de serre que sur les biocarburants. Dans sa dernière intervention elle a expliqué que l’éthanol n’a pas les mêmes propriétés que l’alcool dit « éthylique », surtout quand, mélangé à l’essence, il devient du bi ou du diéthanol. Selon cette dame, non seulement on sauverait l’agriculture betteravière, mais on réduirait les émissions de gaz carbonique et on ferait des tas d’économies. Pour bien répondre il faudrait aligner des chiffres et ça, c’est fatigant à lire. On peut essayer de les remplacer par des mots.
Des labours à la pompe
Avant de sortir « l’éthanol » de l’alambic, il y a eu du travail et des dépenses d’énergie considérables. Le tracteur qui laboure, sème et engraisse pour finir par arracher puis transporter aux camions qui continuent vers la « sucrerie » reconvertie en distillerie. Cela représente une bonne quantité de carburants. Si l’on y ajoute tout ce que consomme l’usine AZF pour produire les ammonitrates qui engraissent les terres à betteraves on obtient beaucoup de calories. On n’a pas fini. L’usine va laver triturer malaxer, chauffer et pressurer pour sortir le jus fermentescible chargé de saccharose (le sucre). Même, si les levures travaillent sans salaires ni syndicats, elles vont consommer 33% du carbone pour produire le gaz carbonique qui fait pétiller le champagne, et les yeux de nos dames. Ces levures vont produire de l’alcool, jusqu’au plafond de leur empoisonnement qui se situe à environ 15%, dans les mélasses, diluées en conséquence. Comme quoi les levures sont moins fragiles que les hommes qui n’en supportent que moins d’un demi pour cent de leur masse, avant le coma létal. Ce n’est pas encore fini, car, le mélange eau alcool, limité à 12° pour des questions de productivité, devra être distillé de manière à éliminer 84% d’eau par évaporation. L’énergie nécessaire se calcule très facilement, mais il est encore plus précis d’utiliser les chiffres globaux de la comptabilité analytique de la production. En tout, il aura fallut plus d’un litre d’équivalent pétrole pour produire un litre d’alcool et il faudra 1,56 litres d’alcool pour donner l’énergie d’un litre d’essence. Bien entendu, en brûlant ce coûteux produit, on va encore produire du gaz carbonique, ce qui devrait faire de la peine aux illusionnistes des gaz à effet de serre. Si on raisonne, sans tenir compte de la fiscalité, comme le fit notre Ministre frisé de l’économie et des finances, mal « instruit » par son service des douanes, on peut produire l’illusion, si c’est le but cherché. Si on est une Directrice de l’ADEME gouvernementale compétente, on doit enquêter auprès des distillateurs, analyser les comptabilités et conclure sur la comparaison de choses comparables. Lors de sa conférence radiodiffusée sur ce sujet, le Capitaine au long cours HADDOCK (de la section Flandres-Artois en Belgique) qualifiait l’alcool d’ « ennemi du marin ». Il aurait pu ajouter « ennemi du contribuable » Que reste-t-il de ces élucubrations avec si peu de chiffres ? Seulement la conclusion du vieux paysan :
« Si c’est pas malheureux de brûler de la nourriture »
Va-t-on encore nous parler de FAIM DANS LE MONDE ?
Pour ceux qui aiment les calculs
On retiendra les masses atomiques suivantes qui servent de base de tous les calculs : C=12 - O=16 - H=1 On notera ainsi que le sucre C12H22O11 voit sa « mole » peser : 342 grammes qui, en s’hydrolysant, vont donner 2(C6H12O6) de glucose d’une masse de 360 grammes.
A son tour la mole de glucose va fermenter en libérant 2 moles d’alcool éthylique (C2H5OH) et deux moles de gaz carbonique CO2.
En résumé on calcule facilement que 46 grammes d’alcool, avant d’être brûlés dans les moteurs, ont déjà produit 44 grammes de CO2
En brûlant, ces mêmes 46 Gr d’alcool vont encore produire 88 Gr de CO2 Soit au total 3X44 = 132 Gr de CO2 taux d’émission de CO2 132/46 = 2,87 Gr par Gramme d’alcool
L’essence, qu’on peut comparer au benzène par défaut et par précaution, a pour formule C6H6 donc une masse molaire de 78 grammes qui vont produire 264 grammes de CO2 donc taux d’émission de CO2 : 264/78 = 3,38 grammes par gramme d’essence
Or il faut 1,56 grammes d’alcool pour produire l’énergie d’un seul gramme d’essence ce qui remonte le, taux de CO2 de l’alcool à 2,87 X 1,56 = 4,48. Vous voulez plus simple ? 1)- pour équilibrer les masses entre l’alcool et le benzène on appliquera à l’alcool le cœfficient : 78/46 = 1,696 2)- pour équilibrer les pouvoirs calorifique on multipliera ce chiffre par 1,56 soit : 1, 696 X 1,56 = 2,646
Aux 6 CO2 produits par la combustion du benzène on opposera les 3 X 2,646 = 7,94 CO2 de l’alcool. Conclusion : 7,94/6= 1,32 à l’avantage du benzène.
L’ALCOOL GENERE AU MOINS 1,32 FOIS PLUS DE CO2 QUE NOS CARBURANTS
Si l’on ajoute à cela tout le CO2 produit en amont pour fabriquer le sucre, nul doute que les déchets de CO2 émis avec l’alcool dépassent plus que largement ce qu’on obtient avec les produits pétroliers. Rendez vous sur internet et regardez les élucubrations verbeuses et abondantes de l’ADEME sur le sujet. On dirait la constitution giscardo-européenne adaptée aux disciplines scientifiques.
Par un écran de fumée dialectique on assiste à une démonstration visant essentiellement à faire croire à la bonne affaire.
Comment de superbes hauts fonctionnaires, issus des prestigieuses écoles de la république, comme Sciences Po ou l’ENA, peuvent-ils prendre ainsi les braves Français pour des imbéciles ? Propager des idioties comme les gaz à effet de serre ; la pompe à chaleur (ça c’est polytechnique (voir SIROTA et l’Inspection des finances) n’est pas digne d’un pays qui, par le passé, fut à l’avant-garde des sciences.
C’est ainsi qu’on voit le triomphe d’AIRBUS (avions fabriqués à l’envers des saucissons) finir dans une panade financière incroyable et la liste est longue des fantastiques gaspillages qu’on doit à la malhonnête inculture de nos dirigeants.