
Pierre RABHI est fondateur de l’association Terre et Humanisme. A la fois agro-paysan, écrivain et conférencier, il conduit des actions concrètes de soutien environnemental local au niveau international depuis une quarantaine d’années. Contre le « mythe du progrès », Pierre Rabhi appelle à « l’insurrection des consciences ».
Il faut reconquérir le songe.
« le temps, ce n’est pas de l’argent, c’est de la durée humaine, un capital-vie » La croissance n’est pas la solution, elle est le problème. On peut produire biologique tant qu’on voudra, si les hommes ne changent pas,l’agriculture biologique ne changera pas grand chose.
Bibliographie :
Site de l’association de Pierre Rabhi :http://terrehumanisme.free.fr
difusée le jeudi 6 avril à 19 heures, sur Radio Panik à Bruxelles
réalisation : Hervé Brindel, Sarah Fautré,
durée 52 minutes
C’est très beau cette petite philosophie baba, et j’ai envie d’y croire, mais faut quand même pas oublier que c’est l’agriculture industrielle qui a tiré l’Europe de la famine. La bouffe Aldi c’est pourri et c’est l’hétéronomie en plein, mais ça permet à des tas de familles de vivre dans une relative dignité.
Dès lors, que penser ? Le bio est un truc de bourgeois ? Je sais pas, peut-être bien quand même. Allons dans le sahel, et expliquons-leur que l’industrie a dépossédé l’homme de sa capacité à subvenir à ses propres moyens, on verra bien ce qu’ils en pensent.
Vous n’avez pas tout a fait compris, le Bio ca n’est effectivement qu’une marchandise, un produits marketing, un pis-aller. L’objectif de la décroissance c’est de promouvoir l’agriculture locale naturelle, la décentralisation ou les villes ou villages auraient du boulot pour plus de monde sans les supermarchés, avec le retour de plein de métiers devenus inutiles aujourd’hui. On aurait aussi besoin de moins d’argent parcequ’on produirait soi meme une partie de ce dont on se nourrit, s’habille, se loge et on complèterait avec des échanges de services. N’oublions pas que les frais de stockage, transport et marketing grevent le prix de tous les produits d’aujourd’hui. Si vous croyez que c’est décent la vie des personnes qui ne peuvent faire leurs courses que chez Leader price une fois par semaine... si vous croyez que nous ne sommes pas esclaves.... tant mieux pour vous mais c’est vous qui êtes dans l’illusion
Les pays ou il y a la famine sont souvent ceux ou l’on a modifié l’agriculture pour les besoins de l’export, ou on est passes d’une agriculture de subsistance a une agriculture d’exportation. Resultat il n’y a plus de production pour nourrir le pays et a la place on remplit les rayons des supermarchés occidentaux. Les méthodes d’agriculture traditionnelles tombent dans l’oubli, du coup on ne sais plus comment cultiver avec peu d’eau. C’est ca aussi acheter Bio, refuser cette exploitation des pays en voie de développement en payant plus les producteurs pour produire dans des conditions décentes sans détruire leur environnement et en les aidant a maintenir leur mode de vie.
Ensuite il y a les pays en guerre et la c’est un tout autre problème et d’ailleurs il faut commencer par se demander qui arme tout ces gens ?? Et enfin il y a la désertification qui vient on le sait en grande partie du réchauffement de la planète entrainé par la polution. Alors si vous pensez qu’il faut être sceptique libre a vous, mais vous vous voilez la face, de nos jours tous nos gestes de consommateurs ont des conséquences et nous avons une responsabilité que nous ne réalisons pas vraiment malheureusement !
Peux-tu me rappeller quand l’Europe a connu période de famine avant d’être sauvée par l’agriculture intensive ? Hormis La révolution française qui provoqua le grand désordre des campagnes et les guerres successives, je ne vois pas dans l’histoire récente (depuis 1850) de réelle famine. L’agriculture intensive n’est-elle pas apparu à partir de 1948 avec l’american way of life ?
Tu parles de dépossession de la capacité à subvenir à ses moyens pour l’Europe, j’ai pourtant un exemple contemporain et frappant. Les Kolkhozes soviétiques... La suface agricole privative des ouvriers agricoles finit par représenter 20% des produits disponibles pour 2% de la suface cultivée. Cherchez l’erreur.