
A Mr le Directeur de Publication du journal "La Décroissance" et à toute son équipe
Dans votre n° 46, vous avez choisi d’évoquer le site Internet "decroissance.info" au milieu d’une page qui commence par cette phrase : "Nous présentons ici les réseaux d’extrême-droite qui s’intéressent de très près à la décroissance, que se soit dans leur revues ou sur leur sites Internet."
Cette présentation a visiblement pour but de tromper vos lecteurs sur la nature du site "decroissance.info" qui est engagé sans équivoque dans une lutte contre le discours d’extrême-droite en menant un travail commun d’exposé, de déminage et d’explicitation.
Nous invitons vos lecteurs à lire par eux-même le contenu du site et à vérifier ainsi la qualité des informations que vous leur vendez.
Une question reste ouverte : reviendront-ils vous lire ensuite ?
Le collectif d’administration du site Internet "decroissance.info"
Toutes les réactions que je lis ici vont dans le sens du courrier que j’écrivais à V. C en 2005, pour me désabonner de La Décroissance après ses attaques extrêmistes contre P. Rabhi. Je le publie donc.
Le 9 décembre 2005 A Vincent Cheynet et au comité rédactionnel de la Décroissance
Bonjour,
J’ai décidé de ne pas répondre à votre appel à renouveler l’abonnement à la Décroissance. C’est une décision que je prends avec regret et un peu d’amertume car sur le fond, je partage l’essentiel de vos analyses et vos idées et me réjouissais de la naissance d’un mouvement autour de la décroissance, mais sur la forme et les procédés, je ne vous suis plus.
En effet, je ne peux plus ignorer le sentiment de malaise grandissant que je ressentais à votre lecture, face à la violence, l’intolérance et le mépris dont vous êtes parfois capables, et qui selon moi, sont autant d’attitudes antagonistes par rapport aux valeurs de l’écologie, de l’amour de la nature, de la recherche de relations sociales renouvelées par les alternatives de vie, et tout simplement au respect élementaire des êtres qui devrait être la base de tout débat d’idées. Le fait que ceux que vous tenez pour vos adversaires ne les respectent pas ne devrait pas vous autoriser à vous laisser ainsi aller à cette violence réactive.
Alors, que vous arriviez à vous en prendre de cette façon dans le numéro de décembre 2005 à l’un des rares témoins exemplaires de notre époque, qui cherche à populariser la cause de la Terre nourricière et en appelle à la conscience de chacun, au delà des microcosmes d’auto-convaincus, est pour moi un signal grave et « la goutte d’eau qui fait déborder le vase ».
Je vous suis gré d’avoir eu l’honnêteté de publier la réponse de Pierre Rabhi à vos accusations : chacun pourra se faire une opinion, mais cela risque d’être en votre défaveur tant la mise en perspective de vos accusations « où va Pierre Rabhi ? » et sa réponse est saissisante. De votre côté le mépris, la violence verbale, le dogmatisme et les sous-entendus à la limite de la calomnie. Du sien, un droit de réponse avec toute l’intelligence, la dignité, le sens de la mesure et la haute exigence morale pétrie d’humilité qui le caractérisent.
Oui, P. Rabhi a raison : possédant l’outil, vous vous êtes investis du droit de juger, de condamner ou d’humilier selon une vérité univoque au « caractère universel » (sic V. Cheynet p. 13 !!) établie sur la base de vos critères. S’agissant d’un mouvement politique autant que d’une revue, il y a là des attitudes qui rappellent de mauvais souvenirs, et cette violence symbolique discrédite la grande valeur de vos réflexions. En outre, cette intolérance donne à vos adversaires des armes pour vous battre, et c’est finalement toute la cause qui pourrait en être desservie, comme on commence déjà à l’entendre ici et là.
Vous n’en avez probablement que faire, tant vous semblez facilement frapper d’anathème vos contradicteurs. Mais vous avez tort car le sectarisme dans lequel vous êtes en train de vous enfermer mine votre combat : ce qui vous conduit à traduire Pierre Rabhi en procès est le signe de ce qui vous déconnecte de la réalité - c’est à dire des luttes et des compromis qui les accompagnent, non parce qu’on est un traître, mais parce que c’est la nature même du réel que d’être complexe- au profit de votre idéal rêvé...qui finit par effrayer au regard de votre langage et vos procédés.
Le plus désolant de tout cela, c’est qu’ en fin de compte, malgré votre intelligence, vous êtes tombés dans un piège : en suscitant chez vous cette violence réactive (c’est à dire qui exclut le travail de conscience au profit de la pulsion) ceux que vous considérez comme vos adversaires ont remporté une victoire, plus que symbolique, celle de vous entraîner à vous placer à leur niveau. Espérons donc une salutaire prise de conscience et sinon, que d’autres que vous prennent sans dogmatisme le relais de cette belle idée de décroissance.
Cordialement,
LB
Copie pour information : Pierre Rabhi à Terre et Humanisme, Revue Silence.
Décroissance.info. Ce site pseudo-libertaire haineux et refusant toute limite est très logiquement devenu une plate-forme où discutent les membres de la nouvelle-droite.
La Décroissance, février 2008.
D’où vient cette fixation sur l’extrême droite. Sinon pour fixer d’autres extrêmes, à gauche ou au sein des décroissants ?
A l’évidence les thèses de la décroissance sont de plus en plus partagées, au sein de la droite modérée comme de la gauche classique. On ne peut mêmes pas dire qu’une partie de la droite modérée, aujourd’hui réduite au silence, ne dénonce les abus du capitalisme, du libéralisme dévoyé, de l’Etat techno-providence inflaté, et les mêmes aspirations à une démocratie plus vivante.
Cela constitue, pour certains point de vue une menace stratégique. Il faut absolument nier la convergence. Ou sinon risquer de se dissoudre en tant que groupe dans un mouvement plus large, plus fondamental qu’on ne pourrait contrôler.
D’où certaines convergences entre des partis d’extrême gauche constitués, luttant pour leur survie avec des tactiques éprouvées, et une nuance de l’objection de croissance. En témoigne le rapprochement entre OC et LCR sur les listes municipales de Lyon. Bien sûr, nombre des amis sont à gauche. Mais la vraie question reste celle de l’accès au pouvoir : nous voulons le pouvoir, mais comment ?
Ceux parmi les OC qui croient le plus à l’action politique classique, plutôt verticale qu’horizontale, luttent comme nous depuis plusieurs années à la structuration d’une objection de croissance politique. Malheureusement, les moyens qu’ils ont parfois utilisés - manipulation d’assemblées, exclusions autoritaires, recours à la police lors d’une assemblée du PPLD , absence de débats au sein du journal la Décroissance, excellent au demeurant, mais l’expression seulement d’un petit groupe de personnes, et non reflet d’un mouvement des OC beaucoup plus riche et large, illusion dont on berce le lecteur - bref, le dévouement réel des convaincus de l’action politique verticale ne les a pas mis à l’abri d’utiliser des moyens qui contiennent la faillite de nos fins.
L’accusation portée contre le site décroissance.info d’être un forum de débats d’extrême droite, est proprement calomnieuse. Ce n’en est qu’une nouvelle illustration de ces tactiques. L’objectif est bien de marquer le terrain. Qu’est-ce qui marque les limites de ce terrain ? Les extrémités. Il faut qu’il y en ait pour garder sa propriété. Il faut d’autres extrêmes pour justifier la sienne. Fascination des crêtes. De l’autre côté, le miroir inversé .
L’accusation ne serait que calomnieuse, passe. Mais pire, elle divise le mouvement, quand une convergence s’amorce, bien au-delà des carcans virtuels de la démocratie du spectacle, de la polarisation gauche droite, de la mécanique perverse du pouvoir vertical, meilleur outil de la reproduction du système. Contrer cette convergence impose de trouver un danger, de désigner un bouc émissaire. Le journal la Décroissance l’a trouvé. Haine ? Refus de toute limite ? Elle ne fournit aucun argument, aucun fait. La Décroissance fait de la propagande. Est-ce l’air du temps ?
La propagande et les manœuvres finissent par se voir. Ce n’est qu’une incitation de plus à construire une convergence politique large de l’objection de croissance, des mouvements alter, des sensibilités anti-capitalistes, anti-autoritaires, libertaires, libérales ou communistes, au sens noble du terme, et avant tout luttant pour une démocratie vivante et pleine.
« D’où vient cette fixation sur l’extrême droite. Sinon pour fixer d’autres extrêmes, à gauche ou au sein des décroissants ? »
je me permets un embryon de réponse. Je ne me souviens plus où j’ai lu ça exactement (je pense dans La Décroissance), mais en fait y’a un type A. De Benoist, qui vient de sortir un bouquin "Demain, la décroissance ! Penser l’écologie jusqu’au bout" (note : le titre est celui du bouquin de georgescu roegen : Demain la decroissance), et il a d’ailleurs du d’après le journal (c’est paul aries qui a ecrit l’article contre ce bouquin) changer le titre original parce qu’il avait au départ choisi de prendre le titre du livre de quelqu’un d’autre encore...
bref, l’idée est que des types d’extrème droite tente de brouiller des pistes... et pour moi ça vient, en partie, de ce bouquin et d’autres...
ensuite effectivement venir polémiquer sur le contenu du site décroissance.info sous prétexte qu’on est pas copain est un peu idiot mais bon...
Extrait du Mail adressé au directeur du journal La Décroissance
J’apprécie le réveil que votre journal procure tous les mois à mes quelques neurones mais je commence à être troublé par votre dogmatisme.
[...]
En définitive, j’ai l’impression que le cœur du dossier Fontenoy est qu’elle se soit permise de parler d’écologie sans vous consulter au préalable. Quelle indécence alors qu’il est de notoriété que vous avez le monopole des idées ! Pire : les médias ont donné à ses propos plus d’échos qu’aux vôtres... et elle est plus célèbre que vous ! Je sais, c’est frustrant mais la jalousie est-elle une raison suffisante pour la démolir ?
Votre article caricatural dessert il me semble la juste cause de la décroissance. Votre manichéisme et radicalité sont contreproductifs car le modèle que vous proposez n’est pas réaliste. Avec vous, nous sommes trop souvent dans la tyrannie de l’écologie, dans le mythe du surhomme parfaitement cohérent et respectueux de l’environnement. Or, ce n’est pas en visant la perfection que l’on pourra modifier les mentalités mais en permettant à chacun de réfléchir aux améliorations possibles en lui exposant, encore et toujours, les manipulations du système.
« L’homme ne peut pas accomplir de grandes choses sur cette terre. Mais il peut accomplir de petites choses avec amour » disait Mère Teresa. Conserver à bord tous ses déchets ou couper le robinet lorsque l’on se lave les dents, cela ne sauvera certes pas la planète mais c’est un début !
Si l’on souhaite éviter l’hypocrisie ou la dictature, il est indispensable de placer l’homme au cœur de sa propre réflexion : à chacun de décider de son niveau de cohérence entre sa vie et ses valeurs ! A chacun de se convaincre des avantages de l’action écologique ! Voilà pourquoi je préfère l’expression « simplicité volontaire » au terme « décroissance ».
J’ai trop souvent le sentiment que La Décroissance n’est pas le journal de la joie de vivre qu’il prétend être mais plutôt le journal de la frustration d’objecteurs de croissances plus ou moins aigris. Vos articles sont intéressants mais l’idéologie sous-jacente sent le renfermé. D’ailleurs, vous êtes tellement repliés sur vous-même que vous osez écrire « Attention aux infiltrations » ! La décroissance serait-elle une idéologie déposée ? Devons-nous vous demander l’autorisation avant d’en parler ?
Pauvres intervenants du site decroissance.info traités sans aucun procès de « pseudo-libertaires haineux et refusant toute limite » ! C’est vrai qu’en matière de limite, vous vous y connaissez : il n’y a que les vôtres !
Menez-vous donc Monsieur Cheynet une vie tellement exemplaire qu’il vous est possible de tout juger d’en haut ? Tout casseur (de pub) que vous êtes, l’intégralité de votre existence est-elle bien conforme à vos prêches ? N’avez-vous vraiment ni télévision, ni portable, ni voiture ? Ne prenez-vous jamais l’avion ? Ne consommez-vous que du bio sur les marchés ou dans de petites boutiques ? Et comment vous chauffez-vous ? Comment réalisez-vous votre journal ? Comment vous habillez-vous ?
J’ai idée qu’en matière d’écologie, vous agissez comme chacun d’entre-nous : vous faites de votre mieux ! Mais comme vous vous permettez de critiquer ceux qui le font, de leur mieux, et que vous vous payez même le luxe d’humilier ceux qui vont un peu au-delà (en leur raccrochant au nez par exemple), vous méritez bien le titre d’écotartufe du mois prochain. Vous verrez, on n’est jamais mieux servi que par soi-même !
Cordiales Salutations,
Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité ! Parlez-en autour de vous...
http://www.lemendiant.fr Les contes à rebours du système...
http://lemendiant.over-blog.com/ Réflexions, coups de gueule et propositions...
Opération Lib’airté : un petit conte écologique gratuit à diffuser...
Que se passerait-il si l’air venait à être exploité comme une vulgaire nappe de pétrole ? Trouverions-nous alors les moyens de limiter nos sources de pollution ? Remettrions-nous en cause notre système déconnecté des valeurs de l’homme ? Serions-nous solidaires face à cette monstrueuse menace ? Et si tout cela était déjà en train de se produire ? Et si nous étions d’ores et déjà manipulés ?
Le petit fichier pdf est disponible gratuitement via email : delair[at]lemendiant.fr (en précisant « Décroissance.info »)
PS : je tiens à préciser que je ne suis fan ni de voile, ni de Maud Fontenoy. Il me semble simplement que quelqu’un qui réalise de tels exploits et qui déclare « On vit trop dans la tristesse, la morosité. J’ai envie de donner [aux jeunes] un souffle, de leur dire : la vie est belle, lancez-vous, allez au bout de vos rêves, c’est possible, rendez-vous heureux. Ce n’est pas une question de gros bras, d’argent, mais de passion. » (Figaro, 17 avril 2004) mérite un traitement un peu plus objectif et nuancé !
Monsieur Cheynet n’a pas daigné lire mon message, ni le mail qui suivait et me les a retourné !
"Message refusé et pas non lu par son destinataire."
Un bel exemple de décroissance des rapports humains !
Du coup, j’ai demandé la résiliation et le remboursement de mon abonnement !
Le Mendiant
Les mots d’Albert Camus, journaliste dans les années 40-50, sont encore d’actualité :
« Loin de refléter l’état d’esprit du public, la plus grande partie de la presse française ne reflète que l’état d’esprit de ceux qui la font. À une ou deux exceptions près, le ricanement, la gouaille et le scandale forment le fond de notre presse. A la place de nos directeurs de journaux, je ne m’en féliciterait pas : tout ce qui dégrade en effet la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude. Une société qui supporte d’être distraite par une presse déshonorée et par un millier d’amuseurs cyniques, décorés du nom d’artistes, court à l’esclavage malgré les protestations de ceux-là mêmes qui contribuent à sa dégradation. »
Je suis aussi très choqué par les positions de ce personnage. Je n’ai pas lu le journal de la décroissance depuis un bout de temps, mais un article qui démontait pierre rabhi m’avait vraiment fait mal au coeur et fait peur aussi, Je l’ai toujours vu (et j’en ai déjà discuté avec d’autres personnes) comme un extrémiste intellectuel, ce qui explique pourquoi il peut abattre un homme comme Mr Rabhi qui a pourtant travaillé concrètement à un changement en Afrique. Je crois qu’il devrait y avoir une petite pétition dans les milieux décroissants pour lui demander de soit changer ses propos, sinon en cas d’impossibilité de dégager du journal, avant que le mouvement ne devienne un vrai champ de mines.
Mais svp...ne vous engueuler pas entre grosses têtes de la décroissance, on a vraiment pas besoin de ça, et vos échanges de message publiés peuvent être dangeureux car sont autant du voyeurisme que des pratiques partisanes et vicieuses.
Merci de répondre par la raison et le calme.
Excuse-moi mais malgré l’extrême importance que je peux accorder à la convergence des luttes.
Il me semble que parfois les consensus mous sont tout aussi stériles voire peut-être même plus que des conflits "internes", qui peuvent au moins avoir le mérite de pointer du doigt des personnes qui n’ont rien à foutre dans certains mouvements. Et qui sont essentiellement aptes à faire état de leur pouvoir, à semer la discorde et la désunion.
Il existe des gens qui sont des semeurs de haine et qui, si on ne les empêche pas de nuire continuent à produire de la violence et de la souffrance. (voire un certain nombre de présidents en exercice ou ayant fini d’exercer... leurs méfaits)
Etre dans l’illusion de la pacification de certaines situations peut, à mon sens et au contraire, contribuer à perpétuer des situations violentes. Et mon propos n’est pas de légitimer la guerre, mais de dire simplement que dans certaines circonstances, la lutte et le conflit s’imposent. Parce que le silence concernant certaines situations (ou la mise de côté,"on passe à autre chose") pourrait s’apparenter à du déni et au fait de laisser se poursuivre l’inacceptable.
Ce personnage, qui est est capable de traiter tous ceux qui le critiquent ou qui ne sont pas d’accord avec lui de Nazi, me paraît relativement dangereux et particulièrement néfaste au mouvement de la décroissance... heureuse et conviviale...
Je n’ai pas suivi toute l’affaire mais je suis complètement d’accord avec les propos de Fred.
La loi du silence et l’acceptation d’actes limites au nom d’une lutte me paraissent non seulement néfastes mais inacceptables.
Cordialement.
Bonjour à vous. Je connais mal le site décroissance.info, mais il est clair que si les accusations de V.C sont infondées, elles sont déplorables.
Cependant, je pense aussi qu’il est intéressant de placer "la barre assez haute" d’un point de vue théorique. En effet, comme il a été précisé plus haut, nous sommes amenés, dans nos vies, à faire des compromis avec le réel, c’est-à-dire avec une société dans laquelle nous ne nous reconnaissons pas politiquement. Regarder nos pratiques à travers un idéal ne doit pas nous culpabiliser, mais nous permettre de prendre du recul et de ne pas nous enliser dans le réel. On se remet en question par rapport à un idéal. En outre, cela pose des questions au sein d’un mouvement encore jeune.
Il est évident que cette exigence est à distinguer de l’intolérance...
Avec ou sans le journal ou le site internet, je continuerais à rester un objecteur de croissance... sans oublier que la démarche décroissante est un processus infini. Il faut se questionner en permanence sur notre quotidien et sur les compromis que nous acceptons théoriquement, sachant que nous devrons en faire dans nos vies.
Cordialement
Alexandre
p.s : le lien vers mon blog consacré à la décroissance : http://ex-croissance.over-blog.org/